CQFD Consulting s’allie à Oseom pour démocratiser la défiscalisation au Fenua


De gauche à droite sur la photo : Benoît Thirion et Christophe Henriet de CQFD Consulting, Didier Martinvalet (président d'Oseom), Michel Spasaro (secrétaire général) et Josselin Pivot (directeur des opérations).
Tahiti, le 27 avril 2026 - Souvent jugée complexe et parfois mal comprise, la défiscalisation reste un levier encore insuffisamment lisible pour de nombreuses entreprises. Déjà implanté en Polynésie, CQFD Consulting structure et élargit son offre en s’associant à Oseom Finance, spécialiste de la défiscalisation nationale. Objectif : proposer aux entreprises du Fenua un accompagnement global combinant dispositifs locaux et nationaux, dans une approche simplifiée, sécurisée et responsable. L’alliance a été présentée la semaine dernière à Tahiti devant un parterre d’acteurs économiques.

 
Présenté mardi dernier à l’InterContinental Tahiti devant une cinquantaine de chefs d’entreprise, de directeurs financiers et de représentants institutionnels, le partenariat entre CQFD Consulting et Oseom Finance marque une nouvelle étape pour le cabinet local. CQFD n’est pas un acteur nouveau sur le territoire : il accompagne depuis plusieurs années les entreprises dans leurs démarches de défiscalisation dite “locale”, propre à la Polynésie française, et de manière plus globale, il apporte son expertise pour accompagner les porteurs de projets dans l’élaboration de leur business plan et le bouclage de leur plan de financement.
 
Derrière cette structure, deux visages bien connus du tissu économique polynésien. D’un côté, Christophe Henriet, expert-comptable et commissaire aux comptes, installé de longue date au Fenua. De l’autre, Benoît Thirion, au parcours mêlant secteur privé et expérience institutionnelle, notamment comme directeur de cabinet  au ministère des Finances sous la mandature de Nuihau Laurey. Deux profils complémentaires, qui revendiquent une connaissance fine des réalités locales.
 
Avec ce partenariat, CQFD change de dimension. “Nous sommes aujourd’hui capables de proposer les deux leviers, local et métropolitain”, explique Benoît Thirion. L’objectif : offrir un véritable “guichet unique” aux entreprises polynésiennes, souvent contraintes jusqu’ici de multiplier les interlocuteurs, et donc les démarches.
 
Trois avantages pour faire la différence
 
Ce rapprochement repose sur trois atouts majeurs. Le premier, et sans doute le plus différenciant, tient à la dimension RSE (Responsabilité sociétale des entreprises) portée par Oseom, certifiée selon la norme internationale ISO 26000. Derrière cet acronyme parfois technique se cache une réalité très concrète : une manière de faire du business autrement. Gouvernance transparente, respect des salariés, impact environnemental maîtrisé, relations éthiques avec les partenaires… L’entreprise est auditée sur l’ensemble de ces critères.
 
Encore rare dans le secteur de la défiscalisation, cette certification engage Oseom dans une logique de responsabilité globale. “La défiscalisation ne doit pas être seulement un outil financier, mais aussi un levier de développement responsable pour les territoires”, souligne le président d’Oseom, Didier Martinvalet. Une approche qui séduit de plus en plus d’entreprises locales, soucieuses d’allier performance économique et engagement durable.
 
Ensuite, une expertise éprouvée des territoires ultramarins. Un point loin d’être anodin dans des économies insulaires aux équilibres spécifiques. Oseom est déjà implanté et actif dans plusieurs territoires d’outre-mer – Antilles, Guyane, Nouvelle-Calédonie – où il accompagne des entreprises confrontées aux mêmes réalités qu’en Polynésie.
 
“Ils connaissent les contraintes spécifiques des économies insulaires”, soulignent Christophe Henriet et Benoît Thirion. Coûts d’importation élevés, éloignement des marchés, accès au financement plus complexe… autant de paramètres intégrés dès le montage des projets. Une approche sur mesure qui évite les solutions standardisées, souvent inadaptées au contexte local.
 
Enfin, une solidité financière renforcée, avec l’appui d’un acteur bancaire au capital d’Oseom, gage de sécurité pour les montages proposés. “Notre présence au capital d’un établissement bancaire nous permet de sécuriser les opérations et d’apporter des garanties supplémentaires aux investisseurs comme aux entreprises”, explique ainsi Didier Martinvalet.
 
Démystifier la défiscalisation
 
Souvent perçue comme complexe, la défiscalisation reste encore méconnue en Polynésie, alors même qu’elle concerne de nombreux secteurs : tourisme bien sûr, mais aussi pêche, agriculture, transport ou transition énergétique. “Beaucoup de chefs d’entreprise passent à côté d’opportunités faute d’information”, constate l’équipe de CQFD. Le cabinet entend ainsi jouer un rôle de pédagogie et rendre ces dispositifs plus lisibles, plus accessibles, et surtout mieux adaptés aux réalités locales.
 
Des projets sont déjà à l’étude, signe d’un intérêt immédiat du marché. “Les premiers rendez-vous sont lancés”, confient les dirigeants. Au-delà de l’effet d’annonce, CQFD Consulting entend surtout s’inscrire dans la durée, en apportant des solutions concrètes à des entreprises souvent freinées dans leurs investissements.
 
Dans un contexte économique où les marges de manœuvre restent limitées pour de nombreuses entreprises du Fenua, les aides apportées par les défiscalisations locale et métropolitaine pourraient bien s’imposer comme un levier incontournable pour concrétiser des projets qui, sans cela, resteraient à l’état d’intention. CQFD fait le pari de transformer cette complexité en opportunité.

Rédigé par Stéphanie Delorme le Lundi 27 Avril 2026 à 17:00 | Lu 587 fois