Tahiti, le 23 mars 2026 - Invité à venir commenter les résultats des élections municipales et parler des premières signatures de convention avec les établissements scolaires pour mettre en place la gratuité des cantines scolaires, le président de la Polynésie française s’est une fois de plus démarqué de la ligne politique de son parti dans un interview accordée à nos confères de Radio 1 ce lundi.
En confiance, le président du Pays, casquette vissée sur la tête, était dans les studios de nos confrères de Radio 1 ce lundi matin. Le sourire aux lèvres, le verbe parfois grave, il est revenu sur la “catastrophe” pour le parti indépendantiste lors de ces municipales. “J’espère que le parti et ses instances dirigeantes vont prendre conscience de certains jugements et certaines positions dogmatiques prises lors de ces élections. Il ne faut pas confondre les élections. On ne va pas aux municipales en parlant de nodules polymétalliques”, a-t-il sanctionné alors que le président du parti, Oscar Temaru, avait conditionné le soutien du Tavini aux listes bleues des municipales si elles s’engageaient à placer la question de l’exploitation des fonds marins sur leurs programmes. Une prise de position qui a participé au grand flop des indépendantistes sur ce scrutin. “Personne ne remet en cause la nécessité d’affirmer notre souveraineté, mais nous ne sommes pas d’accord sur le fait d’aller les exploiter. Mettre ce sujet au cœur des municipales, c’est une erreur stratégique, tactique et le résultat s’est vu dans les urnes”, a-t-il commenté.
Incarnant la frange modérée du parti, la branche molle selon les anciens du mouvement, Moetai Brotherson n’a pas l’intention de se mettre en marge du Tavini, malgré les sollicitations et les erreurs répétées de ces trois dernières années (Azerbaïdjan, exploitation minière des fonds marins, etc.).
“Depuis ma première semaine, on m’a dit que j’allais être renversé”, a-t-il ironisé au micro de Charlie Réné. “Si certains éléments ne sont pas clarifiés au niveau de la ligne politique du Tavini, effectivement, le risque existe [de voir partir des élus]. Il existe et c’est naturel.”
Une fois de plus, l’argument de la parole libre au sein du parti, de l’ouverture au contradictoire, est évoqué par Moetai Brotherson qui semble en être lui-même de moins en moins convaincu. “C’est même sain que ces débats et ces questionnements puissent s’opérer. J’étais ce matin au stade Ganivet avec Oscar Temaru, il nous faut une clarification. Il me répond qu’il faut qu’on se réunisse, mais pour l’instant on ne l’a pas fait autrement que dans un comité de majorité une heure avant une séance à l’assemblée. L’ensemble des élus de l’assemblée, mes ministres et moi-même, on réclame cette clarification. Aujourd’hui, il y a des points de divergence qui sont réels”, a-t-il avancé face à un bloc dur composé par son beau-père, Oscar Temaru, ainsi que du président de l’assemblée, Tony Géros, ou encore de Vito Maamaatuaiahutapu et Richard Tuheiava, ancien sénateur qui, lui-même, jouait la carte de la modération quand il était à Paris, préférant le mot de souverainiste à celui d’indépendantiste le concernant.
“L’indépendance pour moi n’est pas une fin en soi. L’indépendance, c’est une étape. Le vrai travail, il commence le lendemain. Si ce dont on rêve, c’est juste le grand soir de l’indépendance, moi, ça ne m’intéresse pas”, conclut Moetai Brotherson qui explique cependant rester “fidèle aux valeurs que l’on m’a enseignées, à celles d’Oscar Temaru : le respect de la démocratie, le respect du droit international et le respect de l’environnement”.
En confiance, le président du Pays, casquette vissée sur la tête, était dans les studios de nos confrères de Radio 1 ce lundi matin. Le sourire aux lèvres, le verbe parfois grave, il est revenu sur la “catastrophe” pour le parti indépendantiste lors de ces municipales. “J’espère que le parti et ses instances dirigeantes vont prendre conscience de certains jugements et certaines positions dogmatiques prises lors de ces élections. Il ne faut pas confondre les élections. On ne va pas aux municipales en parlant de nodules polymétalliques”, a-t-il sanctionné alors que le président du parti, Oscar Temaru, avait conditionné le soutien du Tavini aux listes bleues des municipales si elles s’engageaient à placer la question de l’exploitation des fonds marins sur leurs programmes. Une prise de position qui a participé au grand flop des indépendantistes sur ce scrutin. “Personne ne remet en cause la nécessité d’affirmer notre souveraineté, mais nous ne sommes pas d’accord sur le fait d’aller les exploiter. Mettre ce sujet au cœur des municipales, c’est une erreur stratégique, tactique et le résultat s’est vu dans les urnes”, a-t-il commenté.
Incarnant la frange modérée du parti, la branche molle selon les anciens du mouvement, Moetai Brotherson n’a pas l’intention de se mettre en marge du Tavini, malgré les sollicitations et les erreurs répétées de ces trois dernières années (Azerbaïdjan, exploitation minière des fonds marins, etc.).
“Depuis ma première semaine, on m’a dit que j’allais être renversé”, a-t-il ironisé au micro de Charlie Réné. “Si certains éléments ne sont pas clarifiés au niveau de la ligne politique du Tavini, effectivement, le risque existe [de voir partir des élus]. Il existe et c’est naturel.”
Une fois de plus, l’argument de la parole libre au sein du parti, de l’ouverture au contradictoire, est évoqué par Moetai Brotherson qui semble en être lui-même de moins en moins convaincu. “C’est même sain que ces débats et ces questionnements puissent s’opérer. J’étais ce matin au stade Ganivet avec Oscar Temaru, il nous faut une clarification. Il me répond qu’il faut qu’on se réunisse, mais pour l’instant on ne l’a pas fait autrement que dans un comité de majorité une heure avant une séance à l’assemblée. L’ensemble des élus de l’assemblée, mes ministres et moi-même, on réclame cette clarification. Aujourd’hui, il y a des points de divergence qui sont réels”, a-t-il avancé face à un bloc dur composé par son beau-père, Oscar Temaru, ainsi que du président de l’assemblée, Tony Géros, ou encore de Vito Maamaatuaiahutapu et Richard Tuheiava, ancien sénateur qui, lui-même, jouait la carte de la modération quand il était à Paris, préférant le mot de souverainiste à celui d’indépendantiste le concernant.
“L’indépendance pour moi n’est pas une fin en soi. L’indépendance, c’est une étape. Le vrai travail, il commence le lendemain. Si ce dont on rêve, c’est juste le grand soir de l’indépendance, moi, ça ne m’intéresse pas”, conclut Moetai Brotherson qui explique cependant rester “fidèle aux valeurs que l’on m’a enseignées, à celles d’Oscar Temaru : le respect de la démocratie, le respect du droit international et le respect de l’environnement”.