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Bagarre de filles : champagne et jalousie à la barre



Bagarre de filles : champagne et jalousie à la barre
PAPEETE, le 15 mars 2018 - Trois jeunes femmes comparaissaient ce jeudi devant le juge unique pour des violences volontaires commises dans le cadre d'une rixe qui avait eu lieu au sein de la discothèque Helios et dont l'une des trois prévenues était sortie avec une profonde plaie à l'épaule.

L'affaire, à coup de menaces de représailles et d'insultes, avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Elle avait débuté par la plainte d'une jeune femme le 8 avril 2017. Ce jour-là, la plaignante se présente à la DSP afin de signaler des violences dont elle aurait été victime la veille au soir alors qu'elle se trouvait à l'Helios. Elle explique aux enquêteurs qu'elle aurait été blessée par une autre jeune femme qui l'aurait agressée avec une coupe de champagne en raison d'une rivalité sentimentale impliquant une troisième personne, également poursuivie ce jeudi pour des violences légères. Le verre aurait coupé sa joue gauche avant d'entailler son épaule sur une longueur de 15 centimètres. Les témoins indiquent qu'ils n'ont pas remarqué cette dernière blessure mais que la victime était dans un état de "furie." Les caméras de vidéosurveillance de l'établissement ne fonctionnent pas ce soir-là alors que vient d'avoir lieu le concert de Bob Sinclar. La jeune femme qui tenait la coupe de champagne souffre d'un traumatisme crânien relatif au coup qu'elle a reçu.




"Choses fondamentales de l'existence"

A la barre du tribunal, les trois prévenues, qui comparaissent également en qualité de victimes, se renvoient la balle. Il semble difficile de déterminer l'origine de l'altercation. Celle qui a été blessée avec la coupe de champagne, indique au magistrat qu'elle conteste le traumatisme crânien dont sa rivale a été victime: "j'ai des preuves que, dès le lendemain, elle était à la plage sur une pirogue." Le juge s'étonne: "Et alors? Un hématome n'a jamais empêché d'aller à la plage!" La jeune femme renchérit: "Et ce soir-là, j'étais à moitié handicapée car je venais de subir une opération de la poitrine." Le magistrat l'interrompt brutalement: "Madame, vous vous dites à moitié handicapée et vous assistez au concert de Bob Sinclar avant d'aller en boite de nuit! Vous n'étiez pas à moitié handicapée." Les deux autres prévenues, moins bavardes, s'en tiennent à leurs versions.

Requérant des peines de TIG, le procureur de la République reste dubitatif: "nous avons du mal à comprendre ce qui a pu se passer mais la résultante de leur contentieux a généré des coups qui auraient pu être plus graves. Je propose des heures de TIG car celles-ci permettront à ces jeunes femmes de se recentrer sur les choses fondamentales de l'existence. L'intelligence humaine ne sort pas grandie de cette affaire…"

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné la prévenue responsable des blessures les plus importantes à trois mois de prison avec sursis. Les deux autres femmes ont écopé d'amendes comprises entre 20 000 et 40 000 Francs.

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 15 Mars 2018 à 16:47 | Lu 33949 fois





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