Tahiti, le 17 septembre 2026 - L’expertise psychologique de l’accusé a marqué une nouvelle étape dans les débats. La psychologue décrit notamment un trouble de la personnalité antisociale, ainsi qu’une relation aux femmes marquée par une forme d’emprise et de possession. Des éléments qui viennent éclairer le comportement du septuagénaire, qui continue de nier les faits qui lui sont reprochés.
Au deuxième jour du procès de l’homme accusé de viols et d’agressions sexuelles sur ses cinq petites-filles, l’atmosphère a changé. Après une première journée marquée par l’émotion, au cours de laquelle victimes et témoins avaient livré des récits encore douloureux neuf ans après les faits, la tension s’est installée ce jeudi dans la salle d’audience.
Après le témoignage d’une victime, qui décrit des faits similaires à ceux évoqués la veille, la cour donne la parole à l’accusé.“Que pensez-vous des faits qu’on vous reproche, Monsieur ?”, demande la présidente. “Tout me retombe dessus. C’est toujours ma faute”, répond le septuagénaire en se victimisant. Il nie avoir “violé” ses petites-filles, puis, au fil des questions, il met en cause leur père, décédé d’un cancer il y a trois ans, affirmant que celui-ci aurait lui-même violé ses filles.
Une accusation qui fait immédiatement monter la tension dans la salle. Sur les bancs de la partie civile, les victimes se lèvent et protestent. Leur mère éclate en sanglots et conteste vivement les propos de son père, qu’elle appelle son “géniteur”. “Mon mari était un homme parfait”, lance-t-elle, bouleversée. Face à cette vive réaction, la présidente demande finalement aux victimes de quitter la salle.
Trouble de la personnalité antisociale
Enfin, une psychologue clinicienne, experte auprès de la justice, est appelée à la barre. Elle revient en détail sur son expertise de l’accusé et sur les éléments qu’elle a pu observer. Selon elle, le septuagénaire présente notamment un trouble de la personnalité antisociale, caractérisé par un fonctionnement durable marqué par la transgression des règles sociales, la manipulation, le non-respect des droits d’autrui ou encore la faible capacité à éprouver des remords.
L’experte précise toutefois n’avoir relevé ni handicap intellectuel ni difficulté particulière d’attention ou de concentration et décrit une “intelligence normale”. Des conclusions qui contrastent avec l’attitude de l’accusé durant les audiences, qui s’endort à plusieurs reprises et semble parfois ne pas prêter attention aux échanges.
La psychologue décrit également un rapport aux femmes dans lequel l’accusé ne s’intéresserait pas à leurs désirs, mais davantage à leur statut et à leur disponibilité. Il pourrait ainsi considérer une femme comme une “propriété”, selon l’experte.
Enfin, elle estime que le grand-père se positionne comme la “vraie victime de la situation” et relève chez lui une forme d’“immaturité psycho-affective”, c’est-à-dire un fonctionnement émotionnel et relationnel qui apparaît moins mature que ce qui est attendu pour son âge. Des éléments qui viennent éclairer, sous l’angle psychologique, le fonctionnement de l’accusé. Demain, c’est l’expertise psychiatrique qui sera révélée. Il s’agira notamment de savoir si l’homme pourrait récidiver. Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
Au deuxième jour du procès de l’homme accusé de viols et d’agressions sexuelles sur ses cinq petites-filles, l’atmosphère a changé. Après une première journée marquée par l’émotion, au cours de laquelle victimes et témoins avaient livré des récits encore douloureux neuf ans après les faits, la tension s’est installée ce jeudi dans la salle d’audience.
Après le témoignage d’une victime, qui décrit des faits similaires à ceux évoqués la veille, la cour donne la parole à l’accusé.“Que pensez-vous des faits qu’on vous reproche, Monsieur ?”, demande la présidente. “Tout me retombe dessus. C’est toujours ma faute”, répond le septuagénaire en se victimisant. Il nie avoir “violé” ses petites-filles, puis, au fil des questions, il met en cause leur père, décédé d’un cancer il y a trois ans, affirmant que celui-ci aurait lui-même violé ses filles.
Une accusation qui fait immédiatement monter la tension dans la salle. Sur les bancs de la partie civile, les victimes se lèvent et protestent. Leur mère éclate en sanglots et conteste vivement les propos de son père, qu’elle appelle son “géniteur”. “Mon mari était un homme parfait”, lance-t-elle, bouleversée. Face à cette vive réaction, la présidente demande finalement aux victimes de quitter la salle.
Trouble de la personnalité antisociale
Enfin, une psychologue clinicienne, experte auprès de la justice, est appelée à la barre. Elle revient en détail sur son expertise de l’accusé et sur les éléments qu’elle a pu observer. Selon elle, le septuagénaire présente notamment un trouble de la personnalité antisociale, caractérisé par un fonctionnement durable marqué par la transgression des règles sociales, la manipulation, le non-respect des droits d’autrui ou encore la faible capacité à éprouver des remords.
L’experte précise toutefois n’avoir relevé ni handicap intellectuel ni difficulté particulière d’attention ou de concentration et décrit une “intelligence normale”. Des conclusions qui contrastent avec l’attitude de l’accusé durant les audiences, qui s’endort à plusieurs reprises et semble parfois ne pas prêter attention aux échanges.
La psychologue décrit également un rapport aux femmes dans lequel l’accusé ne s’intéresserait pas à leurs désirs, mais davantage à leur statut et à leur disponibilité. Il pourrait ainsi considérer une femme comme une “propriété”, selon l’experte.
Enfin, elle estime que le grand-père se positionne comme la “vraie victime de la situation” et relève chez lui une forme d’“immaturité psycho-affective”, c’est-à-dire un fonctionnement émotionnel et relationnel qui apparaît moins mature que ce qui est attendu pour son âge. Des éléments qui viennent éclairer, sous l’angle psychologique, le fonctionnement de l’accusé. Demain, c’est l’expertise psychiatrique qui sera révélée. Il s’agira notamment de savoir si l’homme pourrait récidiver. Il encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.