Au-delà des voiles et des sourires, Heivini Le Gléau se focalise sur les enjeux concrets de la Saga (Crédit photos : Anne-Charlotte Lehartel et Kotaha/Saga).
Tahiti, le 7 août 2026 – Cette année, la Saga jette l’ancre à Tautira du 5 juillet au 9 août. Pendant ces cinq semaines de vacances tournées vers la navigation pour 720 enfants de Tahiti et des îles, nous vous embarquons aux côtés de quelques-unes des nombreuses personnes qui contribuent à la réussite de cette initiative solidaire. Aujourd’hui, rencontre avec Heivini Le Gléau, à la fois l’œil et la plume de la Saga, qui relaie sur les réseaux sociaux le quotidien des enfants et des encadrants sur terre, en mer et vu du ciel.
Immortaliser la Saga, c’est la mission de Heivini Le Gléau depuis un peu plus de trois ans. Chaque année, pendant plusieurs mois, le jeune homme de 34 ans devient le community manager de l’événement, gérant à la fois les photos et vidéos sur site, puis le montage et l’édition, et enfin les publications sur Facebook et Instagram. C’est d’ailleurs au retour d’une matinée sur l’eau qu’il a répondu à nos questions sur la base nautique du parc Teafa de Tautira.
S’il a déjà accompagné la Saga à Huahine, Bora Bora, Papeari et Tautira, Heivini Le Gléau est avant tout originaire de Taravao. Après une licence à l’Isepp, il a suivi un master en communication à l’université catholique de l’Ouest, à Angers. Après avoir travaillé dans plusieurs entreprises et enseigné au Fenua, il a créé, avec sa compagne, sa propre entreprise, Kotaha. Aussi à l’aise sur terre que sous l’eau avec son caisson ou dans les airs en tant que télépilote de drone, il est sollicité à la fois par la Fédération tahitienne de surf et pour des mariages.
Immortaliser la Saga, c’est la mission de Heivini Le Gléau depuis un peu plus de trois ans. Chaque année, pendant plusieurs mois, le jeune homme de 34 ans devient le community manager de l’événement, gérant à la fois les photos et vidéos sur site, puis le montage et l’édition, et enfin les publications sur Facebook et Instagram. C’est d’ailleurs au retour d’une matinée sur l’eau qu’il a répondu à nos questions sur la base nautique du parc Teafa de Tautira.
S’il a déjà accompagné la Saga à Huahine, Bora Bora, Papeari et Tautira, Heivini Le Gléau est avant tout originaire de Taravao. Après une licence à l’Isepp, il a suivi un master en communication à l’université catholique de l’Ouest, à Angers. Après avoir travaillé dans plusieurs entreprises et enseigné au Fenua, il a créé, avec sa compagne, sa propre entreprise, Kotaha. Aussi à l’aise sur terre que sous l’eau avec son caisson ou dans les airs en tant que télépilote de drone, il est sollicité à la fois par la Fédération tahitienne de surf et pour des mariages.
Embarquement en 2023 à Huahine
C’est par un heureux hasard qu’il a rejoint l’aventure de la Saga. “Avant, j’étais un peu comme tout le monde. On voit passer quelques infos à la télé et on aperçoit les voiles au loin pendant les vacances, mais on ne sait pas tout ce qui s’y passe vraiment”, se souvient Heivini Le Gléau. “C’est grâce à un ami, John Teipoarii, qui travaille chez Matarai et qui se chargeait des vidéos ‘highlight’. La dernière semaine, il n’était pas disponible et il m’a proposé de prendre le relais. J’ai fait une semaine à la Saga Huahine. C’est là que tout a démarré : au lieu d’une courte vidéo, j’ai fait un petit documentaire de 17 minutes avec beaucoup d’interviews. À la fin, Tina et Doudou m’ont demandé si je pouvais continuer l’aventure et je suis toujours là aujourd’hui !”
Le jeune homme confie avoir “pris une claque” en réalisant l’ampleur du dispositif de la Saga. Au-delà des images, il s’est donc donné pour mission de partager le quotidien des enfants, mais aussi de toutes les personnes qui s’occupent d’eux. “À Bora Bora, j’ai découvert la Saga en profondeur : qui sont ces jeunes, d’où viennent-ils, quelle est leur histoire, qui les accompagnent, qu’est-ce que ça représente pour eux ? Ils sont là pour s’amuser, mais apprendre à les connaître, c’est apprendre à connaître la Saga”, remarque-t-il. Son objectif est clair : “Montrer la joie que la Saga procure à ces enfants et les liens qui se créent. Il y a quand même un gros staff derrière... Mis à part les moniteurs qui font un travail remarquable, il y a les animateurs, la direction du centre de vacances et de l’école de voile de Arue : tous ces gens qui travaillent dans l’ombre pendant des mois pour offrir à 720 enfants une semaine de bonheur. Ce ne sont pas des blagues : ça se voit sur leur visage qu’ils sont heureux et plus ouverts. Il y a tellement de choses à dire et à montrer !”
La Saga vue du ciel à Bora Bora (Crédit : Kotaha/Saga).
Immortaliser la Saga
Entre la vie en communauté à terre et les groupes bien distincts en mer, les jours et les semaines se suivent et ne se ressemblent pas à la Saga. Le programme s’adapte aux conditions météorologiques, avec quelques incontournables pour le chargé de communication de l’équipe. “Généralement, le lundi, je fais les photos des douze groupes et des photos d’ambiance. Les enfants sont un peu timides au début, moins à la fin de la semaine”, confie-t-il. Après avoir testé l’option de la discrétion, il opte désormais pour le contact direct qui n’efface pas les sourires, bien au contraire : “Ils n’ont pas le droit aux téléphones sur le site, donc les seuls souvenirs qu’ils ont, ce sont mes photos et vidéos.”
Il garde aussi en mémoire sa première grande conversation avec Henri Cornette de Saint-Cyr, dit Doudou, le fondateur de la Saga, qui s’était livré sur ses motivations face aux traumatismes vécus par certains enfants. “Que ce soit à Tahiti ou dans les îles, on se rend compte que tous les enfants n’ont pas la même chance dans la vie. Beaucoup d’entre eux ne sont pas là pour rien... Il y a beaucoup à faire pour tous ces enfants et la Saga y contribue”, confie avec émotion Heivini Le Gléau, lui-même papa de deux enfants.
Embarqué dans la Saga, le jeune homme est d’autant plus déterminé à faire avancer le navire. Une mission qui passe aussi par un réseau de partenaires publics et privés, de généreux donateurs qu’ils ne faut pas oublier. “La Saga vit grâce à ces partenariats. Ils sont une centaine, donc pour qu’ils puissent avoir des retours concrets, j’ai mis en place un dossier de sponsoring selon le niveau de parrainage”, explique le community manager, conscient que ses textes, photos et vidéos peuvent aussi toucher de futurs bienfaiteurs : “J’encourage la population et les entreprises à s’informer sur le vrai fond de la Saga. Des dossiers sont prêts et il ne faut pas hésiter à devenir parrain ou partenaire. Pareil lors des ventes de tee-shirts et les collectes de goûters, vous pouvez contribuer directement, y compris en donnant quelques heures de votre temps en devenant bénévole. Ensemble, on peut faire de grandes choses : chaque geste, petit ou grand, apporte du bonheur à des enfants.”
Des souvenirs mémorables
L’amitié à travers la langue des signes pour Kelly et Leia à Tautira (Crédit : Kotaha/Saga).
Heivini Le Gléau a des milliers de souvenirs en mémoire. Cette année, à Tautira, il a notamment été touché par l’histoire de Kelly, jeune fille sourde et muette, interviewée avec le soutien de son accompagnatrice pour la traduction. “Je me suis rendu compte que c’était une pipelette ! Ce qui était encore plus incroyable, c’est que les enfants de son groupe, comme son amie Leia, ont appris la langue des signes. L’inclusion s’est faite dans le sens inverse, et c’était... waouh ! C’est cette magie de la Saga que je cherche à partager”, confie-t-il.
Autre temps fort en 2024, à Bora Bora, où la Saga a laissé son empreinte dans le lagon grâce à une prise de vue aérienne mémorable. “Le beach capitain m’a dit qu’il avait envie de faire une photo incroyable. J’ai suivi direct : il voulait écrire ‘I love Saga’. Il a managé toutes les équipes sur l’eau et c’était prêt en moins d’une heure. J’ai posté la photo le soir-même et ça a été un grand succès. On l’a même imprimée pour Doudou pour son départ à la retraite. Ça m’a marqué, avec tous les enfants d’un coup !”
Autre temps fort en 2024, à Bora Bora, où la Saga a laissé son empreinte dans le lagon grâce à une prise de vue aérienne mémorable. “Le beach capitain m’a dit qu’il avait envie de faire une photo incroyable. J’ai suivi direct : il voulait écrire ‘I love Saga’. Il a managé toutes les équipes sur l’eau et c’était prêt en moins d’une heure. J’ai posté la photo le soir-même et ça a été un grand succès. On l’a même imprimée pour Doudou pour son départ à la retraite. Ça m’a marqué, avec tous les enfants d’un coup !”