Tahiti le 20 janvier 2026 – La 23e édition du Festival international du film océanien (Fifo) aura lieu du 6 au 15 février prochains à la Maison de la Culture. Une tendance, cette année : “ le portrait de femmes”.
Comme toutes les années, la programmation du Festival international du film océanien (Fifo) est dense. La sélection 2026 propose dix films en compétition, 15 hors compétition, sept courts-métrages documentaires et dix courts-métrages de fiction.
Le directeur de Te Fare Tauhiti Nui - Maison de la Culture, Vaitua Tokoragi considère que c’est une “chance de découvrir des œuvres qui sont uniques, des images vibrantes, des récits profonds, engagés, souvent méconnus, et des témoignages forts qui ensemble tissent le fil d'une identité culturelle riche et forte. Ces images donnent la parole à celles et ceux que l'on entend trop peu”, estime-t-il.
La déléguée générale du Fifo, Laura Théron, a rappelé mardi matin lors de la conférence de presse de présentation, que le Fifo est “un rendez-vous important” : “C'est la seule manifestation audiovisuelle du calendrier polynésien.” L’occasion de faire la promotion de l’audiovisuel et des métiers liés à ce secteur d’où “une programmation adaptée voire dédiée sur certaines journées au programme scolaire”, explique-t-elle.
Cette 23e édition du Fifo est dédiée à l’ancienne déléguée générale de l’événement, Mareva Leu, qui s’est envolée pour Rohutu Noanoa en novembre dernier. “C'est la première fois depuis dix ans que Mareva n'est pas dans la salle”, déplore Laura Théron à propos de la défunte. Elle rappelle qu’une “page d’hommage” dans le magazine culturel Hiro’a lui a été dédiée : “On a une vraie pensée pour elle. Elle est toujours vraiment parmi nous."
Comme toutes les années, la programmation du Festival international du film océanien (Fifo) est dense. La sélection 2026 propose dix films en compétition, 15 hors compétition, sept courts-métrages documentaires et dix courts-métrages de fiction.
Le directeur de Te Fare Tauhiti Nui - Maison de la Culture, Vaitua Tokoragi considère que c’est une “chance de découvrir des œuvres qui sont uniques, des images vibrantes, des récits profonds, engagés, souvent méconnus, et des témoignages forts qui ensemble tissent le fil d'une identité culturelle riche et forte. Ces images donnent la parole à celles et ceux que l'on entend trop peu”, estime-t-il.
La déléguée générale du Fifo, Laura Théron, a rappelé mardi matin lors de la conférence de presse de présentation, que le Fifo est “un rendez-vous important” : “C'est la seule manifestation audiovisuelle du calendrier polynésien.” L’occasion de faire la promotion de l’audiovisuel et des métiers liés à ce secteur d’où “une programmation adaptée voire dédiée sur certaines journées au programme scolaire”, explique-t-elle.
Cette 23e édition du Fifo est dédiée à l’ancienne déléguée générale de l’événement, Mareva Leu, qui s’est envolée pour Rohutu Noanoa en novembre dernier. “C'est la première fois depuis dix ans que Mareva n'est pas dans la salle”, déplore Laura Théron à propos de la défunte. Elle rappelle qu’une “page d’hommage” dans le magazine culturel Hiro’a lui a été dédiée : “On a une vraie pensée pour elle. Elle est toujours vraiment parmi nous."
“Clé de voûte de l'audiovisuel polynésien”
Raimana Lallemant, directeur de la Direction générale de l’économie numérique (DGEN), a souligné que 2025 a été “une année de gros changements (…) : On a adopté le projet de loi du Pays sur la dynamisation du secteur de l'audiovisuel. Ce sont des nouvelles subventions publiques pour attirer des productions extérieures.” Il a aussi évoqué la modification en décembre dernier du dispositif Soutien à la Création cinématographique et audiovisuelle (SCCA), “la subvention principale de soutien à l'audiovisuel polynésien”, rappelle-t-il. Il évoque aussi la création de Tahiti Film Commission et l’arrivée en février de l’agent qui sera dédié à ce programme. “Finalement, tout ça s'intègre aussi dans le soutien au Fifo, qui est l'événement clé, je dirais même la clé de voûte de l'audiovisuel polynésien actuel.”
Le directeur régional de Polynésie La 1re, Jean-Philippe Lemée, rappelle de son côté que cette année “la barre est encore plus haute” et que la tâche sera difficile pour les membres du jury : “Le Pacifique est gorgé de richesses, avec une diversité telle qu'il y a des thèmes pour toutes les années. On en aura encore pour des dizaines d'années et le Fifo a encore de très beaux jours devant lui.” Pour lui, le documentaire est un format “essentiel” pour “donner la parole aux populations, rendre visibles les réalités sociales, culturelles et environnementales de nos territoires”.
C’est pour cela l’antenne de Pamatai a prévu de programmer trois soirées dédiées, le 28 janvier, le 11 et le 18 février avec “Les nuits du documentaire”.
“Cette année ne fait pas exception puisque nous avons conçu une programmation qui est adaptée au scolaire”, souligne la déléguée générale au Fifo. Le premier lundi du festival leur est dédié. Les jeunes auront l’opportunité de rencontrer les réalisateurs, producteurs ou encore les protagonistes des films. “Aux jeunes de poser des questions sur les métiers, sur l'envers du décor de la production de film”, invite Laura Théron.
Ces rencontres et échanges ont été mis en place pour que les jeunes s’intéressent à aux métiers de l’audiovisuel en tant que “filière économiquement porteuse. Il y a encore de la place sur le marché (…). C'est une filière professionnelle qui mérite d'être montrée, discutée et promue auprès de nos jeunes parce qu'elle offre une très grande variété de métiers."
Le directeur régional de Polynésie La 1re, Jean-Philippe Lemée, rappelle de son côté que cette année “la barre est encore plus haute” et que la tâche sera difficile pour les membres du jury : “Le Pacifique est gorgé de richesses, avec une diversité telle qu'il y a des thèmes pour toutes les années. On en aura encore pour des dizaines d'années et le Fifo a encore de très beaux jours devant lui.” Pour lui, le documentaire est un format “essentiel” pour “donner la parole aux populations, rendre visibles les réalités sociales, culturelles et environnementales de nos territoires”.
C’est pour cela l’antenne de Pamatai a prévu de programmer trois soirées dédiées, le 28 janvier, le 11 et le 18 février avec “Les nuits du documentaire”.
“Cette année ne fait pas exception puisque nous avons conçu une programmation qui est adaptée au scolaire”, souligne la déléguée générale au Fifo. Le premier lundi du festival leur est dédié. Les jeunes auront l’opportunité de rencontrer les réalisateurs, producteurs ou encore les protagonistes des films. “Aux jeunes de poser des questions sur les métiers, sur l'envers du décor de la production de film”, invite Laura Théron.
Ces rencontres et échanges ont été mis en place pour que les jeunes s’intéressent à aux métiers de l’audiovisuel en tant que “filière économiquement porteuse. Il y a encore de la place sur le marché (…). C'est une filière professionnelle qui mérite d'être montrée, discutée et promue auprès de nos jeunes parce qu'elle offre une très grande variété de métiers."
Vaitua Tokoragi, Directeur de TFTN - Maison de la culture “Continuons à faire du Fifo cet espace de conscience”
“Le Fifo n'est pas simplement un festival (…) c’est aussi une voix. Et à cet effet, je me remémore le discours de Walles Kotra, son fondateur, où il présente le documentaire comme un acte de résistance. Et le Fifo est le lieu où cette résistance devient partage, réflexion et transmission. Elle est aussi la voie du changement et de l'innovation. Je vais prendre pour exemple le film documentaire au sujet du Sanctuaire Sasi de Papouasie, [un lieu] qui compte parmi les écosystèmes les mieux préservés de la planète. Ce film montre comment, avec des moyens modestes, les communautés papoues ont su sauvegarder leur habitat et leurs ressources, offrant un modèle inspirant de préservation.
Preuve que l'Océanie a beaucoup à apporter au reste du monde (…). Le Fifo (…) est un festival qui forme, qui accompagne, qui révèle les enfants du Fifo. C'est la vision d'un festival qui doit et qui soutient les jeunes réalisateurs océaniens, qui leur donne les outils, la confiance, la visibilité pour raconter leur monde avec leurs propres yeux (…). Le documentaire n'est pas un genre mineur. Il est un outil de compréhension du monde, un levier de conscience, un moteur de citoyenneté. Le Fifo nous rappelle que raconter, c'est déjà agir (…). Continuons à faire du Fifo cet espace de conscience, car au Fifo, nous apprenons à regarder autrement pour penser autrement."
Preuve que l'Océanie a beaucoup à apporter au reste du monde (…). Le Fifo (…) est un festival qui forme, qui accompagne, qui révèle les enfants du Fifo. C'est la vision d'un festival qui doit et qui soutient les jeunes réalisateurs océaniens, qui leur donne les outils, la confiance, la visibilité pour raconter leur monde avec leurs propres yeux (…). Le documentaire n'est pas un genre mineur. Il est un outil de compréhension du monde, un levier de conscience, un moteur de citoyenneté. Le Fifo nous rappelle que raconter, c'est déjà agir (…). Continuons à faire du Fifo cet espace de conscience, car au Fifo, nous apprenons à regarder autrement pour penser autrement."
Teva Pambrun, Membre du comité de présélection “Il faut que ça te prenne aux tripes”
“Depuis le début je suis dans l'association Fifo, et dans le comité de présélection depuis deux ans. J'ai fait partie du jury aussi en 2013. Cette année on note une tendance sur le portrait de femmes (…). Dans notre univers océanien on sait que l'homme prend le dessus. Et la femme aujourd'hui est en politique depuis peu parce qu'il fallait une parité. Et elles sont une cheville ouvrière dans beaucoup de domaines associatifs et autres. J'adore le documentaire et il faut qu’il soit plaisant à regarder. Si dès le début, tu traînes les pieds ou tu perds le fil, ce n'est pas bon ; il faut que ça te prenne aux tripes. Pour les images par exemple, le documentaire “Ma Rue” qui est fantastique, sur une SDF, on pourrait redire sur certaines images, mais ça passe on n'est pas exigeant à ce point-là (…). Mon coup de cœur cette année, il est hors concours, c'est quelque chose sur le patrimoine avec de vieilles images qui datent des années 70 et j'ai été pris dans ce documentaire, l'œil du professionnel… Oui, 38 ans dans l'audiovisuel ça marque."
Paul Léandri, Chef de mission aux affaires culturelles au HC Un lieu “d'échange, d'expression et de confrontation des idées”
“Le Fifo ce n'est pas seulement un événement cinématographique. C'est un lieu de transmission, de mémoire, d'échange, d'expression et de confrontation des idées où les sociétés du Pacifique racontent leurs histoires, leurs défis et leurs aspirations. Le Fifo est un espace de dialogue et de visibilité pour les voix océaniennes. Et il n'y en a pas beaucoup et il y en a de moins en moins dans un monde où prendre la parole est devenu quelque chose de plus en plus difficile (…). Le Fifo permet à l'Océanie de se raconter elle-même à partir de ses territoires, de ses cultures et de ses réalités. Il participe aux rayonnements culturels des pays français dans le Pacifique et à l'international (…). La programmation 2026 [est faite] d’œuvres profondément humaines, ancrées dans les réalités sociales, culturelles, historiques, environnementales de l'Océanie. Ce sont aussi des récits qui interrogent l'identité, la transmission, la mémoire, les mutations sociales et les enjeux contemporains. C'est un festival ancré dans la contemporanéité, c'est-à-dire concentré sur ce qui est actuel, ce qui est vivant, ce qui porte les gens dans le quotidien, [et] dans l'avenir (…). Le Fifo est un festival engagé au sens noble du terme : engagé pour la culture, pour la parole et pour la compréhension mutuelle.”