L’actuel maire délégué de Papeari, Alain Sangue, repart en campagne avec Te Niu no Teva i Uta, soutenu par Hereani Tuariihionoa à Mataiea (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 11 février 2026 – Maire délégué de Papeari depuis 2014 et chef d’entreprise, Alain Sangue mènera sa propre liste aux élections municipales : Te Niu no Teva i Uta. À l’issue d’une deuxième mandature en rupture avec le maire sortant (Tearii Alpha), le candidat de 59 ans souhaite poursuivre certains grands projets, mais aussi en proposer de nouveaux en matière d’aménagement, de sécurité ou encore d’environnement, tout en mettant l’accent sur la défusion de Mataiea et Papeari.
“Proximité, accessibilité et action” : telle est la devise d’Alain Sangue, tête de liste de Te Niu no Teva i Uta pour les élections municipales. Maire délégué de Papeari depuis 2014, Alain Sangue est aussi chef d’entreprise, à la fois dans l’élevage de poules pondeuses à Papeari et dans le transport-logistique et l’acconage à Papeete.
Marié, père de cinq enfants et grand-père de deux petits-enfants, il a commencé sa carrière politique en tant que sympathisant du parti O Porinetia to tatou ai’a de Gaston Tong Sang, avant sa première expérience aux élections territoriales de 2013 avec l’UPLD, marquée par une défaite. Inspiré par son père, Jean Sangue, dit Totara, candidat aux municipales de 2008, il devient son colistier en 2014, cette fois-ci avec succès aux côtés du maire actuel, Tearii Alpha. “En 2020, la loi modificative de Lana Tetuanui a instauré une liste unique dans les communes associées, ce qui a été très négatif pour nous, les maires délégués. Nous avons gagné au premier tour et tout s’est compliqué : Tearii Alpha ne voulait plus de moi comme maire délégué. Il a fini par l’accepter, mais il m’a pris toutes mes délégations et attributions. Je suis resté simple officier de police judiciaire et chef d’état civil”, confie Alain Sangue.
“Proximité, accessibilité et action” : telle est la devise d’Alain Sangue, tête de liste de Te Niu no Teva i Uta pour les élections municipales. Maire délégué de Papeari depuis 2014, Alain Sangue est aussi chef d’entreprise, à la fois dans l’élevage de poules pondeuses à Papeari et dans le transport-logistique et l’acconage à Papeete.
Marié, père de cinq enfants et grand-père de deux petits-enfants, il a commencé sa carrière politique en tant que sympathisant du parti O Porinetia to tatou ai’a de Gaston Tong Sang, avant sa première expérience aux élections territoriales de 2013 avec l’UPLD, marquée par une défaite. Inspiré par son père, Jean Sangue, dit Totara, candidat aux municipales de 2008, il devient son colistier en 2014, cette fois-ci avec succès aux côtés du maire actuel, Tearii Alpha. “En 2020, la loi modificative de Lana Tetuanui a instauré une liste unique dans les communes associées, ce qui a été très négatif pour nous, les maires délégués. Nous avons gagné au premier tour et tout s’est compliqué : Tearii Alpha ne voulait plus de moi comme maire délégué. Il a fini par l’accepter, mais il m’a pris toutes mes délégations et attributions. Je suis resté simple officier de police judiciaire et chef d’état civil”, confie Alain Sangue.
“Continuer les grands projets”
Si son père âgé de 85 ans et actuel premier adjoint est toujours à ses côtés en tant que colistier, Alain Sangue prend désormais la relève comme tête de liste. Te Niu no Teva i Uta, “les fondations de Teva i Uta”, fait d’ailleurs référence à la liste conduite par Jean Sangue en 2008. Le groupe – qui a choisi pour symboles le chef et législateur Tetunae de Papeari et la montagne Tetufera de Mataiea – se compose de 33 colistiers, principalement des nouvelles recrues issues de différents secteurs. À Mataiea, la liste est conduite par Hereani Tuariihionoa, 47 ans, traiteur et agrotransformatrice, ancienne fonctionnaire territoriale et représentante de A Here ia Porinetia (Ahip) à Teva i Uta. Membre du Tapura, Alain Sangue revendique toutefois une liste plurielle, “sans étiquette politique”.
Les grandes lignes du programme sont bouclées. “On part sur des projets réalisables : il s’agit de continuer les grands projets en cours, comme les 600 millions de francs engagés pour la rénovation de la conduite d’eau de Vaite sur 7 km de long pour augmenter le débit et stabiliser l’approvisionnement”, indique Alain Sangue. Le projet de reconstruction de la mairie de Papeari avance : il prévoit l’intégration d’un avant-poste de pompiers et policiers municipaux. Les deux écoles maternelle et élémentaire Matairea ont été rénovées et le chantier de Nuutafaratea est lancé. D’autres projets dédiés à la jeunesse sont avancés : “Pour Teonetea [le quai de Tatutu, NDLR], où se tient le grand rassemblement du Oro’a Matahiti en décembre, mon objectif, c’est d’aménager une salle événementielle insonorisée et climatisée avec un vrai parking pour les générations à venir.”
“Des inégalités de traitement”
Sur le plan politique, cette campagne 2026 est marquée par une autre proposition de la liste menée par Alain Sangue, celle de “rétablir Mataiea et Papeari en communes de plein droit” par la défusion de Teva i Uta. “Les raisons sont multiples. Ce n’est pas une demande personnelle, mais plutôt d’une grande partie de la population de Papeari. En 1972, lors de la création des communes par l’État, Mataiea comptait plus d’habitants que Papeari, mais aujourd’hui, les deux communes sont pratiquement à égalité [autour de 5.400 habitants chacune, NDLR]. Il y a une désunion et des inégalités de traitement. L’objectif, c’est que chacun gère sa commune. J’ai des détracteurs, mais j’apporte des arguments et il y a une procédure à suivre”, avance le candidat.
La liste de Te Niu no Teva i Uta a été déposée ce mardi au haut-commissariat. Sur le terrain depuis mi-janvier, l’équipe tiendra deux grandes réunions publiques au mois de mars, une dans chaque section.
Les autres projets de Te Niu no Teva i Uta
Liste non-exhaustive des projets présentés par la liste menée par Alain Sangue :
Social : maison des jeunes, centre pour les matahiapo, centre pour les personnes handicapées, campagne de stérilisation des canidés, rétablir la navette communale vers Taravao.
Éducation : sécuriser le ramassage des élèves, subventionner les APE, service de garde après les cours.
Sécurité : médiateurs de proximité, création d’une application mobile de signalement.
Équipements : établir un schéma directeur des eaux de pluie face aux inondations, amélioration des servitudes, accès PMR aux jardins de Vaipahi, aménagements sport et jeunesse du site de Matairea, aménagements sport-santé à Tehoro avec point d’escale touristique.
Emploi : développement d’un pôle industrialo-économique, rétrocession à la commune du domaine Brown.
Environnement : programme d’assainissement du lagon en lien avec le CET de Paihoro et Technival, déchetteries permanentes, lutte contre la petite fourmi de feu.
Secteur primaire : construction d’un marché municipal, accentuer la sensibilisation autour du rāhui.
Culture : réaménager la source Vaima et la plage Oututaihia, aménagement d’un village polynésien, faire revivre la mémoire de Tetunae.
Éducation : sécuriser le ramassage des élèves, subventionner les APE, service de garde après les cours.
Sécurité : médiateurs de proximité, création d’une application mobile de signalement.
Équipements : établir un schéma directeur des eaux de pluie face aux inondations, amélioration des servitudes, accès PMR aux jardins de Vaipahi, aménagements sport et jeunesse du site de Matairea, aménagements sport-santé à Tehoro avec point d’escale touristique.
Emploi : développement d’un pôle industrialo-économique, rétrocession à la commune du domaine Brown.
Environnement : programme d’assainissement du lagon en lien avec le CET de Paihoro et Technival, déchetteries permanentes, lutte contre la petite fourmi de feu.
Secteur primaire : construction d’un marché municipal, accentuer la sensibilisation autour du rāhui.
Culture : réaménager la source Vaima et la plage Oututaihia, aménagement d’un village polynésien, faire revivre la mémoire de Tetunae.