Tahiti, le 3 novembre 2026 – Surfer sur Internet, regarder une série ou travailler à 10 000 mètres d'altitude sans débourser un franc supplémentaire : ce sera bientôt possible à bord d'Air Tahiti Nui. La compagnie au tiare a annoncé ce mardi la signature d'un accord avec SpaceX pour équiper ses quatre Boeing 787-9 du Wi-Fi Starlink. Une connexion à très haut débit, gratuite pour tous les passagers, attendue dès 2027.
Fini les forfaits Wi-Fi payants et limités en données. Air Tahiti Nui entend passer à la vitesse supérieure en adoptant la technologie satellitaire Starlink, développée par SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk. Dans un communiqué publié ce mardi, la compagnie promet une “couverture mondiale ininterrompue, y compris au-dessus des océans et des zones les plus isolées de la planète”. De quoi rester connecté même pendant les longues traversées du Pacifique.
Avec une latence annoncée de 25 à 30 millisecondes, les passagers devraient pouvoir consulter leurs réseaux sociaux, passer des appels vidéo, jouer en ligne ou regarder leurs films et séries préférés. Le tout gratuitement, même en classe économique. Une petite révolution par rapport au système actuel fourni par Panasonic, qui propose des forfaits payants allant de 8 à 98 dollars selon le volume de données, avec des restrictions sur certains usages, notamment la vidéo en streaming.
“La connectivité haut débit faisant désormais partie des fondamentaux d'un voyage réussi, nous investissons naturellement dans ce service qui compte réellement à leurs yeux”, souligne le directeur général d'Air Tahiti Nui, Lionel Guérin, cité dans le communiqué de la compagnie. L'objectif, selon lui, est de maintenir ATN “alignée sur les exigences les plus rigoureuses de notre secteur”. L'arrivée de Starlink avait déjà été évoquée en juillet, dans le cadre d'un vaste programme de modernisation de la flotte. La signature de l'accord avec SpaceX vient désormais concrétiser ce projet, avant la rénovation des cabines prévue entre fin 2028 et 2029.
Starlink dans les airs, toujours bloqué au sol
Cette annonce intervient alors que Starlink reste au cœur d'un bras de fer réglementaire en Polynésie. Si Air Tahiti Nui promet bientôt Internet par satellite à ses passagers, les particuliers ne peuvent toujours pas importer librement les équipements Starlink.
Le tribunal administratif a certes partiellement annulé, fin septembre, l'arrêté qui encadre leur importation, mais les restrictions demeurent. En mai dernier, Moetai Brotherson avait déjà essuyé un revers à Tarahoi : son projet de loi du Pays sur l'itinérance mobile avait été rejeté à une voix près, avec 29 abstentions et aucun vote contre. Plusieurs élus lui reprochaient notamment de leur demander un blanc-seing sur les modalités d'application. Contraint de retirer dans la foulée un second texte ouvrant la voie aux opérateurs satellitaires, le président du Pays a fait adopter une nouvelle copie en conseil des ministres le 28 octobre.
Reste maintenant à convaincre l’assemblée, qui aura une nouvelle fois le dernier mot. En attendant, Starlink s'apprête à prendre son envol avec ATN, tandis que son arrivée dans les foyers polynésiens reste suspendue à la réglementation.
Fini les forfaits Wi-Fi payants et limités en données. Air Tahiti Nui entend passer à la vitesse supérieure en adoptant la technologie satellitaire Starlink, développée par SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk. Dans un communiqué publié ce mardi, la compagnie promet une “couverture mondiale ininterrompue, y compris au-dessus des océans et des zones les plus isolées de la planète”. De quoi rester connecté même pendant les longues traversées du Pacifique.
Avec une latence annoncée de 25 à 30 millisecondes, les passagers devraient pouvoir consulter leurs réseaux sociaux, passer des appels vidéo, jouer en ligne ou regarder leurs films et séries préférés. Le tout gratuitement, même en classe économique. Une petite révolution par rapport au système actuel fourni par Panasonic, qui propose des forfaits payants allant de 8 à 98 dollars selon le volume de données, avec des restrictions sur certains usages, notamment la vidéo en streaming.
“La connectivité haut débit faisant désormais partie des fondamentaux d'un voyage réussi, nous investissons naturellement dans ce service qui compte réellement à leurs yeux”, souligne le directeur général d'Air Tahiti Nui, Lionel Guérin, cité dans le communiqué de la compagnie. L'objectif, selon lui, est de maintenir ATN “alignée sur les exigences les plus rigoureuses de notre secteur”. L'arrivée de Starlink avait déjà été évoquée en juillet, dans le cadre d'un vaste programme de modernisation de la flotte. La signature de l'accord avec SpaceX vient désormais concrétiser ce projet, avant la rénovation des cabines prévue entre fin 2028 et 2029.
Starlink dans les airs, toujours bloqué au sol
Cette annonce intervient alors que Starlink reste au cœur d'un bras de fer réglementaire en Polynésie. Si Air Tahiti Nui promet bientôt Internet par satellite à ses passagers, les particuliers ne peuvent toujours pas importer librement les équipements Starlink.
Le tribunal administratif a certes partiellement annulé, fin septembre, l'arrêté qui encadre leur importation, mais les restrictions demeurent. En mai dernier, Moetai Brotherson avait déjà essuyé un revers à Tarahoi : son projet de loi du Pays sur l'itinérance mobile avait été rejeté à une voix près, avec 29 abstentions et aucun vote contre. Plusieurs élus lui reprochaient notamment de leur demander un blanc-seing sur les modalités d'application. Contraint de retirer dans la foulée un second texte ouvrant la voie aux opérateurs satellitaires, le président du Pays a fait adopter une nouvelle copie en conseil des ministres le 28 octobre.
Reste maintenant à convaincre l’assemblée, qui aura une nouvelle fois le dernier mot. En attendant, Starlink s'apprête à prendre son envol avec ATN, tandis que son arrivée dans les foyers polynésiens reste suspendue à la réglementation.