À l’OPT, toujours pas d’avancée


Tahiti, le 12 mars 2026 – Après quatre jours de grève, les négociations à l’OPT bloquent au niveau de la prime annuelle relative à la performance au travail. L’intersyndicale demande à négocier sur les autres points avant de revenir sur ce point mais la direction refuse.
 
L’intersyndicale Sapot-CSIP, O oe to oe rima, et la CSTP-FO a repris ses négociations avec la direction de l’OPT, jeudi après-midi, dans le cadre du mouvement de grève qui touche le groupe de télécommunication depuis lundi 9 mars.
 
Le délégué syndical de Sapot CSIP Fare Rata, Moana Pihatariore, estime “qu'à partir du moment où le mouvement de grève est entamé, je considère que c'est un échec pour les deux parties”. Mais, “on estime qu'il y a des dispositions réglementaires qui ne sont pas respectées." 

“On bloque et on attend des propositions de la direction”

Les discussions ont notamment tourné jeudi autour de tous les points communs des différentes filiales de l’OPT. “Tout s’est bien passé jusqu’à ce qu’on arrive au point numéro deux qui concerne la prime annuelle censée récompenser le salarié sur la performance au travail.” Mais elle a été mise “en corrélation les résultats de l'entreprise”, assure Moana Pihatariore, délégué syndical Sapot CSIP Fare Rata. Une attitude jugée “aberrante” par le syndicaliste puisque des accords mettant en avant les performances des salariés ont été signés. “Aujourd'hui, quand le salarié est performant, on vient lui dire non, regarde la performance de l'entreprise, mais ce n'est pas la faute du salarié...” Le délégué syndical estime qu’il est du ressort des dirigeants de mettre en place “un plan pour améliorer les finances et augmenter le chiffre d'affaires”.
 
Le syndicaliste se dit pessimiste et estime qu’il n’y aura sans doute pas de signature de protocole d’accord dans l’immédiat. “Nous on est prêt, on demande que la rédaction du projet de protocole se fasse”. Il estime que la direction “n'a peut-être pas la capacité de négocier. Elle ne sait pas négocier, ne sait pas proposer enfin je ne sais pas…”
 
La proposition a été faite à la direction d’avancer dans les discussions, quitte à laisser un moment le point bloquant de côté, “mais la direction ne veut pas”, dit-il. “Peut-être faudrait-il un intermédiaire ? Peut-être l'inspection du travail, ou le gouvernement”, estime-t-il. “C’est une discussion que l’on doit avoir entre nous, syndicats, car si en face il y a des personnes qui ne savent pas négocier, qui ont des capacités à négocier qui ne sont pas au top (…). Il faut peut-être voir si on ne peut pas aller un peu plus loin.”
 

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Vendredi 13 Mars 2026 à 05:18 | Lu 806 fois