Tahiti, le 21 août 2026 – Un homme de 30 ans a été condamné jeudi en comparution immédiate à 7 ans de prison ferme pour avoir commis des violences sexuelles pendant plus de 10 ans sur sa cousine et sa demi-sœur, alors qu’elles étaient mineures.
Les faits reprochés se sont déroulés sur une durée de dix ans. Deux jeunes filles, aujourd’hui âgées de 15 et 23 ans, accusent le même homme, un trentenaire corpulent, de violences sexuelles alors qu’elles étaient encore enfants. La première est sa cousine, dont il était aussi le parrain. La seconde est sa demi-sœur. Leurs récits ont permis aux enquêteurs de mettre au jour deux séries de faits, dont certaines périodes se chevauchent.
Attouchements, gestes d’étranglement, actes humiliants et tentative de pénétration figurent parmi les faits reprochés au prévenu. Sa cousine, aujourd’hui âgée de 15 ans, décrit des violences qui auraient commencé alors qu’elle était encore une petite fille. Le prévenu venait la chercher à l’école et bénéficiait de la confiance de son entourage.
Les faits ont été révélés en 2025, lorsque la première victime a commencé à parler de ce qu’elle avait subi. Les enquêteurs découvrent alors qu’une autre jeune fille, sa demi-sœur, semble aussi avoir aussi avoir été victime. Pour l’avocate des deux adolescentes, il s’agit d’un “dossier similaire à des dossiers d’assises”. Les faits jugés en comparution immédiate concernent ceux commis pendant la période où le prévenu était majeur et sont qualifiés d’agressions sexuelles incestueuses et d’atteintes sexuelles.
Le dossier décrit un climat familial fait de silences, menaces, intimidation et humiliation. “Faire semblant de dormir”, porter plusieurs couches de vêtements ou encore trois culottes : autant de stratégies décrites par les victimes pour tenter d’échapper aux assauts de leur agresseur. “À l’époque, elles n’avaient pas la capacité de résister ou de s’en sortir”, souligne leur avocate.
Le point de départ est cet anniversaire, alors que sa cousine, dont il est le parrain fête ses 8 ans. Le prévenu lui demande de le suivre dans la salle de bain en lui disant qu’il a un cadeau pour elle. Une fois à l’écart, il lui propose de jouer “à la maman et au papa”, baisse son pantalon et demande à la fillette de toucher son sexe.
Les jours passent et les abus se poursuivent, notamment lorsqu’il se glisse dans son lit pour frotter son corps contre elle. Elle raconte aussi qu’un jour, il aurait baissé son short et tenté de pénétrer son sexe dans son vagin. “J’ai essayé en me mettant au-dessous et en dessus, mais j’ai pas réussi”, avoue le prévenu au tribunal.
S’il certains gestes, il minimise largement les faits. À propos de l’une des deux victimes, il affirme : “J’ai caressé sa poitrine. Je n’ai rien fait d’autre.”
Les faits reprochés se sont déroulés sur une durée de dix ans. Deux jeunes filles, aujourd’hui âgées de 15 et 23 ans, accusent le même homme, un trentenaire corpulent, de violences sexuelles alors qu’elles étaient encore enfants. La première est sa cousine, dont il était aussi le parrain. La seconde est sa demi-sœur. Leurs récits ont permis aux enquêteurs de mettre au jour deux séries de faits, dont certaines périodes se chevauchent.
Attouchements, gestes d’étranglement, actes humiliants et tentative de pénétration figurent parmi les faits reprochés au prévenu. Sa cousine, aujourd’hui âgée de 15 ans, décrit des violences qui auraient commencé alors qu’elle était encore une petite fille. Le prévenu venait la chercher à l’école et bénéficiait de la confiance de son entourage.
Les faits ont été révélés en 2025, lorsque la première victime a commencé à parler de ce qu’elle avait subi. Les enquêteurs découvrent alors qu’une autre jeune fille, sa demi-sœur, semble aussi avoir aussi avoir été victime. Pour l’avocate des deux adolescentes, il s’agit d’un “dossier similaire à des dossiers d’assises”. Les faits jugés en comparution immédiate concernent ceux commis pendant la période où le prévenu était majeur et sont qualifiés d’agressions sexuelles incestueuses et d’atteintes sexuelles.
Le dossier décrit un climat familial fait de silences, menaces, intimidation et humiliation. “Faire semblant de dormir”, porter plusieurs couches de vêtements ou encore trois culottes : autant de stratégies décrites par les victimes pour tenter d’échapper aux assauts de leur agresseur. “À l’époque, elles n’avaient pas la capacité de résister ou de s’en sortir”, souligne leur avocate.
Le point de départ est cet anniversaire, alors que sa cousine, dont il est le parrain fête ses 8 ans. Le prévenu lui demande de le suivre dans la salle de bain en lui disant qu’il a un cadeau pour elle. Une fois à l’écart, il lui propose de jouer “à la maman et au papa”, baisse son pantalon et demande à la fillette de toucher son sexe.
Les jours passent et les abus se poursuivent, notamment lorsqu’il se glisse dans son lit pour frotter son corps contre elle. Elle raconte aussi qu’un jour, il aurait baissé son short et tenté de pénétrer son sexe dans son vagin. “J’ai essayé en me mettant au-dessous et en dessus, mais j’ai pas réussi”, avoue le prévenu au tribunal.
S’il certains gestes, il minimise largement les faits. À propos de l’une des deux victimes, il affirme : “J’ai caressé sa poitrine. Je n’ai rien fait d’autre.”
8 ans requis
Pour l’accusation, témoignent d’un système installé dans la durée. L’une des victimes décrit notamment une cinquantaine de fois où il lui aurait demandé de se changer devant lui. “Il l’a prise pour s’en servir comme un objet. C’était un calvaire pendant plus de 10 ans”, martèle l’avocate à propos de sa cliente aujourd’hui âgée de 23 ans. Pendant les cinq heures d’audience, le prévenu campe sur sa position et reste centré sur le peu qu’il reconnaît avoir fait. “Je te dis ce que j’ai fait. Je vais pas te dire ce que j’ai pas fait”, explique l’homme au physique corpulant, sans le moindre regard pour ses victimes, y compris lorsqu’elles témoignent à la barre.
L’expertise psychiatrique du prévenu brosse un portrait particulièrement lourd. Le psychiatre évoque notamment un profil pervers et des actes relevant du sadisme. L’expert reconnait aussi un traumatisme “violent et important” chez les victimes.
Le prévenu, chauffeur de personnes en situation de handicap depuis quelques années, conteste une large partie des faits qui lui sont reprochés.
Pour expliquer son propre comportement, il évoque à son tour des violences sexuelles qu’il aurait subies lorsqu’il était enfant. Il raconte notamment avoir été agressé par un professeur alors qu’il était en CP. Il explique que cette expérience aurait nourri chez lui un désir de vengeance.
“Si tu l’as vécu, pourquoi tu l’as refait ? C’était un petit bébé, ma petite cousine. J’ai essayé de comprendre, c’était son parrain”, a demandé sa demi-sœur à la barre alors très émue d’en parler pour la première fois en public.
Pour l’avocate des deux victimes, le dossier est celui d’un “calvaire sur une grande période”. Lors de ses réquisitions, la procureure va dans son sens et insiste sur la tentative de pénétration et sur la répétition des agressions : “C’est une tentative de viol, il a agressé des enfants, il minimise et est dans le déni”, martèle la représentante du ministère public. Elle souligne aussi les actes de cunnilingus, aujourd’hui pénalement qualifiés, mais commis avant l’entrée en vigueur de cette qualification. “Il passe en dessous de la barre, encore une fois”, déplore-t-elle.
La magistrate estime que les faits reprochés montrent une progression des violences et souligne les nombreux actes sexuels commis sur les victimes. Elle requiert une peine de 8 ans de prison, assortie d’un suivi sociojudiciaire de 7 ans, ainsi qu’une interdiction de contact avec les victimes. “On punit ces faits-là et on continuera à les punir !”, assure-t-elle.
Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à 7 ans de prison ferme, assortis de 7 ans de suivi sociojudiciaire et d'une interdiction de contact avec les victimes. Il devra également verser 1,5 million de francs de dommages et intérêts à chacune d’elles. Une peine qui vient clore un dossier marqué par une décennie de violences sexuelles que refuse de reconnaitre le prévenu.