Tahiti, le 19 juin 2025 - Mis en cause pour homicide involontaire, un jeune homme de 26 ans était jugé ce jeudi après-midi en comparution immédiate. Il a causé la mort de deux personnes lors d’un accident de la route qui a eu lieu en février dernier. Le prévenu a été condamné à 4 ans d’emprisonnement dont 2 avec sursis.
Le drame a eu lieu en février à Tahiti. Un matin, à l’aube, deux voitures se sont percutées. À bord de celle arrivant de Taravao un couple était installé à l’avant, leur fille et sa grand-mère maternelle assises à l’arrière. La famille était en route pour l’aéroport où l’aïeule devait prendre un vol à destination de Hao, son île.
Dans l’autre voiture venant de la direction opposée, le conducteur était seul. Il venait de fêter son anniversaire. Les analyses ont révélé chez ce dernier un taux d’alcool de 1,7g par litre de sang au moment de l’accident, le compteur de son véhicule bloqué suite à la collision affichait 125 km/h. Il reconnait avoir beaucoup bu. Il explique avoir quitté sa soirée “triste” et “trompé” après avoir surpris sa compagne d’alors avec un autre. Puis, “je n’ai que des bribes”, dit-il. Il se souvient d’une averse et d’une “lumière éblouissante”. Il s’est déporté sur la voie de gauche.
Le choc latéral des deux véhicules a entraîné la mort de la mère et de la grand-mère. Les deux autres passagers, le père et sa fille qui passent le baccalauréat actuellement, ont été blessés “physiquement et psychologiquement”, a indiqué l’avocate des victimes.
À la barre, l’une des sœurs de la conductrice a témoigné en sanglots, jeudi. “J’ai perdu deux mamans ce jour-là, ma grande sœur a toujours été là pour moi” : “Je n’arrive plus à aller au travail. Je m’énerve pour un rien.” Le frère de cette même victime est revenu entre autres sur les répercussions du drame. Visiblement ému il a résumé : “Du jour au lendemain cela a été le trou noir.” Il vient tout juste de reprendre le travail, “mais je n’arrive toujours pas à [se] concentrer. Je suis touché mentalement et physiquement, je suis suivi par une psychologue”.
L’avocate des victimes – elles sont 28 au total, directes et indirectes – a insisté- à l’audience : “Je comprends, au-delà de la douleur, la colère car la prévention existe !” Pour elle, il s’agit ni plus ni moins que d’un “homicide routier” car l’alcool et la vitesse restent difficilement compatibles selon elle avec la définition que l’on donne à “accident”. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis, pour ce drame “évitable si le prévenu n’avait pas délibérément pris des risques”.
Pour l’avocate du prévenu le drame humain est “épouvantable”. Elle dit “mesurer le chagrin et la tristesse” des victimes. Mais c’est aussi “un drame pour mon client”, a-t-elle souligné. L’accident, à l’entendre, reste “une infraction involontaire”. Elle a plaidé pour une peine moins sévère afin que la justice sanctionne, comme elle doit le faire, mais aussi “qu’elle remplisse sa fonction d’amendement”.
La parole a été donné en dernier lieu au prévenu, incarcéré depuis le mois d’avril. “Je suis tellement désolé.” Le jeune homme dit “faire pénitence” depuis le jour de l’accident et penser aux victimes au quotidien. Il s’accroche, en détention, à la prière et aux entretiens avec le psychologue. Il a été condamné à 4 ans d’emprisonnement dont 2 avec sursis.
Le drame a eu lieu en février à Tahiti. Un matin, à l’aube, deux voitures se sont percutées. À bord de celle arrivant de Taravao un couple était installé à l’avant, leur fille et sa grand-mère maternelle assises à l’arrière. La famille était en route pour l’aéroport où l’aïeule devait prendre un vol à destination de Hao, son île.
Dans l’autre voiture venant de la direction opposée, le conducteur était seul. Il venait de fêter son anniversaire. Les analyses ont révélé chez ce dernier un taux d’alcool de 1,7g par litre de sang au moment de l’accident, le compteur de son véhicule bloqué suite à la collision affichait 125 km/h. Il reconnait avoir beaucoup bu. Il explique avoir quitté sa soirée “triste” et “trompé” après avoir surpris sa compagne d’alors avec un autre. Puis, “je n’ai que des bribes”, dit-il. Il se souvient d’une averse et d’une “lumière éblouissante”. Il s’est déporté sur la voie de gauche.
Le choc latéral des deux véhicules a entraîné la mort de la mère et de la grand-mère. Les deux autres passagers, le père et sa fille qui passent le baccalauréat actuellement, ont été blessés “physiquement et psychologiquement”, a indiqué l’avocate des victimes.
À la barre, l’une des sœurs de la conductrice a témoigné en sanglots, jeudi. “J’ai perdu deux mamans ce jour-là, ma grande sœur a toujours été là pour moi” : “Je n’arrive plus à aller au travail. Je m’énerve pour un rien.” Le frère de cette même victime est revenu entre autres sur les répercussions du drame. Visiblement ému il a résumé : “Du jour au lendemain cela a été le trou noir.” Il vient tout juste de reprendre le travail, “mais je n’arrive toujours pas à [se] concentrer. Je suis touché mentalement et physiquement, je suis suivi par une psychologue”.
L’avocate des victimes – elles sont 28 au total, directes et indirectes – a insisté- à l’audience : “Je comprends, au-delà de la douleur, la colère car la prévention existe !” Pour elle, il s’agit ni plus ni moins que d’un “homicide routier” car l’alcool et la vitesse restent difficilement compatibles selon elle avec la définition que l’on donne à “accident”. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement dont un avec sursis, pour ce drame “évitable si le prévenu n’avait pas délibérément pris des risques”.
Pour l’avocate du prévenu le drame humain est “épouvantable”. Elle dit “mesurer le chagrin et la tristesse” des victimes. Mais c’est aussi “un drame pour mon client”, a-t-elle souligné. L’accident, à l’entendre, reste “une infraction involontaire”. Elle a plaidé pour une peine moins sévère afin que la justice sanctionne, comme elle doit le faire, mais aussi “qu’elle remplisse sa fonction d’amendement”.
La parole a été donné en dernier lieu au prévenu, incarcéré depuis le mois d’avril. “Je suis tellement désolé.” Le jeune homme dit “faire pénitence” depuis le jour de l’accident et penser aux victimes au quotidien. Il s’accroche, en détention, à la prière et aux entretiens avec le psychologue. Il a été condamné à 4 ans d’emprisonnement dont 2 avec sursis.