18 mois d’emprisonnement pour des vols à répétition


 
Tahiti, le 16 juin 2025 - Il a été mis en cause pour le vol d’un vélo, d’une débroussailleuse, de 500 francs et d’une paire de savates. Le prévenu aurait aussi subtilisé des clés dans un domicile. Il a été condamné ce lundi pour ces faits qu’il avait reconnus en partie.
 
Jugé en comparution immédiate lundi après-midi, un jeune homme de bientôt 26 ans s’est avancé à la barre nus pieds, le bras droit tatoué, vêtu d’un short bleu et d’un tricot noir. Il réside “en bord de route”, sur la côte ouest de Tahiti. Au tribunal, il a, après exposition des faits, maintenu sa version, reconnaissant seulement une partie des vols pour lesquels il était jugé.
 
“Ça m’a foutu dans un stress pas possible”
 
Les larcins, “motivés par l’envie ou le besoin de disposer d’argent pour acheter du ma’a”, selon son avocat, ont été commis en mars puis en juin de cette année.
 
D’abord, le prévenu aurait escaladé le mur ceinturant une habitation où il aurait pris une débroussailleuse et un jeu de clés en dissimulant son visage afin de ne pas être identifié. La scène a été filmée par des caméras de surveillance. “Ça m’a foutu dans un stress pas possible”, a dit la victime. “J’ai fait changer la serrure dans la journée puis consolider le mur et fait installer de nouvelles caméras de sécurité.” Elle a demandé le remboursement de l’ensemble de ses factures (débroussailleuse, nouvelles caméras, travaux de consolidation du mur, changement de serrure) pour un montant total de 293 000 francs et le paiement de 50 000 francs au titre des dommages et intérêts. Plus tard, le prévenu aurait volé une paire de savates. Le propriétaire a réclamé la somme de 10 000 francs.
 
Enfin, le prévenu était suspecté pour le vol d’un billet de 500 francs dans une voiture et d’un vélo. Il a reconnu ces deux larcins, précisant qu’il envisageait de revendre le deux-roues pour manger. Le vélo a retrouvé ses propriétaires.
 
Alors, oui, mon client a un casier judiciaire de voleur, mais il aurait reconnu l’ensemble des délits s’il avait été vraiment responsable”, a affirmé l’avocat en plaidant la relaxe au bénéfice du doute. Selon lui, les images vidéo qui permettraient d’identifier son client ne prouvent rien, le tatouage que le prévenu porte au bras étant d’un style “courant ici”.
 
Un homme “enkysté” dans la délinquance
 
Le procureur, lui, a requis 6 mois d’emprisonnement pour l’homme qui “n’en est pas à son coup d’essai”, qui est “enkysté” dans la délinquance. Il a également requis la révocation d’un sursis probatoire en cours comme l’avait demandé le juge d’application des peines, soit au total 12 mois d’emprisonnement avec mandat d’arrêt.
 
L’homme a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt. Il devra également payer 73 000 francs pour préjudice matériel et 50 000 francs pour préjudice moral à la victime d’infraction et de vol et 5 000 francs au propriétaire des savates disparues.

Rédigé par Delphine Barrais le Lundi 16 Juin 2025 à 19:32 | Lu 941 fois