“1, 2, 3 J’entreprends” revient à Taravao


Six porteuses de projet dans des domaines variés ont bénéficié de cette première session à la Presqu’île (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 22 juillet 2026 – Récemment relancée à Papeete, la matinée d’introduction gratuite à la création d’entreprise par la CCISM a bénéficié à six porteuses de projet de la Presqu’île, ce mercredi. Business plan, demandes de financement, immatriculation... Les grandes lignes ont été présentées par un conseiller spécialisé.
 

Ambiance studieuse avec cahiers et stylos ce mercredi au siège de la communauté de communes Terehēamanu, à Taravao, à l’occasion de la matinée d’information “1, 2, 3 J’entreprends”. Proposée par la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), cette introduction à la création d’entreprise a été relancée depuis un peu plus d’un an et demi à Papeete, à raison d’un vendredi sur deux. Dans le cadre de cette reprise, il s’agissait de la première session organisée à la Presqu’île “pour répondre à la demande”.
 
Une session 100 % féminine, puisque six porteuses de projet y ont participé après s’être inscrites gratuitement en ligne. Face à elles, Gilles Chei, conseiller en formalités au service d’accompagnement transversal de la CCISM, a présenté les grandes lignes de la création d’entreprise : “Beaucoup de personnes ne connaissent pas les étapes à suivre quand on prend une patente, qu’on veuille se lancer en tant qu’artisan, commerçant ou dans le service aux personnes. C’est l’occasion de parler de toutes les formalités et démarches pour monter son projet : ça va du business plan à l’immatriculation, en passant par les demandes de financement. S’ils veulent aller plus loin, on les oriente vers d’autres organismes, comme le Sefi avec la formation CGE pour la création et la gestion d’entreprise.”
 

​“Pas simple de se lancer”


Venues chercher quelques précieux conseils pour concrétiser leurs projets dans la restauration, le commerce ou encore l’agrotransformation, les participantes en ont profité pour poser toutes leurs questions. C’est le cas de Raurea Mooria, résidente de Afaahiti et future entrepreneure de 24 ans. “J’ai démissionné de mon travail, il y a tout juste un an : faire la navette vers Faa’a, c’était devenu compliqué par rapport à ma vie familiale et à ma fille. J’ai décidé de travailler pour moi-même dans l’import-export, mais ce n’est pas simple de se lancer. Je suis là pour m’assurer de respecter les obligations fiscales et la gestion en général”, explique-t-elle, motivée par les perspectives de développement économique. “Il faut reconduire ce type d’initiative pour les habitants de la Presqu’île. On sait que Taravao va continuer à se développer, donc il faut déjà entreprendre.”
 
S’agissant des formalités, la CCISM tient une permanence chaque jeudi au Fare Ora de Taravao. Des accompagnements individuels plus poussés sont proposés sur rendez-vous à Papeete.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Mercredi 22 Juillet 2026 à 17:29 | Lu 314 fois