NIAGARA FALLS, 16 juin 2012 (AFP) - Devant des dizaines de milliers de spectateurs médusés, le funambule américain Nik Wallenda a réalisé vendredi soir son rêve de gosse et est entré dans l'histoire, en traversant les chutes du Niagara sur un fil.
Les spectateurs l'ont acclamé du côté canadien des chutes où il est arrivé peu après 22H40 (samedi 2H20 GMT), après avoir parcouru quelque 550 mètres au dessus du gouffre des chutes les plus puissantes d'Amérique du Nord.
Wallenda, 33 ans, extrêmement concentré, vêtu d'un pantalon noir et d'une veste rouge, s'était élancé une demi-heure plus tôt du côté américain, après une brève prière, comme il le fait toujours avant de grimper sur son fil.
A petits pas glissants, avec les chaussons à la semelle de daim spécialement créés par sa mère, il a tranquillement traversé, à 60 m au dessus des chutes au débit de 2.800 m3/seconde. Jamais personne auparavant ne s'y était essayé.
Il a fini en courant.
Une oreillette le reliait en permanence à son père au sol durant la traversée, et Walenda, filmé en direct par la chaîne de télévision ABC, échangeait avec lui ses impressions.
"Mon Dieu, c'est incroyable, c'est à couper le souffle", a-t-il déclaré, peu après son départ. Je me sens vraiment bien", a-t-il ajouté, avant d'ajouter un peu plus tard qu'il était "vraiment mouillé", et avait du mal à voir avec la brume qui montait des chutes.
Il portait un harnais, pour la première fois de sa carrière, à la demande d'ABC, son principal sponsor, qui a retransmis l'événement en direct, avec un délai de sécurité de cinq secondes.
Fidèle à sa parole, en dépit de l'espoir de certains de ses fans, il n'a pas enlevé son filin de sécurité.
"Cela va être la nuit la plus excitante et la plus dangereuse de ma vie", avait-il écrit sur Twitter vendredi matin.
"Nous allons entrer dans l'histoire", avait également déclaré jeudi soir Nik Wallenda, très détendu et sûr de lui. "Il n'y a pas de retour en arrière" avait ajouté ce père de trois enfants, détenteur d'une demi-douzaine de records mondiaux, notamment pour ses exploits à vélo sur un fil.
La traversée a eu lieu de nuit, pour assurer une audience télévisée maximale. Les chutes étaient éclairées par d'énormes projecteurs.
Au 19e siècle, 14 acrobates avaient déjà tenté et parfois réussi le pari de la traversée de la rivère Niagara, jusqu'à son interdiction. Mais ils l'avaient fait en contrebas des chutes, dans un secteur plus calme.
Wallenda, basé à Sarasota en Floride, est de la septième génération d'une famille d'artistes de cirque, dont certains sont morts en exerçant leur art.
Il a dédié cette traversée à son "inspiration", son arrière grand-père, mort à 73 ans en tombant d'un fil alors qu'il traversait entre deux immeubles à San Juan (Porto-Rico), en 1978.
"C'est un mec génial", jubilait Lynne Wallace, 50 ans, agent de voyage venue de Fort Erie (Canada). "Je suivais déjà les +Wallenda volants+ à la télévision enfant, je ne pouvais pas manquer ça. Et ça va aider le tourisme ici".
Avec les médias sociaux, Wallenda estime qu'un milliard de personnes verront son image dans les 24 heures qui viennent.
Il s'est réjoui de l'impact de sa traversée sur les deux villes de Niagara Falls, l'Américaine et la Canadienne, qui espèrent bénéficier d'un boom du tourisme.
La ville américaine avait vendredi organisé pour l'occasion plusieurs spectacles d'acrobates, et décoré sa rue principale de petites bannières invitant à venir "vivre l'Histoire".
Côté canadien, plusieurs concerts ont animé la soirée.
Et déjà Wallenda est prêt pour un nouveau défi. Il a reçu, dit-il, l'autorisation de traverser le grand Canyon. Une distance trois fois plus longue que les chutes du Niagara.
Il entend commencer rapidement à s'y préparer.
Les spectateurs l'ont acclamé du côté canadien des chutes où il est arrivé peu après 22H40 (samedi 2H20 GMT), après avoir parcouru quelque 550 mètres au dessus du gouffre des chutes les plus puissantes d'Amérique du Nord.
Wallenda, 33 ans, extrêmement concentré, vêtu d'un pantalon noir et d'une veste rouge, s'était élancé une demi-heure plus tôt du côté américain, après une brève prière, comme il le fait toujours avant de grimper sur son fil.
A petits pas glissants, avec les chaussons à la semelle de daim spécialement créés par sa mère, il a tranquillement traversé, à 60 m au dessus des chutes au débit de 2.800 m3/seconde. Jamais personne auparavant ne s'y était essayé.
Il a fini en courant.
Une oreillette le reliait en permanence à son père au sol durant la traversée, et Walenda, filmé en direct par la chaîne de télévision ABC, échangeait avec lui ses impressions.
"Mon Dieu, c'est incroyable, c'est à couper le souffle", a-t-il déclaré, peu après son départ. Je me sens vraiment bien", a-t-il ajouté, avant d'ajouter un peu plus tard qu'il était "vraiment mouillé", et avait du mal à voir avec la brume qui montait des chutes.
Il portait un harnais, pour la première fois de sa carrière, à la demande d'ABC, son principal sponsor, qui a retransmis l'événement en direct, avec un délai de sécurité de cinq secondes.
Fidèle à sa parole, en dépit de l'espoir de certains de ses fans, il n'a pas enlevé son filin de sécurité.
"Cela va être la nuit la plus excitante et la plus dangereuse de ma vie", avait-il écrit sur Twitter vendredi matin.
"Nous allons entrer dans l'histoire", avait également déclaré jeudi soir Nik Wallenda, très détendu et sûr de lui. "Il n'y a pas de retour en arrière" avait ajouté ce père de trois enfants, détenteur d'une demi-douzaine de records mondiaux, notamment pour ses exploits à vélo sur un fil.
La traversée a eu lieu de nuit, pour assurer une audience télévisée maximale. Les chutes étaient éclairées par d'énormes projecteurs.
Au 19e siècle, 14 acrobates avaient déjà tenté et parfois réussi le pari de la traversée de la rivère Niagara, jusqu'à son interdiction. Mais ils l'avaient fait en contrebas des chutes, dans un secteur plus calme.
Wallenda, basé à Sarasota en Floride, est de la septième génération d'une famille d'artistes de cirque, dont certains sont morts en exerçant leur art.
Il a dédié cette traversée à son "inspiration", son arrière grand-père, mort à 73 ans en tombant d'un fil alors qu'il traversait entre deux immeubles à San Juan (Porto-Rico), en 1978.
"C'est un mec génial", jubilait Lynne Wallace, 50 ans, agent de voyage venue de Fort Erie (Canada). "Je suivais déjà les +Wallenda volants+ à la télévision enfant, je ne pouvais pas manquer ça. Et ça va aider le tourisme ici".
Avec les médias sociaux, Wallenda estime qu'un milliard de personnes verront son image dans les 24 heures qui viennent.
Il s'est réjoui de l'impact de sa traversée sur les deux villes de Niagara Falls, l'Américaine et la Canadienne, qui espèrent bénéficier d'un boom du tourisme.
La ville américaine avait vendredi organisé pour l'occasion plusieurs spectacles d'acrobates, et décoré sa rue principale de petites bannières invitant à venir "vivre l'Histoire".
Côté canadien, plusieurs concerts ont animé la soirée.
Et déjà Wallenda est prêt pour un nouveau défi. Il a reçu, dit-il, l'autorisation de traverser le grand Canyon. Une distance trois fois plus longue que les chutes du Niagara.
Il entend commencer rapidement à s'y préparer.







Accueil
Envoyer
Imprimer
Augmenter
Diminuer











Partager





