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Un tentaculaire trafic de pakalolo à la barre



Vingt prévenus étaient attendus ce matin mais tous n'ont pas répondu à la convocation en justice, dont l'un des "boss" présumé de ce trafic de stupéfiants.
Vingt prévenus étaient attendus ce matin mais tous n'ont pas répondu à la convocation en justice, dont l'un des "boss" présumé de ce trafic de stupéfiants.
PAPEETE, le 11 avril 2017 - Ils étaient producteurs de "bonbon" à la Presqu'île et dans les îles Sous-le-Vent, grossistes à Faa'a et Punaauia, planteurs ou simples dealers de quartiers : vingt prévenus sont jugés depuis ce matin, et pendant trois jours, pour leurs liens présumés dans un trafic de cannabis qui aurait généré "des dizaines et des dizaines de millions de francs" de bénéfices entre 2010 et 2014, selon l'accusation.


La circonstance aggravante de trafic en bande organisée n'a pas été retenue contre les prévenus. Mais pour reprendre les mots du président du tribunal correctionnel, ce lundi à l'ouverture des débats, "c'est une organisation sinon militaire, du moins très structurée" que le magistrat et ses assesseurs ont à juger jusqu'à mercredi. Le procès de la filière paka. Trois jours d'audience pour asseoir le niveau de responsabilité de vingt prévenus impliqués à des degrés divers dans deux trafics distincts mais pourtant étroitement liés, et "quasiment entrepreneurial". "Même si les chiffres sont contestés, on parle de dizaines et de dizaines de millions de francs de bénéfices", insiste le procureur de la République.

Qu'ils soient en bas de l'échelle, simples revendeurs, ou tout en haut, les "boss" comme ils s'appellent, les prévenus auront substantiellement arrondi leurs fins de mois pendant des années pour certains : quelques dizaines de milliers de francs mensuels pour les petites mains, jusqu'à 500 000 francs par mois après investissement pour l'un des patrons présenté comme le principal grossiste de Faa'a à l'époque. Devenu influent au fil des années, il se fournissait auprès de ses homologues producteurs de la Presqu'île dont il contrôlait les planteurs.

Organisé, il avait recruté plusieurs dealers de confiance. Il les faisait travailler comme des commerciaux. Avec des objectifs à atteindre et des secteurs géographiques bien définis : Pamatai, la Stèle, Tevararo, Oremu, Saint-Hilaire… Sérieux, il avait lui-même décidé d'arrêter de fumer "car cela lui faisait perdre de l'argent". Commerçant, il réinvestissait une partie de ses gains dans l'organisation de jeux de hasard. Des parties de kikiri notamment. Malin, il ne déposait jamais l'argent de la vente de la drogue sur ses comptes bancaires. Il avait lu dans les médias que la justice pouvait les saisir. Interpellé en novembre 2013 sur dénonciation, c'est dans des glacières et même cachés dans un four que les gendarmes saisiront drogue et argent liquide.

En véritable chef d'entreprise

Des convoyages avaient été mis en place pour transporter la drogue produite et conditionnée à la Presqu'île jusqu'à la zone urbaine du grand Papeete. Parfois avec des voitures-ouvreuses. Mais jamais plus d'une vingtaine de boîtes à chaque fois selon l'un des prévenus : "Au-delà, c'est compliqué à cacher s'il y a un contrôle". Loin de l'agitation de la capitale, à Toahotu notamment, des fournisseurs privilégiés monopolisent le marché en relation avec les distributeurs de Faa'a.

Les plus actifs emploient même des planteurs, certains s'occupent de l'écloserie, des boutures, d'autres prélèvent la récolte, conditionnent. Les commandes se chiffrent en centaines et en centaines de boîtes vendues entre 3 000 à 5 000 francs. Le trafic continue alors que des protagonistes ont déjà été placés en détention provisoire. On soupçonne même l'un des producteurs d'avoir acheté leur silence contre la promesse de subvenir à leur besoin le temps de la détention. "Des rumeurs…", se défend l'intéressé depuis le box des prévenus. Il comparait détenu, dans le cadre d'une autre affaire de stup'. Le président du tribunal lui rappelle pourtant les dénonciations circonstanciées des uns et des autres pendant les gardes à vue. Puis dans le bureau du juge d'instruction. "J'ai bien compris qu'aujourd'hui, moins en dit, mieux on se porte…", ironise le magistrat. Confrontés à l'audience à leurs déclarations pendant l'enquête, les uns et les autres perdent en effet la mémoire à la barre, évitent de charger les associés d'hier, reviennent sur leurs accusations, nient jusqu'à se connaître pour certains.

Qualifié de véritable "homme d'affaires peu dépensier" par son bras droit, lui aussi renvoyé devant le tribunal correctionnel, le pakaculteur avait tenu des propos digne d'un chef d'entreprise devant les enquêteurs : "Faut pas croire que le pakalolo se vend facilement, le marché est surchargé". Les petites mains du trafic se souviennent d'un homme "qui avait plusieurs voitures et toujours du beau linge tout neuf", se plaignent "d'avoir été exploités".

La première journée du procès s'est achevée par l'évocation de la filière des îles Sous-le-Vent, un trafic dans le trafic avec cette fois des fournisseurs venus des îles pour alimenter le marché tahitien. Une véritable entreprise. L'audience reprend demain.

Les gendarmes avaient enchaîné les perquisitions et les interpellations fin 2013 et début 2014 dans le cadre de cette affaire.
Les gendarmes avaient enchaîné les perquisitions et les interpellations fin 2013 et début 2014 dans le cadre de cette affaire.

Rédigé par Raphaël Pierre le Mardi 11 Avril 2017 à 18:09 | Lu 6970 fois







1.Posté par Fiu le 11/04/2017 18:46 | Alerter
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Taule 20 ans pour tous... pas besoin de 3 jours de procès...

2.Posté par Pito le 11/04/2017 19:08 | Alerter
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Comment un juge peut dire qu'il ne s'agit pas d'un trafic en bande organisée !!!!! Quand on lit cet article c'est exactement cela une organisation bien rodée.
Comment un des protagonistes peut ne pas se présenter, normalement il aurait dû être derrière les barreaux en attendant son procès. Ce n'est pas comme cela que l'on va enfin en finir avec ce fléau. Ces crapules vont faire quelques mois de détention et ils recommenceront.

3.Posté par Teiki le 12/04/2017 06:09 | Alerter
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Nous constatons comme la souligné dans son discours le colonel de gendarmerie Pierre Caudrelier le vendredi 28 janvier 2017 à l'occasion de la célébration de Sainte-Geneviève, que le trafic de Paka est le quotidien des sans rien !
Les sans rien, non pas de compétences donc pas de boulot + ils sont pères de familles,
et se débrouillent comme ils peuvent pour se nourrir sans trop d'efforts .
La vente de Paka est généralisée.

4.Posté par geminipf54 le 12/04/2017 07:48 | Alerter
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De qui se fout-on? Il suffit de regarder par la portière de la voiture pour se rendre compte que "les trafics tentaculaires" c'est monnaie courante, au vu et au su de tout le monde... excepté de la police, il semblerait. On sait tous également le "pourquoi" et le "comment"... Quelle belle hypocrisie générale!

5.Posté par simone grand le 12/04/2017 08:12 | Alerter
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De toute évidence l'agriculture intéresse quand ça rapporte .
Trouvons des activités rentables pour mobiliser toutes ces intelligences et ces forces de travail.
A une certaine époque, j'avais pensé aux essences de plantes et aux extraits médicinaux. Nos politicien(ne)s n'aiment pas la méthode et préfèrent désigner des gens qui leur plaisent pour mener à bien... ils ne savent pas trop quoi d'ailleurs..
En outre, s'il y a une telle production, c'est qu'il y a une clientèle et donc un énorme besoin de rêve. Aux politiciens de nous faire rêver.
Pour l'heure, l'existence d'un tribunal foncier spécifique est la signature d'un échec dû à l'existence de règlements idiots et à l'absence d'audit des comptes hypothécaires nous empêchant de sortir rapidement de l'indivision et de proposer autre chose à nos enfants.

6.Posté par Jean pierre Beaulieu le 12/04/2017 08:28 | Alerter
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Le PAKA, Ben oui c'est un danger, j'en vois tous les jours de ces jeunes qui ont le cerveau complètement bousillé par cette saloperie, mais dans notre société totalement injuste, ce n'est pas demain la veille qu'ils pourront (les forces de l'ordre) éradiquer ce fléau. Il vaudrait mieux à l'instar de certains pays le légaliser et le contrôler. Mais cela demande une très grande volonté politique ce qui manque cruellement à la France. La justice, l'éducation, le civisme, depuis 10 ans ils ont (les politiques) tout bousillé.

7.Posté par emere cunning le 12/04/2017 08:58 | Alerter
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Dix ans pour enquêter et juger tout ce beau monde qui commerce au vu et su de tous aux différents spots cités, ils ont eu tout le temps de s'étendre, de s'organiser et se "professionnaliser" ET, plus grave se sachant largement repérés par les forces de l'ordre, d'intégrer qu'ils ne faisaient rien de si répréhensible. De là à apprendre qu'en France, il est question de dépénaliser le cannabis voire plus, je doute fort que la prison les guérisse.
Don't know what to do OUT OF GIVE THEM A REAL JOB.
En passant, félicitations à monsieur le Haut-commissaire pour tous ces jeunes embauchés à préparer les élections.

8.Posté par Pascal le 12/04/2017 09:07 | Alerter
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"La circonstance aggravante de trafic en bande organisée n'a pas été retenue contre les prévenus." !!!
Il y a là un problème d'interprétation majeur non ?

9.Posté par uwe le 12/04/2017 09:27 | Alerter
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@simone grand

bien d'accord ^^



10.Posté par taramea le 12/04/2017 09:30 | Alerter
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simone grand : "penser" et "faire", il y a un décalage, il ne faut pas regretter quand on a rien fait , et surtout, ne pas critiquer celui qui t'a fait ministre, alors que tu n'avais pas l'étoffe, comme disais nos "ru'au" MAMU.

11.Posté par rori hua le 12/04/2017 09:54 | Alerter
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A quoi bon ce procès ?
Sa va changer quoi ?



12.Posté par coco le 12/04/2017 10:17 | Alerter
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" trafic de cannabis qui aurait généré "des dizaines et des dizaines de millions de francs "

C'est rien comparer au dizaine de millier de milliards de la vente d'alcool qui tue.

13.Posté par natas le 12/04/2017 10:47 | Alerter
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Il faut contrôler la consommation de toute les drogues pour mettre fin au crime organisée.

C'est pas compliquer a comprendre

14.Posté par Lebo RORO le 12/04/2017 12:03 | Alerter
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lebororo
La drogue n'est pas la meilleure pour le peuple... Triste !

15.Posté par Diké le 12/04/2017 13:10 | Alerter
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Mais où sont-ils tous, "mes collègues"? Depuis 8 jours à Faa'a, plus un zombie sur la douzaine qui stagnaient en permanence sur une douzaine de spots de la commune? 150 boys au mininum évaporés.
Trop content ne plus être alpagué, raccolé, "amicalement" hellé ou insulté. Merci au gouvernement d'avoir enfin mis en place quelque chose pour ces jeunes épaves en devenir, d'avoir suivi mes conseils depuis 10 ans, ; FORMATIONS, désintoxications et Régénation des cocoteraies, lutte contre le Miconia, le taramea, la fourmi de feu...
J'espère que le PORT AUTONOME ne nous en voudra pas d'avoir utilisé une partie des 720 millions prévus pour la réfection du Parc rond point Chirac pour financer cette oeuvre sociale.

16.Posté par Le Vieux le 12/04/2017 14:20 | Alerter
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Le trafic de fleurs et beaucoup plus lucratif et moins dangereux lorsque ton ami est conseillé a la présidence ou que tu es toi même présidentes d'une association florale. Mais c'est sans compté sur la malchance et le travail d'un obscur fonctionnaire des douanes. Vous ne valez pas mieux que Pénélope, vous êtes même pire. Cupides, dangereuses pour la faune et la flore de notre pays, imbues de votre personne, de votre fonction, mais stupides comme ce n'est pas possible.

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