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Un laboratoire clandestin d'anabolisants démantelé pour la première fois en France




Paris, France | AFP | vendredi 23/09/2016 - Pour la première fois en France un laboratoire clandestin d'anabolisants a été démantelé mardi dans l'Essonne, mettant fin à un réseau de distribution dans des salles de sport, a-t-on appris vendredi auprès de la brigade des stupéfiants de la PJ parisienne.

Cela faisait un an que la brigade des stupéfiants du 36 Quai des Orfèvres enquêtait sur un réseau de vente d'anabolisants dans une dizaine de salles de sports de la capitale et qui commençait à s'étendre à la région de Nice, a expliqué à la presse le patron des "stups" Christophe Descoms.

En mars, lors d'une première vague d'interpellations, les enquêteurs avaient arrêté une infirmière qui se fournissait dans l'infirmerie de l'hôpital où elle travaillait, et quatre professeurs de sports qui revendaient les produits. "Ce sont des professeurs individuels qui revendent leurs produits à la clientèle. Ce ne sont pas les salles de sports qui vendent le produit", a souligné Christophe Descoms.

Poursuivant leurs investigations, les enquêteurs qui s'interrogeaient sur la provenance des anabolisants ont démantelé mardi le laboratoire, qui se trouvait dans un appartement de l'Essonne, en région parisienne.

Quatre personnes, trois hommes et une femmes, "les laborantins", ont été interpelés et déférés. Sur place, les policiers ont découverts 60.000 euros, 15.000 pilules, 4,5 kg de "pâte permettant de fabriquer encore cinq fois plus de pilule", des fioles et tout le matériel de fabrication, notamment une machine à stériliser les fioles.

Le trafiquants fabriquaient des anabolisants, des stéroïdes et de la testostérone. Ils se fournissaient en Chine via Internet. "Ils sont autodidactes, n'ont aucune connaissances ni médicales, ni chimiques", a insisté Christophe Descoms.

"Le laboratoire ne respectait aucun norme d'hygiène. Le dispositif de stérilisation ne concernait qu'une partie mineure de la fabrication. Les produits étaient dangereux à deux égards: parce que ce sont des produits toxiques, mais aussi parce que l'hygiène n'était pas respectée", a-t-il expliqué.

Les utilisateurs entendus par la police ont d'ailleurs signalé des "effets secondaires" comme des "douleurs, des œdèmes", a-t-il ajouté.

Le trafic devait générer "quelques dizaines de milliers d'euros chaque mois", selon les enquêteurs.

kap/mdh/pau/bma

Rédigé par () le Vendredi 23 Septembre 2016 à 05:52 | Lu 196 fois




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