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Un documentaire sur le tapa aux Marquises en préparation



Michel Charleux, connu pour ses recherches à Eiao, aux Marquises, a organisé avec Malia Gaveau, de la délégation du territoire de Wallis et Futuna, le Festival du tapa, lien culturel d'Océanie, en 2014 (photo). Il sera associé au projet de ce docu-fiction.
Michel Charleux, connu pour ses recherches à Eiao, aux Marquises, a organisé avec Malia Gaveau, de la délégation du territoire de Wallis et Futuna, le Festival du tapa, lien culturel d'Océanie, en 2014 (photo). Il sera associé au projet de ce docu-fiction.
PAPEETE, le 22 janvier 2016. Fouzia Kechkech de Neal Productions et Gisèle Bourquin, présidente de l’association Femmes au-delà des mers, sont actuellement au fenua pour préparer le tournage d'un documentaire sur le tapa aux îles Marquises. Il s'intitulera "Le tapa un lien sacré entre les femmes".

L’association Femmes au-delà des mers et la société Neal Productions préparent un documentaire sur le tapa aux îles Marquises. Ce reportage s'inscrit dans le cadre d'une série de docu-fictions de 52 minutes « Matrimoine » qui racontera la part du patrimoine qui revient aux femmes et à leur rôle dans la transmission des cultures, des langues, des arts, des artisanats, des techniques et des traditions. Le premier épisode, intitulé "Le tapa, un lien sacré entre les femmes", sera tourné aux iles Marquises. La productrice Fouzia Kechkech et Gisèle Bourquin, présidente de l'association conseillère éditoriale de la série, sont actuellement au fenua pour préparer le tournage.

Les deux femmes cherchent notamment de nouveaux partenaires ici. Elles ont déjà noué des accords avec France Télévisions, 2ir Tahiti Nui et Venedim. Mais ce projet nécessitera de nombreux moyens car il est ambitieux. Une cinquantaine d'acteurs sont ainsi prévus et la réalisation a été confiée à Laurent Bergers. Celui-ci est connu notamment pour avoir réalisé, Paris capitale du crime. Ce documentaire traité comme une fiction propose de redécouvrir et de retracer l'histoire de Paris intramuros de façon inédite. LE documentaire donnant Paris à voir au travers des grandes affaires criminelles qui l'ont ébranlée depuis le début du XXème siècle. Frédéric Diefenthal figurait au casting.

Fouzia Kechkech et Gisèle Bourquin étaient invitées jeudi à l'assemblée par les représentantes Armelle Merceron et Nicole Bouteau, et par le Conseil des femmes, notamment Maina Sage et Chantal Galenon à qui elles ont présenté leur projet. Celui-ci a reçu des encouragements de leur part.



Multiplier les échanges entre l'Outre-mer et l'Europe

Gisèle Bourquin, originaire de Martinique, souhaite mettre en avant les savoirs des femmes ultramarines.
Gisèle Bourquin, originaire de Martinique, souhaite mettre en avant les savoirs des femmes ultramarines.
Créée en 2007 par Gisèle Bourquin, originaire de Martinique, l'association Femmes au-delà des mers s'est fixé pour mission de révéler "les talents de femmes d’Outre-Mer" et de favoriser "les échanges transnationaux entre l’Outre-mer, l’Hexagone et l’Europe".
Elle souhaite "mettre en lumière l’apport des femmes d’ici et d’ailleurs dans l’évolution de notre société afin notamment d’enrichir la connaissance entre femmes de la 'planète Outre-Mer' et de l’Autre en général mais également de favoriser l’émergence de projets émanant de ces populations".

Les tissus ont supplanté le tapa

Le Festival du tapa, lien culturel d'Océanie, a eu lieu en novembre 2014. Au cours des conférences, la question de la démarche pour inscrire le tapa sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco avait été évoquée. Malia Gaveau, de la délégation du territoire de Wallis et Futuna, expliquait alors était d'entreprendre une "démarche commune, quitte à déposer une candidature multinationale, auprès de l'Unesco.
En Polynésie, le tapa a été supplanté par les tissus « plus solides, qui peuvent être mouillés et se sécher », indiquait l'ethnologue Michel Charleux. « C’est aussi ça qui a contribué à la disparition de la technique de fabrication du tapa. »

Dans les îles comme Tonga, Samoa, Fidji et Wallis et Futuna, le tapa a pourtant su conserver sa place. « Le tapa est fondamental dans les échanges, surtout dans les cérémonies coutumières importantes comme l’intronisation d'un roi ou d'un grand chef où il y a un grand tapa qui est offert », décrit Malia Gaveau. « L'échange prend alors toute sa symbolique. »

Rédigé par Mélanie Thomas le Vendredi 22 Janvier 2016 à 15:22 | Lu 1179 fois







1.Posté par simone grand le 24/01/2016 00:43 | Alerter
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J'ignorai que le tapa était immatériel.
Non seulement le tissu était préféré au tapa sur le plan pratique, mais aussi sur le plan symbolique dans les offrandes où c'est le tifaifai qui a supplanté le tapa.

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