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T-Tahiti Film Festival : faire le lien entre Mā’ohi et Māori



PAPEETE, le 4 octobre 2017 - La soirée de présentation des fictions polynésiennes et néo-zélandaises aura lieu samedi à la mairie de Punaauia. C'est l'un des temps forts de l'année pour la productrice Tiairani Drollet-Le Caill, fondatrice du T-Tahiti Film Festival. Un temps propice à l'échange et à l'établissement de liens entre deux cultures cousines.

Samedi soir, six films mā’ohi dont deux animations, cinq films māori et quatre clips (deux mā’ohi et deux māori) seront en compétition. Ils concourent dans différentes catégories : film local, clip, meilleur acteur et meilleur actrice. "Ce sont des courts-métrages de fiction", précise Tiairani Drollet-Le Caill, fondatrice du T-Tahiti Film Festival (voir encadré). Productrice, elle partage son temps entre la Polynésie française et la Nouvelle-Zélande depuis 12 ans.

Le T-Tahiti Film Festival fête ses quatre ans. Il relie deux cultures proches. "On est cousin, on a quasiment la même langue, on a les mêmes traditions, les mêmes bases", explique Tiairani Drollet-le Caill. "Les Māori parlent peut-être plus de leur histoire, leurs batailles. Ils se battent pour reprendre leur place, de façon pacifiste, en s'exprimant. Nous vivons les prémices de cela et à force d'échanges et de partages on va pouvoir faire avancer l'expression en ce sens en Polynésie."

En vivant au contact des Néo-Zélandais et à force de visionner des productions venues du pays du nuage blanc, elle constate par ailleurs une différence sur "la joie de vivre. La simplicité. En Polynésie rigole facilement, c'est plein de couleur, festif. En Nouvelle-Zélande, les messages sont plus lourds, c'est plus gris."

Plus qu'un festival, Tiairani Drollet-le Caill a souhaité tisser et entretenir des liens entre les deux pays. Elle veut encourager la production audiovisuelle, pousser un maximum de Polynésiens à s'exprimer librement, à parler de leurs particularités. "Quelles particularités? ", reprend-elle. "Le fait d'être né en Polynésie, d'y vivre. Le fait d'avoir à portée de main tout ce savoir des anciens, un savoir dont on ne mesure pas l'importance et auquel on tourne le dos. J'ai l'impression que l'on a oublié et qu'on continue à ne pas s'y intéresser alors que tous ceux qui viennent de l'extérieur voient cette richesse", indique celle qui aimerait que la particularité polynésienne soit portée à l'écran plus largement.

En attendant, elle annonce entrer en production au mois de décembre pour raconter l'histoire d'une boîte noire installée au milieu d'un village polynésien indigène dans les 1800. L'idée soufflée par Lennie Hill sera tournée à Tahiti ou dans les îles.

En plus, elle travaille à la réalisation d'un long métrage, Le Tahitien. Une histoire qui fait suite à The Lost Pearl. "On va donner la parole à quelqu'un de l'intérieur, un Polynésien, pour qu'il nous présente sa vision loin des versions occidentalisées et romantisées de l'histoire d'ici." Si tout se passe bien, ce film, co-produit par Indigitale Tahiti Production et T-Nnaty indigenous, devrait être diffusé courant 2019.

Les temps forts de l'année

Octobre: soirée de projection de courts métrage mā’ohi et māori et d’échange culturel dans le hall de la Mairie de Punaauia le Samedi 7 Octobre 2017.
Mars : sélection et l’accueil d’un réalisateur mā’ohi en Nouvelle-Zélande pour sa participation au Native Slam. Dix réalisateurs indigènes sont invités au Native Slam, ils travaillent par équipe constituées sur des sites choisis et doivent réaliser un court-métrage en 72 heures. Les productions sont ensuite diffusées lors du Native Slam. Présentation de la programmation MM au Maoriland Film Festival a Otaki, Wellington.
Juin : sélection et l’accueil d’un réalisateur mā’ohi pour la présentation de son film au Wairoa Māori Film Festival.

En savoir plus

Le site
Facebook : T-Tahiti Film Festival

20 Polynésiens formés du 8 au 11 octobre

Dans le cadre de son objectif de développement de la production et la réalisation audio-visuelles locales, Tiairani Drollet-Le Caill participe à la mise en place d'un atelier du 8 au 11 octobre. Cet atelier, co-financé par est animé par des étudiants néo-zélandais inscrits dans des écoles de cinéma et déjà auteurs de films. "Au total, vingt étudiants ont été sélectionnés en Nouvelle-Zélande et, par petits groupes ils sont allés avec du matériel dernier cri faire des ateliers à Hawaii, aux Samoa, aux Cook. Ils terminent leur périple par Tahiti du 8 au 11 octobre."

Rédigé par Delphine Barrais le Mercredi 4 Octobre 2017 à 11:41 | Lu 893 fois






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