tahiti-infos
Facebook
Twitter
YouTube
Newsletter
Rss
App Store

FENUACOMMUNICATION, Rue Charles Viénot BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel: 43 49 49

Lundi 21 Mai
7:03
I


S'inscrire

« Sous les prothèses des victimes, il y a un cœur, une vie… »



« Sous les prothèses des victimes, il y a un cœur, une vie… »
Une Association des Victimes des Prothèses PIP en Polynésie Française s'organise et appelle à la mobilisation. Elles ont transmis un article à Tahiti Infos que nous diffusons ci-dessous:

Suite au scandale des prothèses PIP révélé le 30 mars 2010, la situation vis-à-vis des porteurs de ces prothèses s’éclaircit. Des rapports sanitaires sont diligentés, le gouvernement français réagit et des groupes de personnes se mobilisent. Si aujourd’hui il y a autant d’articles sur ce sujet c’est parce qu’une grave crise sanitaire vient d’avoir lieu et ce n’est que le début.

La Sécurité Sociale française a mis en place un plan de prévention et a proposé aux personnes qui le désirent de d’explanter rapidement les implants PIP à titre de prévention. L’Etat avance le financement de ces opérations et se retournera ensuite contre tous les responsables pour le remboursement. La Nouvelle Calédonie a décidé de s’aligner à la Métropole.

Appel à la mobilisation !

Mais dans la volonté de ne pas rester sur le carreau, un groupement de personnes s’est mobilisé pour créer l’association des victimes des prothèses PIP en Polynésie Française le 11 janvier 2012. Elle en est à ses débuts et a déjà réussi à regrouper des adhérents concernés au plus près par le problème mais aussi des membres sympathisant qui se sont alliés à notre cause. Nous avons besoin de mobiliser encore plus de personnes sensibilisées à notre cause. Bien entendu, si ces personnes le souhaitent, nous garderons leur anonymat. Il ne faut pas oublier que nous sommes d’abord des victimes de la situation.

Nous ne resterons pas passifs et avons déjà mis en place des actions d’information. Le comité de suivi nous a rencontrés à travers le Docteur COJAN Bruno et le Docteur ISTRIA Nicolas le lundi 23 janvier. Ils nous ont longuement expliqué la situation à travers un historique détaillé et les prérogatives de l’Afssaps et de l’ordre des médecins.
Le lundi 30 janvier, nous avons aussi eu la visite de la DSP. Ils nous ont informés de la procédure à suivre pour le dépôt de plainte. Cette plainte sera traitée dans un premier temps par le Parquet de Papeete qui transmettra ensuite au Parquet de Marseille où une enquête a été ouverte pour « faux et usage de faux, tromperie aggravée, escroquerie et blessures involontaires ».

Rappel des recommandations

Les recommandations du comité de suivi pour les personnes porteuses de prothèses mammaires Poly Implant Prothèse implantées entre 2001 et le 30 mars 2010 (inclus) en Polynésie Françaises sont les suivantes :
- Vérifier la marque des prothèses sur la carte qui leur a été remise par leur chirurgien. En l’absence de carte, elles doivent le contacter.
- Si la carte indique qu’il s’agit d’une prothèse mammaire de la société Poly Implant Prothèse rempli de gèle de silicone, elles auront le soin de prendre RDV auprès de leur chirurgien, muni d’une échographie mammaire. Cette échographie mammaire et axillaire sera prise en charge à 70% par la caisse de prévoyance sociale. Le chirurgien leur indiquera la conduite à tenir.
- Si la carte indique que leur prothèse mammaire n’est pas de la société Poly Implant Prothèse, ou qu’elle est remplie de sérum physiologique, ces recommandations-ci ne s’appliquent pas en dehors du suivi simple qui s’effectue selon les préconisations faites par le chirurgien après la pose des implants.
Pour les femmes porteuses de prothèse mammaire de la société Poly Implant Prothèse, une explantation (retrait de la prothèse) à titre préventif sera discutée avec le chirurgien. Ce retrait ne revêt pas de caractère d’urgence.

- Pour les patientes porteuses de prothèses PIP qui ne souhaitent pas d’explantation préventive, un suivi clinique et un suivi par échographie mammaire et axillaire tous les 6 mois sont indispensables. Ces examens sont pris en charge à 70% par la CPS. Prévenez le radiologue que vous portez des prothèses mammaires pour un examen plus adapté, fragilisant le moins possible les prothèses.
- Toute rupture, toute suspicion de rupture ou de suintement de la prothèse incriminée doit conduire à son explantation ainsi qu’à celle de la seconde prothèse.


Contacts de l’association des victimes des prothèses PIP en Polynésie Française

Pour plus de renseignements sur la procédure, n’hésitez pas à contacter l’association au 35.22.68 ou par mail au association.pip_pf@yahoo.fr
L’association des victimes des prothèses PIP en Polynésie Française se réunit tous les lundis à 17h30 au Marché de Papeete, dans la salle de réunion située à l’étage, au dessus du parking privé du marché.

Si vous aussi, vous êtes victime et que vous voulez faire savoir ce que vous avez subi, envoyez-nous votre témoignage. Votre anonymat sera garanti.
Il est important que les coupables de ce scandale sanitaire soient informés de ce que les femmes ont subi et subissent encore aujourd’hui par leur faute. Il est aussi important que les personnes qui nous entourent changent leurs regards critiques contre un regard de compassion. Parce que dans cette situation, nous n’avons pas choisi ce poison. Nous sommes victimes d’une chaine commerciale basée uniquement sur le profit au détriment de l’éthique et de la santé. Mobilisons-nous !


Rédigé par J P TAHITI INFOS REPORTER le Samedi 4 Février 2012 à 14:57 | Lu 940 fois


Notez


Commentaires

1.Posté par Tamanu le 05/02/2012 12:55 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Sauf urgence médicale, le retrait des implants posés à titre esthétique, n'a pas à être supporté par la communauté !

2.Posté par emere cunning le 05/02/2012 21:54 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

On se demande encore comment ça peut arriver en France avec tous ces comités/commissions/agences de contrôle qui n'en finissent pas de débattre... de quoi?
La question ne se pose plus. Force est de constater que les enjeux économiques et le fric pèsent bien plus lourd dans leurs débats que les risques (sanitaires et autres) encourus par la population. On ferme les yeux, des fois que... ça maaaarche, les copains. Eh non, pas gagné, "économie qu'a couté cher" comme dit l'autre.
Probablement ça "les VALEURS DE certaines CIVILISATIONS SUPERIEURES à d'autres" dont le Sieur Guéant blablatait.

3.Posté par uncle sam le 06/02/2012 07:42 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

haha ce que "j'aime" chez emere, c'est son décallage ... on ne sait jamais ce qu'on va lire avec elle ! Pan dans ta face a toi, une autre fois pan pan le nain ... lol

4.Posté par Vahine le 06/02/2012 10:22 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Le non remboursement par la CPS est injuste sur le sol français. La France, la Nouvelle Calédonie avancent les frais et se retourneront contre la société PIP. La Polynésie creuse encore plus sa dé-solidarité médicale.
Ces femmes s'entretiennent plus, les autres ne s'arrêtent qu'au maquillage, aux vêtements. Tout est à l'honneur de chacune que de prendre soin d'elles.
Dans 10 à 20 ans, la chirurgie plastique deviendra aussi banale qu'est la cosmétique et la mode. Je lis souvent dans les critiques que les femmes ayant recours à la chirurgie plastique sont frustrées de leur image. Je peux dire que la majorité se sente parfaitement bien dans leur corps et ajouté un plus à leur beauté évidente n'est qu'un plus. Toutes celles dont la poitrine est volumineuse sont déjà belles, alors où est la frustration chez elles ????

5.Posté par Tehei le 06/02/2012 13:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

emere , t'as "paumé" ton yanglish ???

6.Posté par DAUPHIN le 23/02/2012 08:39 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Iaorana,
Je viens de suivre la rediffusion de votre passage dans l'émission "OI'a nei" sur TNTV... Je me suis reconnue au travers de vos discours et je souhaiterai savoir si il y à une prescription de préjudice? Car je me suis faite opérée il y à plus de &à ans me semble t il... La première nuit à mon domicile après mon opération, j'ai été admise au urgence, puis hospitalisée à l'hôpital de Mamao pour un insuffisance respiratoire dû à un début d'embolie pulmonaire !! Puis, je ne me rappelle plus très bien combien de temps après, mon sein gauche à gonflé de tel sorte que des rougeurs sont apparues et des douleurs atroces comme si on me l'arrachais... Je m'étais à l'époque rapproché par deux fois de la CPS,..
Ma question est la suivante: Est ce que je rentre dans le cadre de votre association et est ce que je bénéficierai de votre accompagnement physique et psychologique??


Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 20 Mai 2012 - 21:43 Semaine thématique « Tu’aro Beach »

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité People | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | A propos de l'espace débat | PRESIDENTIELLES 2012






Partager ce site






Depuis 1 mois les articles les plus...









Le Mini JT