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Réunion de préparation pour 19 cadres dirigeants de l’enseignement public



PIRAE, 4 août 2015 - La ministre de l’Education et le vice-recteur ont officiellement accueillis, mardi, 19 chefs d’établissements ou cadres dirigeants de l’enseignement public du second degré qui prennent leurs fonctions dès le 10 août en Polynésie française.

Les chefs d’établissements ou adjoints de direction nouvellement mutés en Polynésie française ont participé mardi à une matinée de travail dans les locaux de la Direction générale de l’éducation et des enseignements à Pirae.

Au total, 19 nouveaux chefs d’établissement prennent leurs fonctions cette semaine, dont une néo-titulaire polynésienne qui a réussi son concours en 2013 et vient d’achever ses deux années de stage en métropole à Bordeaux. Cet effectif représente un tiers des personnels de direction ou de leurs adjoints affectés sur le territoire. Tous ces fonctionnaires de l’Education ont été réunis pour affiner la préparation de la rentrée scolaire qui débutera le 10 août prochain. Ils sont affectés en Polynésie pour une mission de deux ans éventuellement renouvelable une fois.

Cette réunion s’est notamment tenue en présence de la ministre de l’Education, Nicole Sanquer, et du vice-recteur de Polynésie française, Jean-Louis Baglan.

Ces cadres de l’enseignement du second degré sont appelés à prendre, dès la rentrée d’août 2015, la direction de l’un des 35 établissements du second degré de l’enseignement public répartis sur le territoire de la collectivité. Demandeurs d’une mutation en Polynésie française, ils ont été sélectionnés parmi une soixantaine de candidats sur des critères de motivation, de compétence et d’évaluation dans leurs postes précédents. Les sélections ont eu lieu en février dernier, sur entretien, à Paris.

"Par rapport aux objectifs éducatifs du Pays, nous avons regardé les différents profils et mis en avant leur expérience en réseaux d’éducation prioritaire, dans le développement de l’école numérique, de la gestion d’internat, en somme leur parcours et leur expérience en métropole ou ailleurs", a commenté Nicole Sanquer.

Une présentation des particularités hiérarchiques du système polynésien a été faite à ses nouvelles recrues. En Polynésie française, l’Education est régie par les statuts d’autonomie de 1984 et de 2004 et par la convention décennale de 2007. Les fonctionnaires sont affectés et rémunérés par l’Etat mais placés sous la tutelle du Pays, compétent en matière d’éducation.

23000 collégiens et lycéens cette année

"L’essentiel est de faire en sorte qu’ils puissent comprendre que nous travaillons ensemble avec Mme la ministre dans la mise en œuvre de l’évolution du système éducatif", a précisé Jean-Louis Baglan. "Le deuxième point est de leur rappeler qu’ils sont des représentants de l’Etat et que j’attends d’eux une attitude digne de la mission qui leur a été confiée. Enfin, il s’est agi de leur expliquer – même si nous l’avons déjà fait à Paris avec Mme la ministre – le contexte dans lequel ils vont travailler".

Un des points importants de la politique éducative conduite par Nicole Sanquer est la lutte contre l’illettrisme et le décrochage scolaire. La ministre et le vice-recteur ont rappelé aux nouveaux arrivants à quel point ils seront des éléments importants dans le cadre de ce chantier alors que le système éducatif polynésien doit intégrer, dès la rentrée scolaire 2015-2016, trois réseaux d’éducation prioritaire "plus" (REP+), à Faa’a, Papara et aux Tuamotu.

Le chantier est d’ampleur. Le protocole national d’évaluation en fin de CM2 montre en 2014 que sur le territoire 38% des élèves souffrent d’illettrisme (contre 7% en métropole) et qu’en mathématiques un jeune Polynésien sur trois n’a pas le niveau, contre 1/10 des écoliers dans l’Hexagone. A moyens constants, ces résultats se sont aggravés depuis 2012 et placent dorénavant la Polynésie française dans les trois derniers rangs nationaux, devant la Guyane et Mayotte.
De telles évaluations posent la question du devenir des élèves au collège, en termes de décrochage scolaire. Puis dans la vie : "lorsque l’on n’a pas de diplôme il y a de fortes chances pour que l’on subisse une mauvaise insertion dans la vie professionnelle", note Jean-Louis Baglan. La synthèse des états généraux de l’outre-mer a établi en 2010 que les jeunes Polynésiens étaient 30% à sortir du système éducatif sans aucun diplôme tandis que seule 40% d’une classe d’âge accède au baccalauréat.

Un peu plus de 500 enseignants nouveaux doivent prendre leurs fonctions dès la prochaine rentrée scolaire, en remplacement de personnels en fin de mission. Plus de 23 000 élèves sont attendus à partir du 10 août prochain dans les collèges et lycées de l'enseignement public en Polynésie française.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 4 Août 2015 à 13:50 | Lu 1236 fois




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