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Randonnée du plateau des orangers : un vrai délice



PUNAAUIA, le 12 août 2016 - C'est l'une des randonnées les plus populaires de Tahiti. Chaque année, les porteurs d'oranges ouvrent les portes de la vallée de la Punaruu aux assoiffés de marche. Ces derniers, s'ils sont chanceux, peuvent même repartir avec des oranges.

Il ne faut pas se mentir, pour faire la randonnée du plateau des orangers, il faut être sportif. Au fond de l'immonde zone industrielle de la Punaruu, la vallée éponyme commence. Son point de départ ressemble à un véritable havre de paix : les feuilles de bananiers dansent au rythme du vent, le chant des oiseaux accompagne le ruissellement joyeux de la rivière.

En face des petites maisons d'où sortent des enfants rieurs, se dressent de grandes montagnes verdoyantes. Le plateau de Tamanu se cache derrière.

C'est là que les porteurs d'orange trouvent leur richesse chaque année. Une fois la rivière adjacente des habitations traversée, le chemin de randonnée s'engage. La montée est lente et parfois difficile, malgré son aménagement en serpentin. Au bout d'une demi-heure pour les plus rapides ou d'une heure pour les plus lents, l'arrivée sur le premier plateau se savoure. Le bourdonnement des abeilles s'intensifie. Les orangers ne sont pas loin.

Après une marche facile sur des chemins plats et une petite descente, le premier refuge accueille les randonneurs. Les gardiens saluent les courageux d'un sourire et leur indiquent la route à suivre. Une descente plus loin, les chercheurs d'orange retrouvent la rivière, où Il est possible de se rafraîchir avant d'entamer la montée finale.

La randonnée est parfois ombragée.
La randonnée est parfois ombragée.

Arrivée sur le refuge.
Arrivée sur le refuge.

DES ORANGES RARES

Le chemin est escarpé, parfois glissant et souvent sinueux. Après près d'une heure à crapahuter, le marcheur est récompensé par la vue. Sur le chemin de crête, les deux vallées se dévoilent. L'arrivée au plateau se fait dans la douceur. Il n'y a plus qu'à lever la tête et chercher.

Après deux semaines d'ouverture au public, les oranges se font rares sur le plateau de Tamanu. Seuls les plus téméraires et les plus connaisseurs peuvent en trouver. Pour les autres, si la chance se trouve de leur côté, ils peuvent toujours rencontrer les généreux porteurs d'orange, ravis de leur offrir une récompense. "Je suis porteur d'oranges depuis que j'ai neuf ans et aujourd'hui, j'en ai 35 ans, explique l'un d'entre eux, adossé à un arbre. Je suis content que vous ayez vu cette vallée, il faudra revenir l'année prochaine si ça vous a plu!"

Pour ceux qui souhaitent encore découvrir cette vallée, son plateau et peut-être cueillir quelques oranges, il faut se dépêcher. La randonnée ferme le 28 août prochain.

Pratique

Des randonnées sont organisées par l'association des porteurs d'oranges moyennant une rétribution de 1000 Fcfp par randonneur (âgé de plus de 13 ans).
Renseignements : Maurice Barsinas, trésorier de l'association (tél. : 87 20 04 15)
La randonnée peut se faire sur deux, voire plusieurs jours. Pour ceux qui souhaitent la faire sur une journée, il faut compter entre 8 et 10 heures de marche aller/retour.

Randonneurs pollueurs?

La vallée de la Punaruu est un véritable bijou de la nature offert par des locaux amoureux de leur terre. Cependant, à ne pas y faire attention, le bijou pourrait, un jour, ne plus être aussi resplendissant. Au milieu de cette multitude de couleurs et senteurs naturelles, se trouvent, ici et là, étalés sur le sol, des déchets. Laissés ou égarés, supposons, par des randonneurs peu soigneux, ils sont la perte annoncée d'un privilège. Papiers de gâteaux, bouteilles en plastique ou encore canettes de bière (hélas non! Cela n'a pas encore été reconnu comme un bon fertilisant!), la vallée de la Punaruu est décorée de bien des détritus. "Il y a des personnes, regroupées en association, qui viennent nettoyer le site de temps en temps", indique un randonneur. Une louable initiative, certes. Mais n'est-ce pas un peu triste tout de même? Les randonneurs assoiffés de grand air et de beaux paysages ne peuvent-ils pas se responsabiliser eux-même?

Rédigé par Amelie David le Vendredi 12 Août 2016 à 06:00 | Lu 8218 fois






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