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Promotion : 22 commerçants chinois découvrent la perle de Tahiti



Le groupe de commerçants chinois est en Polynésie jusqu’au 11 novembre à l’initiative de l’antenne hongkongaise de Tahiti Pearl association of french polynesia.
Le groupe de commerçants chinois est en Polynésie jusqu’au 11 novembre à l’initiative de l’antenne hongkongaise de Tahiti Pearl association of french polynesia.
PAPEETE, 5 novembre 2015 - Un groupe de 22 commerçants chinois est en Polynésie pour une dizaine de jours dan sle cadre d’un voyage promotionnel sur le thème de la perle de Tahiti. Quatre enchères de perles ont actuellement lieu à Tahiti où 714 000 perles sont mises en vente.

Ce voyage à la découverte de la perle de Tahiti est organisé à l’initiative de Tahitian pearl association of french Polynesia (TPAFP) et de son antenne de Hong Kong (TPHK). Pendant une dizaine de jours, le groupe va être transporté à la découverte de divers aspects du secteur perlicole polynésien. Jeudi, ces 22 commerçants chinois ont notamment visionné les perles mises aux enchères par Tahiti Pearl Auction. Dans l’après-midi une visite leur était donnée du musée de la perle. Vendredi, direction les Tuamotu à la découverte de fermes perlières.

"Ce sont des détaillants ou des grossistes de Hong Kong et de Shenzhen", explique Aline Baldassari-Bernard, présidente de TPAFP. "Ils ont été sélectionnés pour leur importance dans le commerce de la perle et du luxe, mais aussi parce qu’ils ne travaillent pas encore avec la perle de Tahiti. TPHK les a sélectionné parce qu’ils sont en capacité de faire du volume. Ils vont donc découvrir notre perle de Tahiti. Et le le meilleur moyen c’est de les plonger dedans à travers la découverte de fermes perlières et de tout ce qui participe à l’environnement de ce produit".

TPAFP est une association constituée sous le régime juridique de la loi de 1901 en septembre 2013, peu après la fermeture de la Maison de la perle. Elle organise des actions de promotion de la perle de Tahiti et dispose d’antennes sur les marchés japonais et chinois. Un budget annuel de 52 millions Fcfp lui est alloué en 2015 pour conduire ses actions.

La présence de ce groupe chinois, en Polynésie début novembre, est opportune. Il se trouve que jusqu’au 11 novembre prochain, quatre ventes aux enchères de perles sont organisées à Tahiti. De mardi à jeudi derniers, Robert Wan a soumis 80 000 perles. La vente Tahiti Pearl Auction occupe du 2 au 11 novembre le deuxième étage de l’immeuble de la CCISM à Papeete. 160 000 perles sont mises aux enchères. Poe O Tahiti Nui met de son côté en vente jusqu’au 9 novembre 186 000 perles dans les locaux de l’ancienne Maison de la perle, sur le front de mer. Le GIE Poe O Rikitea présente de son côté 288 000 perles, immeuble Papineau jusqu’au 10 novembre. Avec les enchères de mars et juillet, celles de novembre sont un des trois temps forts annuels du commerce de la perle. D’ici à mercredi prochain, 714 000 perles auront été proposées aux enchères à Papeete. Une trentaine de négociants étrangers sont actuellement sur place pour l’occasion.

La date est choisie et les espoirs sont grands dans un secteur de la perle qui s’effondre lentement depuis plus de 20 ans, et est aujourd’hui autour de 500 Fcfp le gramme. Ce prix, Aline Baldassari le considère juste "viable pour ceux qui ne déclarent pas leur personnel, ne payent pas leur concession, font travailler les enfants et font du troc avec les greffeurs… Pour eux, c’est bon : ils n’ont que le prix du nucléus. Mais pour les autres, il faudrait que ce soit au moins 1 000 Fcfp le gramme".

La Polynésie compte aujourd’hui 300 à 350 producteurs de perle (hors producteurs de nacres). Deux pays constituent l’essentiel du marché à l’export : le Japon importe 50 % du volume global et Hong Kong 46 %.

Trouver de nouveaux clients est un des crédos de TPAFP, dans un contexte où les volumes de vente se contractent sans cesse : "C’est dû beaucoup aux problèmes rencontrés par nos acheteurs traditionnels : la baisse du Yen au Japon ; les problèmes de corruptions en Chine", estime la présidente de l’organisme. "La baisse de consommation sur ces deux marchés traditionnels se répercute naturellement chez nous. On dépend de l’export à 95%. Cette année, je pense que ça ne s’améliorera pas. D’autant que nous avons en interne à faire avec des problèmes de réglementation obsolète".

L’évolution réglementaire est son autre cheval de bataille dans un secteur de la perle où règne une "anarchie totale", pour Aline Baldassari. "Ca fait 8 ans qu’on se bat pour modifier la délibération 2005-42, sans succès. Depuis 2012, nous en sommes au quatrième ministre en charge de la perle. Teva Rohfritsch donne l’impression d’être réactif. Mais il est très occupé, comme l’ensemble du gouvernement. Ce n’est pas facile. On essaye d’avancer. La réglementation est obsolète : les marchés ont évolué ; nous-même les producteurs nous avons évolué. Les frais à l’export sont énormes. On a besoin de revoir les choses et, je pense, de favoriser la valeur ajoutée, sur ce marché. La perle brute c’est une chose, mais il y a aussi tout ce qui concerne la bijouterie, l’artisanat… Il faut encourager tout cela". Elle ajoute : "Et puis il faut contrôler la production. On ne sait pas aujourd’hui combien de perles sont produites en Polynésie chaque année. Au bout de 40 ans, on n’en sait toujours rien. Il y a des statistiques à l’export, mais ce ne sont pas forcément les perles de l’année. Il me semble que la future loi du Pays prendra cette dimension statistique en compte. On avance sans aucune visibilité".

En dépit de tous ces problèmes, l’industrie de la perle demeure le premier secteur à l’exportation. En 2014, les exportations de perles ont généré 8,5 milliards Fcfp et pour un peu plus de 10 tonnes. Il y a 20 ans c'était plus du double en chiffre d'affaires pour le même volume. Mais depuis le monde a changé. Et la promotion est plus que jamais indispensable. TPAFP dispose de 52 millions Fcfp pour partir à l'assaut de la planète.


Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 5 Novembre 2015 à 15:15 | Lu 707 fois





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