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Professeurs stagiaires: d’un syndicalisme sans échine ?




Les professeurs stagiaires réunis devant le TA le 7 septembre dernier
Les professeurs stagiaires réunis devant le TA le 7 septembre dernier
D’un syndicalisme sans échine ?
C’est l’honneur de la République de continuer à former de plus en plus les jeunes polynésiens au niveau universitaire pour qu’ils exercent leurs compétences au service de leur collectivité. Mais on se couvre d’infamie lorsqu’on accepte les propos d’une syndicaliste ‘chargée de communication’ dont le titre dans vos colonnes, au sujet des enseignants stagiaires, parle de lui-même ‘IL FAUT SE PLIER A SON AFFECTATION’.

On a l’étrange impression de lire un discours récent de certaines autorités de l’Etat pourtant rappelées clairement aux respects du droit par le tribunal administratif de Papeete et qui, mauvais perdants, refuseraient de se PLIER, de bonne foi, à l’exécution d’une décision de justice.
Contrairement à l’idée que l’on répand, par commodité, par jalousie ou ignorance, les professeurs stagiaires ne sont pas des enfants gâtés. Ce sont des jeunes qui ont fourni des années de travail intense, certains ont déjà été contractuels et ont ‘galéré’ avant de réussir leur concours. Chaque adulte, digne de ce nom, se doit de défendre cette jeunesse qui œuvre pour acquérir des compétences nécessaires afin de contribuer au développement du Pays.

Ces jeunes ne demandent qu’une chose : que le ministère de l’éducation nationale respecte à leur égard, comme il l’a fait dans les autres collectivités d’outre-mer, les règlements en vigueur sur l’affectation des stagiaires qu’il a lui-même édictés. Tous ces professeurs stagiaires obéissent, en effets, aux critères, qui n’ont rien de nouveau, de la note de service ministérielle du 24 mars 2011, publié au BOEN pour être affectés en Polynésie française et c’est bien ce qu’a clairement rappelé le tribunal administratif. Ce point est essentiel, tout le reste n’est que mauvaise littérature.

Dans ces conditions, n’est-il pas singulier qu’un syndicat qui est censé se DRESSER contre les excès de pouvoir, pour protéger ces jeunes, leur demande de se PLIER à une décision arbitraire dont le TA a relevé qu’elle est entachée d’irrégularités ?
Cet entretien, quelque peu menaçant et méprisant pour les jeunes et la justice, illustre une méconnaissance de la réalité et l’incohérence, nées, dans le meilleur des cas, d’une mauvaise information (émanant de qui ? et pourquoi ?).
Menaçant, car intimidant, il l’est, étant donné qu’on nous explique que les stagiaires sont en report de stage exceptionnel d’un an et qu’il faut qu’ils se plient à une nouvelle affectation, le cas échéant, en France métropolitaine. Or, l’article 2 de la décision du T.A. demande au ministre de l’éducation nationale de prendre une nouvelle décision sur la base des critères d’une note de service permettant leur affectation en Polynésie française et que les stagiaires en question respectent tous. Le monde à l’envers ! Se plier aux menaces ?
Méprisant et fallacieux, il l’est aussi, car on nous explique que la formation réalisée en Polynésie n’offrirait pas toutes les garanties pour valider l’année de stage. Curieuse rengaine réchauffée ! Comment justifier qu’une formation capable d’offrir des garanties à dix-neuf stagiaires affectés en Polynésie française ne le pourrait pas pour les quinze autres qui suivront la même formation ? Une fois de plus il est manifeste que la Polynésie française est, elle seule, ciblée pour des motifs qui n’ont en réalité rien de pédagogique. Se plier à l’irrationnel ?
Méprisant, il l’est encore plus lorsqu’on nous explique qu’il n’est pas évident pour les Polynésiens de passer les concours nationaux dont les épreuves se déroulent en pleine nuit, alors qu’on abandonne quinze sur quarante d’entre eux qui viennent de fournir cinq années d’efforts intenses pour les réussir. Se plier au mépris ?
Le syndicalisme enseignant n’est pas un syndicalisme comme un autre, il défend l’école qui est censée répondre à un besoin fondamental de la société et des individus : préparer les générations nouvelles à s’insérer dans le système tout en contribuant à l’épanouissement de chacun… il n’y a aucun profit, on travaille pour le bien public et pour celui des élèves. On accepte volontiers de limiter la défense de nos intérêts corporatifs mais pas pour se plier à l’arbitraire.

Est-Il étonnant, dans ces conditions, que les jeunes qui débutent dans la carrière n’aient plus aucune confiance dans ce type de syndicalisme enseignant qui bat de l’aile. Est-il surprenant qu’ils s’éloignent d’un syndicalisme qui leur conseille de se plier plutôt que de les défendre dans un juste combat emblématique qu’ils mènent ? Comment peuvent-ils adhérer à un syndicalisme qui aura courbé l’échine devant l’inacceptable et perdu toute légitimité par des propos indignes. « Faut-il être servile et élever nos enfants pour qu’un tyran en fasse des soldats, pour qu’il les mène à la guerre, à la boucherie, qu’il les rende ministres de ses convoitises et exécuteurs de ses vengeances » ? Certains y veillent sûrement !

Rédigé par MT le Mercredi 14 Décembre 2011 à 20:11 | Lu 574 fois


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Commentaires

1.Posté par filia le 17/12/2011 09:18 | Alerter
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Bravo et encore bravo pour avoir répondu brillamment à l'article de ces "syndicalistes" de pacotille .... rien de moins que des perroquets qui régurgitent un discours tout fait par manque peut être d'avis personnel éclairé, ou (et) par peur de voir des gens compétents leur ravir leurs postes ??

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