MOSCOU, 20 juin 2012 (AFP) - Un tribunal de Moscou a refusé mercredi de remettre en liberté trois jeunes femmes arrêtées il y a quatre mois et qui encourent jusqu'à sept ans de prison pour une "prière punk" anti-Poutine dans la cathédrale de Moscou, malgré les protestations.
Le tribunal Taganski de Moscou a prolongé une nouvelle fois d'un mois la détention provisoire des trois jeunes femmes du groupe de punk rock Pussy Riot, jusqu'au 24 juillet, a indiqué l'agence publique Ria Novosti.
Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles l'actrice Tchoulpan Khamatova, s'étaient rassemblées devant le tribunal pour réclamer leur remise en liberté.
Cinq sympathisants au visage grimé ont été interpellés après avoir entrepris de chanter la "prière punk" interprétée par les jeunes femmes en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, et intitulée "Marie mère de Dieu, chasse Poutine !", selon Itar-Tass.
Une vingtaine de manifestants ont été interpellés au total, a indiqué la police.
Des manifestants hostiles aux trois jeunes femmes, qu'ils accusent de blasphème, étaient également présents.
Le 21 février, avant l'élection présidentielle du 4 mars remportée par Vladimir Poutine, cinq jeunes femmes encagoulées et munies d'appareils de sonorisation s'étaient introduites dans la cathédrale et avaient chanté leur prière punk devant l'autel.
Les images ont été ensuite publiées sur l'internet.
Les autorités russes n'ont pu identifier que trois d'entre elles, et les ont placées en détention provisoire sous l'accusation de "hooliganisme", passible de sept ans de prison.
Une des trois détenues, Nadejda Tolokonnikova, a souligné que l'action de son groupe Pussy Riot "dénonçait la collusion de l'Eglise et de l'Etat".
Leur performance a suscité l'indignation de nombreux croyants en Russie.
Amnesty International et l'ONG russe Mémorial ont réclamé leur libération, et le délégué pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin Vladimir Loukine a demandé une attitude "chrétienne" à leur égard, alors que le patriarcat de l'Eglise orthodoxe a souhaité les voir sévèrement punies.
Le tribunal Taganski de Moscou a prolongé une nouvelle fois d'un mois la détention provisoire des trois jeunes femmes du groupe de punk rock Pussy Riot, jusqu'au 24 juillet, a indiqué l'agence publique Ria Novosti.
Plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles l'actrice Tchoulpan Khamatova, s'étaient rassemblées devant le tribunal pour réclamer leur remise en liberté.
Cinq sympathisants au visage grimé ont été interpellés après avoir entrepris de chanter la "prière punk" interprétée par les jeunes femmes en février dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, et intitulée "Marie mère de Dieu, chasse Poutine !", selon Itar-Tass.
Une vingtaine de manifestants ont été interpellés au total, a indiqué la police.
Des manifestants hostiles aux trois jeunes femmes, qu'ils accusent de blasphème, étaient également présents.
Le 21 février, avant l'élection présidentielle du 4 mars remportée par Vladimir Poutine, cinq jeunes femmes encagoulées et munies d'appareils de sonorisation s'étaient introduites dans la cathédrale et avaient chanté leur prière punk devant l'autel.
Les images ont été ensuite publiées sur l'internet.
Les autorités russes n'ont pu identifier que trois d'entre elles, et les ont placées en détention provisoire sous l'accusation de "hooliganisme", passible de sept ans de prison.
Une des trois détenues, Nadejda Tolokonnikova, a souligné que l'action de son groupe Pussy Riot "dénonçait la collusion de l'Eglise et de l'Etat".
Leur performance a suscité l'indignation de nombreux croyants en Russie.
Amnesty International et l'ONG russe Mémorial ont réclamé leur libération, et le délégué pour les droits de l'Homme auprès du Kremlin Vladimir Loukine a demandé une attitude "chrétienne" à leur égard, alors que le patriarcat de l'Eglise orthodoxe a souhaité les voir sévèrement punies.









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