TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49



Perpignan: huit ans de prison pour une épouse meurtrière de son mari violent




Perpignan, France | AFP | mercredi 09/11/2016 - Une sexagénaire a été condamnée mercredi à huit ans de prison par la cour d'assises des Pyrénées-Orientales pour le meurtre en 2014 de son mari violent et alcoolique qui la rouait de coups et la traitait de "grosse truie".

Quinze ans de réclusion criminelle avaient été requis contre Béatrice Marion, 67 ans dont 47 "sous l'emprise" de son mari. L'accusée a toujours reconnu l'avoir tué d'une balle dans la tête avec le revolver 357 Magnum qu'il lui avait acheté.

"Les coups au début, ce n'était pas permanent, je pensais que ça allait changer", avait déclaré lundi la sexagénaire, au premier jour d'audience. "Je ne voulais pas qu'il aille en prison, et puis, il ne m'a jamais cassé un membre, je n'ai jamais été hospitalisée", a ajouté la veuve qui se savait "trompée".

"Et votre poignet brisé?" a demandé le président. "Ça, ce n'était pas grave. Oui, il m'a cassé le cadre photo du mariage de mon fils sur la tête mais il ne m'a pas fendu le crâne. En fait, mon mari était nerveux, impulsif. C'est moi qui l'énervait, je le poussais à bout", a-t-elle répondu.

L'accusée a expliqué avoir été coupée des siens et de tout contact avec leur fils, belle-fille et petites-filles, quand son mari "violent" s'était mis "à beaucoup boire". Début 2014, "c'est devenu catastrophique, il mélangeait l'alcool et les médicaments", a poursuivi Mme Marion.

"Quand on rentrait, il buvait et moi je nettoyais les armes", a-t-elle ajouté. "Il y a eu beaucoup de problèmes qui font que l'on est arrivé à cette catastrophe. J'ai fait ce geste que je regrette énormément", a-t-elle avoué.

Les faits ont eu lieu dans le salon du domicile familial, à Perpignan, le 26 avril 2014, jour du 68e anniversaire de la victime.

La veille des faits, l'époux l'avait réveillée, au milieu de la nuit comme souvent, en lui assénant quatre coups sur le crâne. Sous les invectives et les coups, la sexagénaire avait appelé la police et réclamé l'hospitalisation d'office de son mari. Mais celui-ci ayant refusé, elle était partie à l'hôtel, avant de revenir le lendemain avec une boîte de friandises comme cadeau d'anniversaire.

"Il a répété qu’il allait me tuer, me saigner", alors "j'ai levé la main, j’ai tiré", a-t-elle encore dit mardi.

Quand le président l'a interrogée sur ce qu'elle a ressenti, l'accusée a simplement répondu: "J’étais inerte. Complètement vide. J’avais l’impression de rêver, d’être une simple spectatrice. Je n’ai pas perçu la détonation mais j’ai entendu le silence."

Rédigé par () le Mercredi 9 Novembre 2016 à 05:33 | Lu 175 fois




Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance