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Partenariat rare entre des oiseaux sauvages et les humains pour trouver de la nourriture



Washington, Etats-Unis | AFP | jeudi 21/07/2016 - Des tribus en Afrique utilisent des cris pour solliciter certains oiseaux afin qu'ils les guident vers des ruches sauvages, un exemple unique de coopération entre l'homme et des animaux sauvages, révèle une recherche jeudi.

On sait depuis longtemps que ces oiseaux, les indicateurs (indicatoridés), aident les humains en Afrique notamment à repérer des ruches dans la forêt pour accéder à la cire dont ils raffolent, sachant que l'homme chassera de son côté les abeilles agressives en les enfumant pour récupérer le miel.

Cet échange de bons procédés existe aussi avec le ratel, un petit carnivore d'Afrique ressemblant au blaireau, qui ouvre les ruches avec ses griffes puissantes pour dévorer le miel, laissant la cire aux indicateurs.

Mais on ne savait pas vraiment si ces oiseaux sauvages répondaient aussi aux appels des hommes.

Les humains ont dressé plusieurs espèces pour les aider à trouver de la nourriture, dont surtout les chiens, les faucons et les cormorans mais une coopération avec des animaux sauvages sans dressage est très rare, relèvent ces scientifiques.

Les indicateurs, dont la taille varie de dix à vingt centimètres, font un cri pour attirer l'attention des humains ou des ratels avant de voler d'arbre en arbre pour montrer la direction d'une ruche.

"Ce qui est remarquable dans cette relation entre les indicateurs et l'homme c'est qu'elle montre des animaux sauvages agissant de leur propre gré dans leurs échanges avec les humains, un comportement qui a probablement résulté d'une évolution par la sélection naturelle pendant plusieurs centaines de milliers d'années", selon Claire Spottiswoode, une ornithologue de l'université de Cambridge au Royaume-Uni et de l'université du Cap en Afrique du sud.

Elle est le principal auteur de cette étude parue dans la revue américaine Science.

- Dauphins et pêcheurs -
Ces scientifiques ont pu montrer que ces oiseaux étaient capables de répondre aux signaux lancés par les humains qui les sollicitent, créant une communication dans les deux sens.

Travaillant avec des chasseurs de miel chez des populations Yao dans la réserve naturelle nationale de Niassa au Mozambique, ils ont fait des tests pour vérifier si les indicateurs pouvaient distinguer les appels spécifiques des humains sollicitant leur aide des autres sons émis par les hommes, et y répondre correctement.

Le cri utilisé par ces chasseurs de miel Yao, transmis depuis de nombreuses générations, est un trille fort suivi d'un bref grognement que les chercheurs ont enregistré avec un magnétophone.

Ils ont également enregistré deux autres cris différents dont un produit par ces chasseurs de miel et un autre par des oiseaux d'une espèce différente.

Quand ils ont reproduit ces sons dans la nature le cri traditionnel appelant les indicateurs a triplé les chances d'être guidé par ces oiseaux vers une ruche (de 16% à 54%) comparativement aux deux autres sons.

Dans d'autres partis du continent africain comme en Tanzanie, les chasseurs de miel utilisent aussi avec succès un sifflement mélodieux, notent les auteurs.

Ce partenariat entre les hommes et les indicateurs avait été observé au moins depuis 1588 selon les écrits d'un missionnaire portugais dans ce qui est aujourd'hui le Mozambique.

Il décrivait alors un petit oiseau brun qui rentrait dans l'église pour manger la cire des bougies et qui avait aussi l'habitude d'attirer l'attention des hommes en criant et en volant d'arbre en arbre vers des nids d'abeilles.

La seule autre collaboration connue de cette nature est celle avec les dauphins. Ils chassent des bancs de mulets vers des filets de pêche de manière à attraper davantage de poissons pour eux-mêmes.

"Il serait fascinant de savoir si les dauphins répondent aussi à des cris spécifiques des pêcheurs sollicitant leur aide comme le pensait Pline l'Ancien il y a près de deux mille ans", relève la professeur Spottiswoode.

js/are

Rédigé par () le Jeudi 21 Juillet 2016 à 11:56 | Lu 1185 fois





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