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Musclé face aux crises, le dernier budget du quinquennat pour l'agriculture voté à l'Assemblée




Le dernier budget pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt du quinquennat Hollande, en forte hausse principalement face aux crises multiples, a passé jeudi le cap de la première lecture à l'Assemblée, après un débat traversé de nombreuses inquiétudes pour ce secteur.
Soutenu globalement à gauche, malgré quelques réserves, il a été rejeté par la droite et le centre, lors de l'examen du projet de loi de finances 2017 en première lecture.
Marqués par les crises tous azimuts et les chocs climatiques, les crédits 2017 affichent un bond de 15% à 5,12 milliards d'euros, notamment pour financer une réduction de cotisations sociales, accordée aux agriculteurs pour "redonner de la compétitivité", a souligné le ministre, Stéphane Le Foll.
Outre les missions liées à l'agriculture proprement dite (à hauteur de 3,1 milliards), cette somme abonde l'enseignement et la recherche dans le domaine agricole, avec l'"engagement tenu" de plus de 1.000 créations de postes depuis 2012, a notamment vanté ce proche de François Hollande.
La rallonge pour 2017, qui marque une hausse de 700 millions par rapport au budget 2016, intègre le financement de 7 points de baisse de cotisations, soit 480 millions d'euros, pour continuer à assurer le budget de la Mutualité sociale agricole.
S'il a salué une "inversion de tendance" du budget allant "dans le bon sens" et accordé quelques bons points, le centriste Thierry Benoît a relativisé la hausse et pointé des "lacunes".
"Au-delà de l'accumulation de plans d'urgence, nécessaires mais plutôt centrés sur le court terme, les agriculteurs attendent un sursaut véritable sur les restructurations de filières et les prix", selon cet élu d'Ille-et-Vilaine.
 

- Craintes sur le Ceta -

 
 
Pour LR, Antoine Herth (Bas-Rhin) a jugé le "discours louangeur" de la majorité loin du "crépuscule de l'agriculture".
Plusieurs orateurs ont relayé les difficultés aiguës des agriculteurs, dues aux retards de versements des aides de la politique agricole commune (PAC), cet agriculteur de profession parlant de "scandale d'État". Le ministre a notamment rappelé l'engagement gouvernemental à allouer les avances de trésorerie.
Face aux craintes soulevées par un socialiste sur le traité de libre-échange Ceta UE/Canada, M. Le Foll s'est aussi voulu rassurant : la France pourra "défendre sa spécificité des indications géographiques protégées"; les clauses de sauvegarde sont possibles sur les ouvertures de certains marchés; et "pas d'importation de viande si produite avec des hormones de croissance".    
Face aux tentatives diverses de débloquer ou redéployer des fonds, par exemple pour soutenir les projets alimentaires territoriaux et circuits courts (écologistes non inscrits, UDI, PRG) ou aider davantage les agriculteurs obligés de se reconvertir (PRG, écologistes non inscrits), le ministre a épinglé des "Messieurs et Madames plus", défendu les efforts engagés, et opposé son "sérieux budgétaire".
"Charles-Amédée, quand même, vous qui êtes sérieux avec les dépenses publiques (...) Le jour où vous allez devenir ministre de l'Agriculture, si ça arrive, vous verrez, ce n'est pas facile", a glissé en souriant M. Le Foll à Charles de Courson (UDI). 
Tous les amendements ont été rejetés ou retirés, mais les élus ont rappelé leurs vives préoccupations, notamment pour les "très dures" reconversions des agriculteurs, surtout après 50 ans, ou pour leurs retraites "trop basses".  

avec AFP

Rédigé par RB le Jeudi 3 Novembre 2016 à 05:06 | Lu 214 fois




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