Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter

FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49


Moorea : cinq ans de prison dont trois avec sursis pour "l'amateur de lolitas"



PAPEETE, le 22 novembre 2016 - En 2013, à Moorea, sept mineures ont été abusées et corrompues par un policier municipal de 28 ans. Le tribunal correctionnel l'a condamné à de la prison et à l'interdiction d'exercer un métier en rapport avec des mineurs.

Trois ans après les faits, le papa d'une des victimes a du mal à contenir sa colère à la barre du tribunal. Lui, par qui toute l'histoire a commencé. Cet habitant de Moorea et père d'une jeune fille de 15 ans dépose plainte à la gendarmerie en 2013. Il considère que sa fille a été abusée par un jeune homme de l'île, âgé de presque 28 ans. De fil en aiguille, les gendarmes découvrent que l'intéressé est impliqué dans des histoires similaires avec sept adolescentes, âgées de 15 ans ou moins.

Pendant plusieurs semaines, le jeune homme use de son statut, celui de policier municipal, et de sa popularité de DJ, pour s'entourer de mineures. Le muto'i va les chercher en voiture à la sortie du collège, leur propose de boire de l'alcool et de les emmener en boîte de nuit. Il profite à plusieurs reprises de cette situation pour les attoucher ou les agresser sexuellement. "Vous leur avez proposé de venir les chercher et de les emmener en boîte et l'une d'elles à coucher avec vous pour vous remercier", décrit le président du tribunal.

UN "ADULESCENT"

A la barre, le prévenu, petit et trapu, se défend timidement : "J'ignorais son âge, elle m'a menti… Quand je lui ai demandé, elle m'a dit qu'elle avait 18 ans." Face à cette réponse, le président interroge : "Comment pouviez-vous ignorer son âge alors que vous étiez, à l'époque, policier municipal et que vous voyiez ces jeunes filles à la sortie du collège?" Le prévenu ne dit mot. "Une des victimes a même expliqué aux gendarmes que vous aviez menacé de la laisser sur place si elle ne faisait pas ce que vous vouliez", ajoute le président.

A la lecture du procès verbal, il ressort que le prévenu est attiré par les filles bien plus jeunes que lui. "On dirait que vous êtes un amateur de lolitas, vous aimez vous en prendre à des jeunes filles qui ont la moitié de votre âge."

L'expertise psychiatrique menée sur l'intéressé révèle que chez lui "le plaisir de séduire prime sur le plaisir sexuel". L'expert le qualifie d'"adulescent". Un qualificatif sur lequel l'avocate du mis en cause va baser sa ligne de défense. "Dans sa tête, mon client est un adolescent. Il n'a pas choisi ces filles parce qu'elles avaient moins de 15 ans. Il n'a pas considéré ce qu'il faisait comme une infraction. Vous n'avez pas à juger un pervers, vous avez à juger une personne immature", avance l'avocate.

Trois ans après les faits, le prévenu explique désormais se méfier des jeunes filles. Peu de temps après l'exposition de cette histoire au grand jour, il a démissionné de la police municipale et a arrêté d'exercer comme DJ. "Je veux me reconstruire", lâche-t-il devant la cour.

"IL A PROFITÉ DE SON AUTORITÉ"

L'avocate d'une des sept victimes, désigne le prévenu comme "narcissique, manipulateur et menteur". Sa cliente, désignée par le prévenu comme sa petite amie, a réfuté cette affirmation. "A l'entendre, on a l'impression que ce sont ces jeunes filles qui sont tombées amoureuses et qui lui ont demandé de leur faire toutes ces choses", lance-t-elle. Ses confrères enfoncent le clou : "Il a profité de son autorité en tant que policier municipal pour corrompre ces jeunes fille."

Reconnu coupable, le trentenaire a été condamné à cinq ans de prison dont trois avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve. Il a reçu l'interdiction d'entrer en contact avec les victimes et d'exercer une activité avec des mineurs. Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. L'agresseur devra indemniser les victimes à hauteur de 150 000 francs à 800 000 francs.

Rédigé par Amelie David le Mardi 22 Novembre 2016 à 16:43 | Lu 5289 fois






1.Posté par rugbys83 le 22/11/2016 20:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

"Dans sa tête, mon client est un adolescent. Il n'a pas choisi ces filles parce qu'elles avaient moins de 15 ans. Il n'a pas considéré ce qu'il faisait comme une infraction. Vous n'avez pas à juger un pervers, vous avez à juger une personne immature", avance l'avocate.
J'espère qu'elle a une ou plusieurs filles et qu'elles vont subir cela,ensuite je lui demanderai ce qu'elle en pense.
Pour l'instant elle n'est pas concernée directement.

2.Posté par Vai le 23/11/2016 09:47 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

Je te trouve très dur avec elle. Tu ne devrais pas souhaiter le malheur parce que tu es en désaccord avec quelqu'un. C'est son métier d'essayer de le défendre, même si elle n'en a pas envie. Ce n'est certainement pas une raison pour dire ça. Qu'est ce qui se passerait si c'était toi qui était concerné ?

3.Posté par patis le 23/11/2016 17:04 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler

L'article aguicheur commence par " L'amateur de Lolitas:Nymphette, minette, gigolette (masculin gigolo) jeune fille aguicheuse. N'est-ce pas déjà rejeter la faute sur les jeunes filles? C'est le juge ou le président qui a dit ça?
2ans ? C'est rien! Le prévenu explique désormais se méfier des jeunes filles, va falloir qu'il se méfie aussi des beaux tane tatoués dans les douches de Nuutania !!!

Signaler un abus

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance