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Mars 2015 dans le rétro : de la visite de George Pau-Langevin à la fermeture de l'hôtel Hawaiki Nui



La ministre des Outre-mer passe trois jours en Polynésie

A Rurutu (Australes), George Pau-Langevin encadrée par Frédéric Riveta et Edouard Fritch est accueillie avec chaleur par les habitants.
A Rurutu (Australes), George Pau-Langevin encadrée par Frédéric Riveta et Edouard Fritch est accueillie avec chaleur par les habitants.
George Pau-Langevin est venue en visite officielle du lundi 9 au mercredi 11 mars. Trois jours au pas de course à Tahiti mais aussi aux Australes et aux Tuamotu.
Nouveau Contrat de projets 2015-2020 ratifié, écoute attentive aux problématiques des communes associées de Polynésie et de leur mode de scrutin, dialogue constructif pour le retour de l'Etat au financement du régime de solidarité polynésienne qui était confirmé quelques mois plus tard, le voyage officiel de George Pau-Langevin a été fructueux au moins pour les échanges avec les élus locaux et une bonne perception, par Paris, du territoire, ses spécificités, ses difficultés et de ses atouts aussi. En revanche, neuf mois plus tard et en dépit des engagements, la rétrocession des terrains militaires désormais inoccupés aux communes dans le cadre du Contrat de redynamisation des sites de défense (CRSD) n'est pas encore effective. Ce devrait toutefois être fait en début d'année 2016. "Un ministre qui vient dans une collectivité, c'est toujours une bonne chose, cela lui permet de voir in situ les conditions de vie des habitants", commentait Jean-Christophe Bouissou, porte-parole du gouvernement polynésien après le départ de la ministre des Outre-mer. "Pour nous, Polynésiens, c'est l'assurance d'avoir un interlocuteur en face qui comprend la situation de la Polynésie."


Il tente de poignarder sa femme, brûle sa maison et se pend
Un fait divers tragique a endeuillé Mahina le lundi 2 mars. Après une dispute de couple, un homme a tenté d'égorger son ex-compagne. Il a ensuite incendié sa maison avant de mettre fin à ses jours.

Le quartier de Tirao, au pied de la pointe du Tahara'a côté Mahina, est sous le choc. Une maison partie en fumée, une femme à l'hôpital et un homme qui s'est donné la mort, tout ça en moins d'une heure : un lundi matin particulièrement violent dans ce quartier populaire habituellement très calme.
René, un habitant de Arue est le premier témoin de la scène. "Il y a une femme qui est sortie de la cour avec un coupe-coupe à la main, un grand couteau, toute en sang. Elle avait une coupure au niveau de la gorge et de la main. Elle m'a demandé du linge pour essuyer, mais je n'avais rien. Là les pompiers sont arrivés et ont commencé à arroser, mais la flamme avait pris carrément toute la maison." Michelle, la victime, a également été poignardée à la poitrine. Elle a pu être tirée d'affaire.

Le tane, âgé de 41 ans, a ensuite mis le feu à la maison et s'est pendu. En dépit de l'arrivée des secours, il n'a pas pu être réanimé. Le couple avait des problèmes. Dans les mois précédant le drame, la gendarmerie était intervenue deux fois dans cette maison. Une fois pour des violences conjugales, et la veille même du drame, pour une dispute. Il semble que l'homme acceptait très mal la rupture décidée par son ancienne compagne. Ce drame familial avait fortement secoué le maire de Mahina de l'époque, Patrice Jamet. "Il y a vraiment un problème de société, ça arrive dans tous les archipels, tous les mois il y a un drame quelque part en Polynésie. Cette famille était très discrète. Ce sont des gens qui se débrouillent bien, qui arrivent à s'en sortir avec les ventes de ma'a… "

Legende
En une heure le drame était total : violences physiques sur sa compagne, mise à feu de la maison, complètement détruite et suicide par pendaison.

Chikungunya : fin de l'épidémie mais les douleurs persistent

L'épidémie de chikungunya a duré cinq mois en Polynésie française d'octobre 2014 à mars 2015.
L'épidémie de chikungunya a duré cinq mois en Polynésie française d'octobre 2014 à mars 2015.
Le 18 mars, l'épidémie de chikungunya qui a touché l’ensemble des archipels de la Polynésie française depuis le mois d’octobre 2014 est désormais officiellement terminée. Depuis début mars, le nombre de nouveaux cas de malades observé est inférieur à cinq pour 10 000 personnes. Ce critère est admis comme seuil de fin d’épidémie. Au plus fort de la crise, en fin d'année 2014, il pouvait y avoir jusqu'à 9000 nouveaux cas par semaine ! En cinq mois (d'octobre 2013 à mars 2015), plus de 69 000 personnes ont consulté leur médecin pour des cas cliniquement évocateurs soit plus de 25% de la population polynésienne et une quinzaine de personnes sont décédées.

Toutefois, après la phase initiale de la maladie, de nombreux malades ayant été atteints par le chikungunya connaissent une persistance ou une réapparition de symptômes douloureux. Ce phénomène survient se produit pour environ la moitié des personnes qui ont été atteintes par le virus. Des enquêtes devaient être réalisées auprès d’un échantillon de personnes pour évaluer plus précisément ces formes chroniques et leur impact en Polynésie française.


L'hôtel Hawaiki Nui ferme ses portes

Le 10 mars, la directrice de l'hôtel Hawaiki Nui de Raiatea annonçait la fermeture de l'établissement. "Malgré les efforts continus depuis quatre ans, la situation financière de l'hôtel contraint le propriétaire à suspendre l'activité de son hôtel". La fermeture est effective au 29 mars, après que des mesures avaient été prises pour reloger les touristes et avertir les tour-opérateurs.

Quinze jours après l'annonce de la fermeture à venir de l'hôtel, Jean-Christophe Bouissou ministre du tourisme indiquait lors de la conférence de presse du conseil des ministres que la fermeture de l'établissement serait suspendue. "Je me suis entretenu avec le propriétaire de cet hôtel, M. Falletta, au téléphone, puisqu'il est actuellement à l'étranger. Il m'a parlé bien sûr des difficultés mais, en même temps, il était tout à fait d'accord pour discuter des moyens qui existent aujourd'hui pour redynamiser cet hôtel. Il est d'accord pour ne pas fermer cet hôtel le 29 mars".

En fin de compte la fermeture n'a pas été stoppée du tout. L'établissement est vieillissant et les investissements à engager seraient trop lourds. L'hôtel Hawaiki Nui de Raiatea a fermé ses portes le dimanche 29 mars à 18 heures. L'île perdait ainsi "un lieu festif et chaleureux".

Un mois de grève et de tensions à la CPS

Mars 2015 dans le rétro : de la visite de George Pau-Langevin à la fermeture de l'hôtel Hawaiki Nui
Le mouvement social au sein de la Caisse de prévoyance sociale avait pu être évité de justesse au moment de la visite de la ministre des Outre-mer avec la signature in extremis d'un protocole d'accord. Mais très vite les tensions reprennent. Le 13 mars, Yves Laugrost devient président du Conseil d'administration dans un climat de tensions qui va durer un mois. Le 18 mars un nouveau préavis de grève est déposé par une intersyndicale groupant les centrales CSTP-FO, O Oe To Oe Rima, Otahi, CSIP et même le syndicat des cadres de la caisse. Les syndicats s'indignent du non respect des points du protocole d'accord signé le 8 mars et réclament la démission du directeur Régis Chang. La création envisagée d'un poste de directeur adjoint fait grincer des dents. Autour du siège de la CPS à Mamao des piquets de grève s'installent. Il faudra attendre le 9 avril pour trouver une issue à ce conflit social.

1er mars
Un employé d'un hôtel de luxe de Bora Bora a trouvé la mort. En plongeant depuis l'un des bungalows de l'hôtel vers 22 h30, il a heurté une patate de corail.

3 mars
Le tribunal correctionnel a prononcé des peines de 6 mois à un an de prison avec sursis et des amendes de 100 000 Fcfp à l'encontre de divers membre de la famille Bennett, jugés coupables d'avoir entravé la libre circulation sur la route traversière à Maitaiea, à diverses reprises, au cours de l'année 2011.
Le procureur de la République avait estimé que les faits d'entrave étaient parfaitement établis et demandaient en répression des "peines de dissuasion suffisantes, car il est temps d'en finir".

4 mars
Yves T., 28 ans, a été condamné à 11 ans de prison pour avoir provoqué la mort d'un bébé de trois mois, le fils de sa belle-sœur qu'il avait frappé et secoué parce qu'il pleurait trop. Les jurés des assises de Papeete ont conclu à la culpabilité du jeune homme mais l'expert psychologue a insisté sur le risque quasi nul d'une récidive. Face aux pleurs répétés du bébé, il avait littéralement "pété les plombs" en septembre 2010 à Mahina alors que l'enfant avait été confié à sa garde durant un après-midi et une soirée.

7 mars
Un bébé de 18 mois a été mordu à la jambe droite par un requin pointe noire alors que sa mère vidait des poissons près de lui sur l'atoll de Hikueru (plage du village Tupapati). L'enfant présente deux plaies, mais sa vie n'est pas en danger. Après les premiers secours au dispensaire de l'île, il a ensuite été évacué vers le CHPF.

10 mars

Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 mars, vers 2 heures du matin, 450 000 Fcfp ont été dérobés dans une station-service de Punaauia. Les faits se sont passés à la station-service Total de la Punaruu. Le ou les auteurs ont forcé le rideau métallique du magasin de la station-service avant de pénétrer à l'intérieur. Un coffre-fort a été dérobé avec la recette de la veille et les fonds de caisse.


11 mars
Un incendie se déclare vers 7h30 dans une roulotte de Paea au PK 19,5 provoquant une fermeture de la route de ceinture dans les deux sens. Alors que les pompiers luttent encore contre les flammes et les explosions de bouteilles de gaz, un corps calciné est retrouvé dans les décombres fumants. Il s'agit du propriétaire de la roulotte qui vivait sur place dans une petite habitation de bois et de tôle adjacente à son commerce. L'homme de 56 ans vivait seul.

11 mars
Le surfeur de Paea Eddy Le Tallec, 46 ans, a été victime d'une crise d’épilepsie alors qu'il était en train de nager, il s'est noyé. Surnommé "Eddy la masse", ce vice-président du Mara’a Surf Club était très respecté des jeunes surfeurs du club.

14 mars
Un incendie s’est déclaré le samedi 14 mars vers 21h30 dans un appartement situé au 4ème étage de l’immeuble Moana'iti au dessus du "Club 106" du restaurant "O buro" quai de l'Uranie, à Papeete. Il ny' a pas eu de victime mais l'incendie était très impressionnant et il a fallu deux heures aux pompiers pour en venir à bout. Une simple bougie serait à l’origine de la catastrophe.

19 mars
Les dons de la population, des entreprises et de l'administration en faveur du Vanuatu, frappé par le cyclone Pam, se comptent en dizaines de milliers de kilos de vivres, d'eau, de vêtements et de médicaments. Au total en dix jours, l'opération "Solidarité Vanuatu" permettra de récolter six containers de dons divers qui seront acheminés par bateau vers Port Vila.

23 mars
Un militaire âgé d'une trentaine d'années est retrouvé mort dans le quartier du commerce, à Papeete. Si on a d'abord craint un cas d'Ebola, car ce militaire polynésien avait séjourné en Afrique, une cause infectieuse est à l'origine de ce décès foudroyant. Deux jours plus tard, on apprendra par l'autopsie qu'il s'agissait d'une crise de paludisme aiguë.


26 mars
Une décision rendue jeudi par le tribunal administratif déqualifie le haut conseil de Polynésie française. En l'occurrence, elle annule plusieurs articles de l’arrêté fixant la qualité et les attributions du haut conseil. Le recours à l’instance consultative collégiale n’est plus obligatoire.


le Lundi 28 Décembre 2015 à 20:08 | Lu 533 fois






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