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FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49

Maohi Nui ou Raromatai Free D.O.M


Comment fut crée Maohi Nui,
Et comment les Raromatai sont devenues la Région Française de plus.



Maohi Nui 2017 / 2022

Pourquoi ?

En 2013, le Président élu pour la énième fois, Oscar Manutahi Temaru est fort de la légitimité que les urnes Polynésiennes lui ont de nouveau donné à la surprise générale. Il continue son forcing et obtient enfin en 2016 de l’ONU la réinscription de la Polynésie Française sur la liste des Pays à décoloniser grâce aux plus petits et aux plus dépendants de l'aide extérieure des Pays pacifique : Nauru, Tuvalu, salomon.
Comme il l'a expliqué au monde entier avec le Sénateur Tehuiva et devant l'ONU, Monsieur Temaru ne veut pas des « accords de Papeete » et il déclare à qui veut l’entendre que : Nous souhaitons que la communauté internationale puisse avoir un droit de regard sur tout ce qui se passe chez nous et qu’on mette également ce qui s’est passé chez nous les années passées sur la table. Grâce a l’inscription du Fenua sur la liste des Pays a décoloniser, le peuple Maohi pourra enfin être libre et poursuivre son développement à son propre rythme en développant et en utilisant ses propres ressources, libéré de la tutelle oppressante de l'État Colonisateur Français qui le tien en laisse depuis des années ».

Monsieur Baroin, Ministre UMP de l'Outre-mer l'avait bien dit lors de son passage au fenua en 2006 : " l'indépendance est l'affaire des Polynésiens".
Cela avait été confirmé par le Ministre socialiste Lurel lors de sa ( très) brève visite en Janvier 2013
La France par ailleurs, enfermée dans des graves difficultés économiques, confrontée au problème du chômage qui atteint maintenant 13% de la population Française Métropolitaine et à des émeutes régulières dans les banlieues ne peut que se féliciter de régler une fois pour toutes le "Problème Polynésien", bien loin de ses préoccupations quotidiennes. De plus la campagne électorale Présidentielle de 2017 bat son plein et tout un chacun fait assaut de démagogie pour s’attirer des voix. Pourtant, Monsieur TEMARU avait volontairement ou pas ….oublié un détail qui cependant avait une importance capitale car, comme le prévoit la charte des Nations Unis et à sa demande expresse un référendum sur le futur statut de la Polynésie Française est le corollaire obligatoire de cette réinscription.
Cette disposition référendaire pouvant faire changer complètement l'avenir de 267 756 Polynésiens (recensement de 2007) est votée dans l’indifférence et sans complexes par l'assemblée Nationale et le Sénat unanimes de la droite à la gauche.
Comment voter pour le référendum?
Les règles proposées par l'assemblée du Pays présidée par Jacky Drollet, élu au perchoir en 2011 et réélu en 2013 reprennent celles ayant prévalues lors du vote d'autodétermination des Comores dans l'Océan Indien. Pourquoi ? Parce que c'est une référence ! C’est le dernier Territoire d'outre-mer qui a obtenu son indépendance de la France.
Indépendance, Autonomie renforcée ou départementalisation sera l’avenir de la Polynésie : le même traitement sera assuré pour tous, «dans le respect de l’unité de l’archipel" » quelle que soit la réponse donnée à la question : Voulez-vous devenir indépendants ?
Toutefois, pour éviter (selon eux) de biaiser le scrutin, les élus locaux ont obtenu que le droit du sol soit strictement appliqué. Donc non seulement, seules les personnes nées en Polynésie ont pu voter, quelle que soit leur origine, mais la loi allait plus loin car chaque natif ne pouvait voter que dans son archipel de naissance et ceci quel que soit son lieu de résidence en Polynésie Française.
Ces règles sont acceptées avec un désintéressement totale par la France, qui franchement au même moment a d'autres chats à fouetter pour faire réélire François Hollande.

La campagne électorale :
Une grande campagne électorale s'en est suivie pendant plusieurs semaines. Chacun proposant son programme et ses avantages : Les thèmes sont les mêmes mais l'approche est bien sûr différente : Sur les ordures ménagères par exemple, les autonomistes prônent la multiplication des CET, centre d'enfouissement technique, alors que les indépendantistes parlent d'importer moins de produits non recyclables et donc de générer moins de déchets. Les départementalistes eux s’en remettent à l’État pour traiter ses ordures. Les uns agitent l'épouvantail de l'indépendance/abandon qui laissera la Polynésie seule face à ses problèmes, alors que les autres sont lancés sur la voie du retour aux valeurs ancestrales et à la liberté enfin retrouvée.
Le vote
Le vote a eu lieu un dimanche de Mai. Le hasard veut que le premier tour des Présidentielles en Métropole se passe le même week-end. Les Polynésiens ont voté le samedi pour élire un Président qu'ils ne reconnaîtront peut-être plus le dimanche jour ou ils votent pour ou contre leur indépendance. . . Personne n'y a vu de malice, mais le taux d'abstention pour la Présidentielle est très fort. Bien sûr, les résultats des DOM TOM ne sont pas publiés en attendant que la Métropole vote.
En Polynésie, on vote dimanche et comme d'habitude, les offices religieux ont rythmés l'ordre de passage des votants. Des drapeaux Français, Tahitien et indépendantistes se côtoient. Malgré le code électoral, ils sont nombreux ceux qui affichent leur couleur politique sur leur chemise ou robe Mama. Quelques moqueries ou invectives fusent tout au long de la journée dans les deux camps, mais rien d'anormal, c'est jour de vote !

Les Résultats : Tahiti et le reste des Archipels
Le dépouillement commencé dès vingt heures sous la haute surveillance des assesseurs des deux bords est rapidement mené. Les résultats des bureaux de vote de Tahiti sont les premiers à tomber : d'un petit 50% à Mahina à un 90 % à Faa'a, en moyenne, 56 % des Tahitiens souhaitent l'indépendance !
A 20H30, Oscar Temaru, au balcon du palais présidentiel, a les larmes aux yeux, il exulte, lui qui comme Martin Luther King, a fait un rêve, mais n'est pas mort assassiné, lui qui comme Mandela, s'est levé contre l'oppression, mais n'a pas été en prison, il a enfin trouvé son karma : il est devenu le " Père de l'indépendance"!
Il clôture la soirèe par un long discours en Tahitien, en promettant des fleuves de miel et des lendemains qui chantent dès que les "français seront partis et que Tahiti Nui sera libérée de l’oppression coloniale et les terres enfin rendues aux Maohi!".
Papeete Brûle
Cette dernière phrase met le feu aux poudres et l'excitation de la journée se libère dans une grande manifestation populaire « spontanée », partie de Faa’a et se répand dans les rues de Papeete. Des heurts éclatent rapidement et de nombreux magasins sont pillés et incendiés. Simultanément, des éléments incontrôlés se livrent à une véritable chasse au " Popaa" dans les rues. Le haut –commissariat est brûlé par les émeutiers. De nombreuses personnes sont blessées et plusieurs agressions sexuelles sur des métropolitaines sont rapportées. La Police débordée mettra plusieurs heures à ramener un calme précaire. La mise en place préventive quelques jours plus tôt d'un escadron de Gendarmes Mobiles venus de Nouméa aura permis d'éviter encore pire.
Pendant que la ville s'embrase dans la nuit, la tendance électorale s'inverse peu à peu au fur et à mesure que les résultats des Archipels tombent.
Marquises : 95 % pour la départementalisation
Gambier : 90 % pour la départementalisation
Tuamotu : 93% pour la départementalisation
Société : 95% pour la départementalisation
Australes : 96 % pour la départementalisation
Au petit matin, les résultats définitifs ont un goût de déjà vu aux Comores et donnent le frisson aux chroniqueurs politiques.
Si les Archipels se sont prononcés sans équivoque pour leur départementalisation au sein de la République, la majorité en nombre de votants donne l'indépendance gagnante ! Le vote massif de Tahiti, île la plus peuplée de Polynésie (75 % des électeurs résident à Tahiti et Moorea), pour l'indépendance, a fait basculer le verdict. L'absence du vote des "Non Polynésiens" n'est pas étrangère à ce résultat.
Cette anomalie n'échappe à personne et devrait imposer une lucidité pragmatique aux uns et aux autres.
Il n'en est rien, dès le lundi matin, Oscar Temaru s'autoproclame "Président de Tahiti Nui". Il dissout le CESC, l'assemblée de Polynésie et annonce déjà des mesures restrictives concernant les " étrangers" dans les domaine du commerce, de l'emploi, de l'école, de la langue et de la propriété terrienne, etc….
Les départementalistes ne sont pas en reste et réclament eux "l'indépendance des Archipels" contre Tahiti nui car comme Mayotte aux Comores, ils veulent rester dans le giron de la République.
Interpellé par le Haut-Commissaire sur les graves affrontements racistes de la nuit, sur l'incendie du Haussariat et sur la suite du processus démocratique, le Président Temaru comme à son habitude rejette d'une formule toutes les observations :" vous aussi, vous avez bien brulé la Bastille " et il ajoute:" We are free now". Il refuse de condamner publiquement les fauteurs de troubles et les agressions racistes et indique même au Haussaire qu’il ne lui reconnaît plus aucune autorité et le pris de quitter au plus tôt de « son » pays.

Et la France ?
Pendant ce temps, les français eux aussi se réveillent "divisés".
Ni, François hollande pour la majorité, ni Marine Le Pen pour l'opposition n'ont obtenu de majorité au premier tour des Présidentielles. Les troubles fête de droite, d'extrême droite comme de gauche et d'extrême gauche sont venus empêcher pour l'un comme pour l'autre une victoire en un coup.
Les deux camps ont quelques jours pour mobiliser leurs troupes et rassembler autour d'eux les indécis avant le deuxième tour qui s'annonce extrêmement serré. François hollande est peu connaisseur de l'outre-mer Français, mais il est à la recherche du "coup Médiatique" qui lui redonnera l'avantage. Les résultats électoraux, mais surtout les incidents et une nouvelle fois les déclarations d’Oscar Temaru qui ont suivi, lui donnent sur un plateau la solution pour rallier les électeurs UMP indécis qui pourraient faire changer la donne.
Aussitôt, afin de "protéger les intérêts de nos compatriotes dans les îles de la Polynésie et qui veulent rester Français et devant les graves événements qui viennent de se produire" il propose au parlement d’entériner le résultat du vote sur l'indépendance, MAIS, à la manière de Jacques Chirac. Lui l'avait fait par la loi du 3 juillet 1975 sur l'indépendance des Comores.
Les Comores : On se rappelle que les Comores, composée de Mayotte et Anjouan ont demandé leur indépendance par référendum et qu'aux résultats, l'île de Mayotte souhaitant rester Française à 70 % à l'inverse d'Anjouan qui elle voulait l'indépendance, une séparation a eu lieu.
Dans l'urgence, il soumet donc la reconnaissance de l’indépendance a la partition de la Polynésie entre Tahiti Nui et les Archipels et il demande l’adoption préalable d’une constitution, Archipel par Archipel. Car, comme l'avait imprudemment fait écrire Jacky Drollet dans la loi électorale pour être sûr de gagner le référendum : "Indépendance, autonomie, ou départementalisation dans le respect de l’unité de l’archipel". Et non pas de la Polynésie entière . . .

Il y aura donc indépendance certes, mais au compte-goutte et en fonction du résultat par Archipel.
Hollande joue évidemment sur les mots, mais en réveillant la fibre nationaliste et les références marquées à l’ex Président préféré des Français, il espère se faire élire.

Oscar Temaru hurle et tempête voyant SON indépendance totale lui être ravie sur le fil. De nouveaux incidents éclatent, confortant Hollande sur ses positions et sur le bien-fondé des mesures de protections des " Départementalistes". L'assemblée Nationale suit comme un seul homme, les électeurs aussi. La loi est votée et François Hollande est réélu Président de la République.
2017
Tahiti nui indépendant est crée.
Oscar Temaru se retrouve Président de la plus grande île de la Polynésie Française et de Mooréa et Maiao et …. C’est tout…. Il aura beau aller plaider sa cause auprès de ses amis Néo-zélandais et à nouveau devant l'ONU, rien n'y fera. Tahiti Nui existe bel et bien et est reconnu comme une nation par l'ONU, mais cette reconnaissance ne concerne que Tahiti et Moorea; pas les Archipels . . .
La France de Hollande a un besoin urgent de fonds pour financer les promesses électorales qu'il faut maintenant tenir et c’est une aubaine pour les finances de l’état que cette indépendance :
En quelques semaines, c'est un gigantesque remue-ménage qui s'effectue. Les fonctionnaires d'État sont mutés en France ou dans les archipels et ceux qui refusent cette mutation sont déclarés "démissionnaires d’office" comme le prévoit leur statut…. Les professeurs qui sont en vacances sont priés de rester en Métropole et ceux qui devaient être mutés voient leur feuille de route annulée. Les administrations disparaissent donc au fur et à mesure de Tahiti avec armes et bagages. En parlant d’Armes, La Gendarmerie, la Justice, Le RIMAP, le détachement de l'armée de l'air comme les marins quittent le Pays vers d'autres Archipels ou pour certaines unités et personnels, vers la France.
Madame La Haut-commissaire à Raiatea
Une solution de repli temporaire est trouvée en envoyant le Haut-commissaire et tous les services nécessaires à la vie autonomiste des Archipels à Raiatea et aux Marquises. Aujourd'hui, c'est un Préfet de Région qui comme le Trésorier Payeur Général, les juges, certains médecins et infirmières, etc… sont en place dans les Archipels. Les crédits de fonctionnements disparaissent, comme les diverses aides que l'État distribuait depuis des décennies sans aucun résultat probant. La France coupe donc tous les crédits à « Maohi Nui », c’est le nom choisi par Oscar Temaru pour Tahiti. Une partie des sommes économisées est en transférée aux Archipels devenus de fait des départements Français, en attendant que chaque Archipel propose sa "Constitution".
Passeport Tahiti
A la demande ferme et répétée de Oscar Temaru, la République Française laisse aux Polynésiens le choix entre la nationalité Française et donc le passeport Français OU la nationalité Maohi et le passeport "Maohi Nui" qui vient d'être crée mais doit être imprimé comme les nouveaux billets de banques en Nouvelle Zélande, les machines spécialisées n'existant pas à Tahiti Nui. Curieusement, ils sont nombreux à vouloir obtenir ou garder un passeport Français.
Fuite des capitaux
Rapidement, une fuite des capitaux de Tahiti vers les archipels et les états voisins s'organise. Le passage à l'€uro en 2015 facilite aujourd'hui ces transferts. L'économie des Archipels s'en trouve dopée. De même, comme lors de la partition de Berlin, ils sont des centaines à vouloir quitter Tahiti pour rejoindre leur île d'origine. Les commerçants, les artisans et les professions libérales suivent le mouvement et leurs clients. Une formidable dynamique de développement sans aucune intervention de l'État se met en route : ce que les politiques n'ont pas réussi (repeupler les archipels) les électeurs l'on fait.
2017
Coupure d'électricité à Tahiti.
Cela a commencé par l'éclairage public : les notes Communales ne sont plus payées . . . Puis les particuliers et les entreprises ont été touchés. Il n'y a presque plus de fuel pour alimenter les centrales et les usines hydroélectriques de la Maroto ne suffisent pas pour assurer la production : Les supermarchés Carrefour et autres Casino ont fermé quelques jours car tous leurs produits frais et congelés sont perdus et que sans électricité il n'y a pas de caisse enregistreuse.
Des émeutes non contrôlées ni réprimées, puisqu'il n'y a plus de Gendarmes ni de Justice "Française" ont vu des pillards vandaliser les magasins. La direction des supermarchés annonce leur fermeture définitive….à Tahiti et leur transfert prochain dans les Archipels.
Pour faire face à la crise, le gouvernement Temaru se recentre avec tous ses moyens sur Tahiti Nui. MAIS les richesses sont produites dans les archipels : Perles, Pêche, Noni, Rori, Tourisme. Tahiti ne fait que du tertiaire et les transferts financiers s'étant taris les revenus du Pays se réduisent à une peau de chagrin Les employés des administrations du Pays ne sont plus payés et chacun retourne dans son fa'apu ou à la pêche en attendant l'aide hypothétique de pays voisins : Nouvelle Zélande, USA et Australie… L'hôpital "Chirac" péniblement ouvert en 2011, ferme faute de moyens et d’éléctricitè. Les Taua et les Rau Tahiti sont redevenus la médecine officielle et en fait la seule.
Pollution ZERO
La pollution chute à ZERO à Tahiti : les pétroliers n'étant plus payés ont cessé quasiment d'importer l'essence, le kerozene et le fuel. Les véhicules ne roulent plus et les pécheurs retrouvent les joies de la rame et des pirogues à voiles. Les voitures boom boom ont disparues faute d'argent pour acheter "des watts" et du carburant. Tout le monde est revenu au bon vieux temps des "mori arahu" et des vélos.
Les jeunes skateurs peuvent enfin dévaler la RDO sur leur planche sans risquer de rencontrer une voiture.
Le ciel de Tahiti Nui est redevenu pur et silencieux, puisque pratiquement plus aucun avion ni hélicoptère ne vient se poser sur l'île.
Si dans les Archipels, la ferveur religieuse est restée intacte et s'est même renforcée, à Tahiti Nui, comme cela se passe aux États-Unis, de nombreux "Évangélistes" profitent du marasme économique et social pour détourner les fidèles des religions classiques et les ramener vers l'obscurantisme.
Oscar Temaru a gagné, grâce à lui, Tahiti Nui est revenue à l'époque de ses ancêtres….
Les Raromatai en 2017 / 2022
Depuis 2017, les Archipels sont alimentés en direct par les cargos du monde entier
Au fur et mesure que les importations de Tahiti Nui diminuent, celles des Raromatai augmentent et les Cargos viennent se mettre à quai à Raiatea ou aux Marquises qui deviennent le cœur et le poumon économique des Archipels. La plupart des goélettes sont maintenant basées dans les Raromatai et desservent régulièrement les îles à un bien moindre prix, les distances étant plus courtes..
Les médecins et infirmiers payés par la France sont affectés aux hôpitaux de Raiatea, de Atuona et dans les dispensaires des îles. Le Lycée hôtelier de Raiatea a vu le jour et permet de former des cadres et des employés Polynésiens de haut niveau pour l'industrie hôtelière.
Grâce aux moyens dégagés par l'État, La piste de Bora Bora devient internationale comme celle de Terre Déserte aux Marquises. Les douaniers, les pompiers et les gendarmes, mutés de Tahiti, y assurent la sûreté, la sécurité et les formalités administratives. Tandis qu'Air Tahiti mis en faillite "technique" par faute de clients est rachetée par un groupe d'investisseurs des Raromatai. La nouvelle société baptisée : Air Raromatai est basée à Raiatea. Elle assure les vols intra et inter archipels à l'exception de Tahiti Nui. Les taxes d'atterrissage de l'aéroport de Fa'aa sont devenues prohibitives et on ne peut pour ainsi dire plus y ravitailler en carburant. Les jets privès de la jet-set internationale peut enfin venir directement se poser sur la « Perle du Pacifique » pour se détendre, jouer au Golf et passer ses soirées à dépenser de l’argent dans le Casino de l’Île.
Les revenus du tourisme gonflés par les revenus des Casinos restent enfin dans les archipels et contribuent à leur développement. La fameuse "taxe de promotion touristique" qui depuis des années, voyait 5% du chiffre d'affaires des hôtels partir à Tahiti dans les caisses du gouvernement central sans aucun retour concret sur les îles est maintenant redistribuée dans les archipels. En 2011 elle représentait près de 800 Millions de Fcfp !
Les Archipels ayant tous choisi la départementalisation, l'Administration Française assure le bon fonctionnement des services de base et des Conseils Régionaux sont élus.
Bora Bora a conforté sa position de locomotive des Archipels : Un courageux et astucieux Élu a en effet demandé et obtenu dans la "Constitution des Raromatai", le statut de "Port franc" pour l'île : Plus de taxes ni d'impôts ! Tous les bateaux qui sillonnent le Pacifique font de Bora Bora leur escale "duty free" privilégiée pour faire le plein de carburant et de denrées diverses. La fréquentation touristique avoisine maintenant le million de touristes par an pour l'ensemble des archipels.
Un golf est enfin crée et deux Casinos sont ouverts à Bora Bora : Un pour y faire ses courses, l’autre pour jouer aux jeux de hasard.
A Huahine aussi, un Golf et un Casino sont ouverts ainsi qu'un lycée agricole. Tupai est devenu un sanctuaire animal habité par les oiseaux marins.
Maupiti a obtenu, nouvelle constitution oblige, que des fermes d'élevage de tortues pour exploiter leur chair et leur carapace soient ouvertes sur l'île et à Mopélia et à Scilly et Bellinghausen. Trente pour cent des tortues amenées à l’âge adulte sont obligatoirement relâchées dans l'océan, venant ainsi le repeupler. Compte tenu des prix pratiqués à la vente de la chair de tortue, le braconnage a disparu et les tortues s'ébattent en liberté dans nos lagons. La carapace est vendue telle quelle à l'export et elle est transformée en produits de luxe à base d'écailles de tortues : marqueterie, lunettes, bijoux, etc.
Mopélia ou l'IFREMER est installé a exporté cette année plusieurs millions de naissains pour les fermes perlières de l'Archipel des Tuamotu. Des fermes de poissons tropicaux élèvent et exportent pour les aquariums du monde entier les plus beaux poissons de nos lagons.
Les Marquises devenues l’un des points d’entrée majeures de marchandises par voie maritime se développent a un rythme soutenu et aujourd’hui, comme l’avait si bien chanté Brel de manière si prémonitoire : Gémir n’est plus de mise aux Marquises.

Pardon d'avoir été un peu long, mais il fallait rappeler l'origine de cette situation et c'est pourquoi aujourd'hui, à la fin de ce bilan de 5 années de Régionalisation et donc de large autonomie dans la République, Monsieur le Ministre de l'outre-mer, je suis fier de couper avec vous, ici à Paris, le ruban d'inauguration de la Maison des Départements et Archipels de Polynésie Française.
Je laisse maintenant à mes collègues des Marquises, des Tuamotu, des Gambier et des Australes, le soin de faire à leur tour le bilan également ô combien positif de leurs archipels.

Merci Monsieur le Ministre.



Rédigé par HONU le Dimanche 10 Février 2013 à 03:55 | Lu 612 fois


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Commentaires

1.Posté par Pito le 10/02/2013 18:51 | Alerter
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Extra, voilà une vérité qui, si en avril, notre peuple ne réagit pas intelligement, risque d'arrivée, que chacun lise jusqu'au out cette rubrique !!!

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