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Macron a démissionné et devient un rival potentiel de Hollande en 2017




Macron a démissionné et devient un rival potentiel de Hollande en 2017
Paris, FRANCE | AFP | mardi 30/08/2016 - Après des mois de rumeurs de départ, de déclarations provocatrices et le lancement de son mouvement politique au printemps, Emmanuel Macron a présenté mardi sa démission, un nouveau coup dur pour François Hollande qui va peut-être devoir compter avec un nouveau rival pour 2017.

L'Elysée a confirmé mardi peu après 17H00 la démission du ministre, dont les attributions reviendront à Michel Sapin, jusqu'alors ministre des Finances. La passation des pouvoirs entre les deux hommes se tiendra mercredi à 09H00

"Je souhaite aujourd'hui entamer une nouvelle étape de mon combat et construire un projet qui serve uniquement l'intérêt général", a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse à Bercy où il a fait le service minimum pour rendre hommage à François Hollande, celui qui lui a mis le pied à l'étrier en politique.

Estimant nécessaires des "transformations en profondeur de notre système politique, économique, social, qui demeure trop largement bloqué", M. Macron a souligné que "dans notre pays, dans notre Ve République, le seul moment où les débats nécessaires pour décider de ces transformations sont les campagnes présidentielles".

"Je suis déterminé à tout faire pour que nos valeurs, nos idées, noter action, puissent transformer la France dès l'année prochaine", a-t-il conclu, sans aller jusqu'à se déclarer candidat.

Au journal de 20H00 de TF1, il a longuement détaillé la genèse de cette démission, qui procède directement du lancement début avril de son mouvement. Le débat sur la loi travail, puis les attentats de juillet l'ont amené à repousser sa décision, finalement annoncée fin août, deux ans pratiquement jour pour jour après sa nomination.

Redisant qu'il est de gauche, il a clairement laissé entendre qu'il participerait d'une manière ou d'une autre à la campagne présidentielle de 2017, même si selon lui le temps de "l'incarnation" n'est pas encore venu, selon lui.

Selon le député Richard Ferrand, membre du premier cercle de M. Macron, cette candidature n'interviendra que si "sa démarche convainc, séduit, se traduit dans les sondages, si des intellectuels, des syndicalistes, des élus y adhèrent".

L'ancien banquier de 38 ans présentera son "diagnostic" de la situation du pays en septembre, avant de développer ses propositions en octobre.

"C'est un coup de bambou" pour le chef de l'Etat, a regretté un ministre, "un Kinder surprise pour convenance personnelle", a taclé le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, accusant M. Macron de vouloir "empêcher" le chef de l'Etat de se présenter.

"Pour François Hollande, c'est un rétrécissement nouveau de sa majorité", se désole un proche du président, quelques mois après la démission de Christiane Taubira.

"Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui justifie cette pagaille supplémentaire ?", a ironisé Nicolas Sarkozy.

Un proche du démissionnaire, le sénateur Gérard Collomb, a prédit "un tournant dans le PS" en faveur de Macron.

Hollande défié par ses anciens ministres

Parmi les ministres les plus appréciés de l'opinion, M. Macron, 38 ans, multipliait depuis plusieurs mois les provocations, entre le lancement de son mouvement, "En marche !", en avril et ses déclarations tapageuses -encore récemment, il avait occupé l'espace médiatique en reconnaissant ne pas être "socialiste".

Manuel Valls ne cachait plus non plus son agacement à l'égard de son ministre, qui lui disputait le créneau de la gauche réformiste.

L'ultime avertissement était venu de François Hollande lui-même, qui avait dû entamer la traditionnelle interview du 14 juillet par un énième recadrage, deux jours après un premier meeting parisien de son mouvement, En Marche, créé en avril.

Emmanuel Macron sera donc resté deux ans à Bercy où il avait été nommé après le tonitruant départ du gouvernement d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon, tous deux d'ores et déjà candidats à l'Elysée pour 2017.

Enarque de la promotion Senghor (2004) et jeune inspecteur des finances, il fut aux côtés de François Hollande à l'Elysée durant les deux premières années du quinquennat, comme secrétaire général adjoint et conseiller pour les affaires économiques. Il est présenté comme l'un des inspirateurs du CICE et du Pacte de responsabilité, cette politique de l'offre honnie par la gauche du PS et ses alliés.

A Bercy, le jeune ministre a laissé son nom à une loi "pour la croissance et l'activité" finalement adoptée, après des mois de débats, sans vote, au moyen du 49-3. Mais au-delà de ce texte aux vastes ambitions, ce sont surtout ses multiples déclarations iconoclastes qui avaient fini par constituer la marque de fabrique d'Emmanuel Macron.

Rédigé par Baptiste PACE et Stéphanie LEROUGE le Mardi 30 Août 2016 à 11:17 | Lu 265 fois


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Commentaires

1.Posté par Ariitaia le 31/08/2016 09:38 | Alerter
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