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Loi travail: journée de mobilisation aux allures de baroud d'honneur, encore des tensions




Plusieurs milliers de personnes battaient le pavé jeudi partout en France, avec une nouvelle fois des échauffourées à Paris, afin de réclamer l'abrogation de la loi travail, sans doute pour la dernière fois dans la rue même si ses détracteurs promettent de ne pas baisser les bras.

Paris, Tours, Marseille, Nantes, Rennes, Le Havre, Lyon, Clermont-Ferrand, Grenoble, Châteauroux...: des manifestations, parfois émaillées de violences, étaient organisées dans plus de 110 villes pour cette 13e journée d'action depuis mars - la 14e en comptant le 1er mai - contre le texte promulgué en août, qui aura déclenché des mois d'affrontements politiques et de conflit social, sans faire plier l'exécutif.

Une journée aux allures de baroud d'honneur, alors que le gouvernement veut aller vite sur ce dossier épineux et que la plupart des décrets de la loi, dont les plus décriés (temps de travail, référendum en entreprise, accords offensifs), doivent être publiés en octobre.

A Paris, plusieurs milliers de personnes manifestaient dans l'après-midi, à l'appel de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL), entre Bastille et République, sous la surveillance de 1.200 policiers. Comme lors des précédentes journées, des échauffourées ont éclaté entre CRS et des jeunes, avec des tirs de gaz lacrymogène et des dégradations. Selon la préfecture de Paris, six personnes ont été interpellées.

"Il y aura moins de monde parce qu'il y a déjà eu douze journées de manif, c'est beaucoup pour les salariés, c'est compliqué", a prévenu le leader de FO, Jean-Claude Mailly.

"J'ai eu les chiffres de la mobilisation en province, ce n'est pas ce que j'appelle un +baroud d'honneur+", a en revanche estimé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Lors de la précédente journée, le 5 juillet, à peine 30.000 personnes avaient manifesté dans toute la France, selon la police, qui en avait recensé entre 6.500 et 7.500 à Paris (45.000 selon les syndicats). Au plus fort de la contestation, le 31 mars, entre 390.000 personnes (autorités) et 1,2 million (syndicats) étaient descendues dans la rue.

"On va leur montrer que loi ou pas, ils nous trouveront toujours face à eux", a expliqué François Roche, délégué du personnel CGT chez Airbus Helicopters, dans le défilé à Marseille, où quelques milliers de personnes ont battu le pavé.

Au Havre, baptisée au printemps "capitale" de la mobilisation, ils étaient 3.000 selon la police, 12.000 selon l'intersyndicale.

En marchant à Nantes, Rebecca, 32 ans, déjà quelques manifs à son actif, a voulu "montrer qu'on est toujours là et qu'on n'est pas d'accord".

Le défilé nantais, qui a réuni environ 4.000 personnes, a été émaillé de quelques affrontements avec la police. Plusieurs personnes ont été interpellées. Le cortège rennais a lui aussi été tendu.

A Belfort, il défilé s'est transformé en manifestation des "Alsthommes", qui ont voulu "marquer le coup" pour réclamer le maintien dans leur ville de l'activité ferroviaire d'Alstom, une semaine après l'annonce de son transfert vers l'Alsace d'ici à 2018.

 

- 'Le grand perdant, c'est Hollande' -

 

Des appels à la grève ont été lancés dans la fonction publique, à La Poste, chez Air France, France Télévisions ou chez les intermittents du spectacle.

A la SNCF et à la RATP, le trafic était normal. Mais dans le ciel, plus de 20% des vols ont été annulés jeudi matin à Orly.

Le mot d'ordre: l'abrogation d'un texte qui instaure notamment la primauté des accords d'entreprise sur les accords de branche en matière de temps de travail, et que ses opposants considèrent comme facteur de moins-disant social.

"On n'est pas perdant, on a obtenu des modifications. Le grand perdant de cette loi, c'est François Hollande", a déclaré M. Mailly. 

Treize journées de mobilisation, une pétition record, des sondages défavorables, recours à l'article 49-3 pour faire passer le texte sans vote au Parlement... : cette réforme a connu un parcours particulièrement agité.

Fort du soutien de la CFDT, l'exécutif est resté inflexible, défendant un texte de "progrès social" et le présentant comme une solution pour lutter contre le chômage.

Aucune nouvelle date de mobilisation n'est prévue, mais les contestataires espèrent maintenir la pression et empêcher l'application de la loi, en entreprise et devant la justice.

avec AFP


Rédigé par Roxane Berget le Jeudi 15 Septembre 2016 à 04:17 | Lu 411 fois


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