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Les sapeurs-pompiers se forment au "sauvetage-déblaiement"



"Donc là, ils sont intervenus sur site, ils ont sécurisé la zone pour ne pas se mettre en danger eux-mêmes, et ensuite, ils ont essayé de sauver une personne qui était en hauteur dans les déblais", décrit le directeur du cabinet du haut-commissaire, Frédéric Poisot.
"Donc là, ils sont intervenus sur site, ils ont sécurisé la zone pour ne pas se mettre en danger eux-mêmes, et ensuite, ils ont essayé de sauver une personne qui était en hauteur dans les déblais", décrit le directeur du cabinet du haut-commissaire, Frédéric Poisot.
MAHINA, le 30/11/2016 - Comment réagir en cas de glissement de terrain, de coulée de boue, d'effondrement d’immeuble ou de tranchée… C'est toute l'importance de la formation que suivent 17 sapeurs-pompiers de Mahina, Pirae ou encore de Moorea, depuis un mois. Une initiative du Haut-commissariat afin que les soldats du feu puissent être prêts en toutes circonstances, grâce à l'intervention notamment de deux formateurs métropolitains.

Dix-sept sapeurs-pompiers de Mahina, Pirae ou encore de Moorea se forment depuis un mois au "sauvetage-déblaiement", afin de répondre aux différentes situations auxquelles ils pourraient être confrontés ; et les événements qui ont frappé la Côte-Est en décembre dernier sont encore dans les mémoires. "Le Haut-commissariat a décidé de mettre en place une formation spécifique pour créer une unité spécialisée de circonstance au sauvetage et au déblaiement", explique Frédéric Poisot, directeur du cabinet du haut-commissaire. "C'est une unité qui pourra intervenir sur l'ensemble du territoire polynésien. On a des sapeurs-pompiers volontaires ou professionnels qui sont venus faire une formation de 1er niveau. Parmi ces 17, on en a décidé 9 qui eux, sont des futurs chefs d'équipe, et ils conduiront les manœuvres si d'aventure, ils seront confrontés à ce genre d'événement."

Pour mettre en place cette formation, le Haut-commissariat a fait appel à deux professionnels métropolitains. "Ce sont des spécialistes en matière de sécurité civile du sauvetage et du déblaiement. C'est une formation qui coûte environ 1,6 millions de francs pacifique que l'on a réussi à obtenir auprès de la Direction générale de la sécurité civile et de la ministre de l'outre-mer", précise Frédéric Poisot.

Mercredi après-midi, place à la pratique avec des mises en situations réelles. "Il y a trois mots à retenir : l'intervention, la sécurisation et le sauvetage des personnes. Donc là, ils sont intervenus sur site, ils ont sécurisé la zone pour ne pas se mettre en danger eux-mêmes, et ensuite, ils ont essayé de sauver une personne qui était en hauteur dans les déblais", décrit le directeur du cabinet du haut-commissaire.

Après les intempéries du mois de décembre 2015, le bilan a tout de même été lourd avec un décès, 400 maisons qui ont été évacuées et 65 totalement détruites. "Donc, 96 heures après cela, la ministre avait décidé de débloquer 12 millions de francs pacifiques au titre du fonds de secours en extrême urgence. Le 4 novembre à Paris, le comité interministériel du fonds de secours s'est réuni et a décidé d'indemniser les victimes du sinistre de la Polynésie française, à hauteur de 115 millions de francs pacifiques. Je rappelle quand même que le fonds de secours, c'est l'indemnisation des victimes, mais c'est aussi l'accompagnement des collectivités dans la réparation de leurs équipements techniques", conclut Frédéric Poisot.

La formation de ces sapeurs-pompiers se terminera vendredi. Les futurs chefs d'équipe auront ainsi acquis de l'expérience, mais ils pourront surtout être amenés à gérer au mieux leurs collègues dans des situations extrêmes.

Commandant Christophe Peltier
Officier en charge de la prévention des risques au cabinet du Haut-commissariat


Suite à une catastrophe où on se retrouve avec une personne ensevelie sous les décombres, ou coincer en hauteur, on a cinq phases de recherches :

- On a tout d'abord la reconnaissance de surface qui nous permet très rapidement de balayer notre secteur d'intervention, de découvrir les victimes et de les évacuer.

- Une fois qu'on a fini cette phase, on passe à la prochaine étape qui est la recherche de victimes peu ensevelies, où là, on va commencer à soulever les gravats pour voir s'il n'y a personne qui est coincé dessous.

- Ensuite, on passe à la recherche des personnes ensevelies en profondeur. Donc, là, on va utiliser les appareils d'écoute pour les détecter sous des décombres, à plusieurs mètres. En fonction des appareils, notre radar de recherche va commencer à partir d'un mètre bien entendu et peut descendre jusqu'à une trentaine de mètres en profondeur. Le radar terrestre va détecter le mouvement de respiration d'une personne qui est ensevelie sous les décombres. Après, en fonction des matériaux que l'on va rencontrer, comme de la boue ou de l'argile, ça renvoie des sons, c'est assez imperméable, donc ce sera un peu plus difficile. S'il y a des grandes plaques d'acier, ça va être plus compliqué aussi.

- Après, on va rentrer dans une phase qui est beaucoup plus ambitieuse, c'est ce qu'on appelle le déblaiement sélectif, c'est-à-dire quand un bâtiment est effondré, on va avec des engins métalliques de travaux publics effeuiller toute l'infrastructure qui a été détruite. Donc, on va prendre plaque par plaque, poteau par poteau, et petit à petit on découvrira ou non des victimes ou des gens décédés. Parce que là aussi, il faut penser à rendre les gens qui sont décédés à leur famille, et c'est pour ça qu'on fait le déblaiement sélectif.

- Une fois cela terminé, on va passer à ce qu'on appelle, le déblaiement généralisé, où là, on retire tout pour pouvoir reconstruire. L'objectif de tout ça est d'éviter les risques sanitaires.

Deux formateurs métropolitains ont fait le déplacement pour coacher les équipes.
Deux formateurs métropolitains ont fait le déplacement pour coacher les équipes.

Les équipes travaillent avec du matériel performant. Ici, un des formateurs présente leurs outils de travail au directeur cabinet du haut-commissaire.
Les équipes travaillent avec du matériel performant. Ici, un des formateurs présente leurs outils de travail au directeur cabinet du haut-commissaire.


Rédigé par Corinne Tehetia le Mercredi 30 Novembre 2016 à 11:29 | Lu 1037 fois







1.Posté par zozo le 30/11/2016 15:36 | Alerter
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coulée de boue !!! quand on voit où on a construit tout autour de papeete il y a de quoi avoir peur. Aucun cyclone depuis plus de 15 ans et à peine une ou deux mini tempête tropical, quand on va y avoir droit cela va être dramatique .Il suffit de voir ce que ça a donné avec les quelques pluies intenses récentes; Multiplions ça par 10 et on aura même pas ce qui se passera quand le prochain cyclone passera sur TAHIT et MOOREA .C'est des immeubles entiers qui vont être emporté et dévaleront les pentes. Il faudra bien alors trouver des responsables. Responsabilité du pays mais aussi de l'état. La polynesie continue à vivre au jour le jour !!!!

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