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Les policiers toujours dans la rue, les syndicats à l'Elysée




Paris, France | AFP | mercredi 26/10/2016 - Les policiers ont manifesté mercredi à la mi-journée dans de nombreuses villes de France, avant une rencontre entre les syndicats et François Hollande à l'Elysée pour tenter de calmer un mouvement de colère entamé il y a dix jours.

Le président devait rencontrer à l'Elysée les syndicats de police à 18H00, puis le Conseil de la fonction militaire de la gendarmerie à 19H30. Le Premier ministre, Manuel Valls, les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, devaient participer également aux rencontres.

Bernard Cazeneuve a promis, peu avant la réunion, "un ensemble de mesures" visant à "renforcer le plan d'équipement, déterminer les tâches indues à alléger et à faire en sorte de répondre à un certain nombre d'attentes, notamment concernant la légitime défense".

Débordés par la base, les syndicats ont échoué jusque-là à prendre la main sur le mouvement. Mais mercredi, de nombreux policiers ont répondu l'appel à manifester lancé par Unité-SGP police FO (deuxième syndicat de gardiens de la paix).

En régions, ont constaté des journalistes de l'AFP, 500 à 600 personnes ont défilé à Nancy, 400 à Strasbourg, 350 personnes à Nantes et Nice, A Marseille, 300 à 400 à Marseille.

D'autres rassemblements ont notamment réuni, souvent avec le renfort de citoyens, 300 personnes à Reims, 250 à Pau, 200 à Rouen, 150 à 200 à Grenoble comme à Orléans, 150 à Montpellier La Rochelle, 120 à Clermont-Ferrand, 150 à Tours, une centaine à Rennes et Périgueux, une cinquantaine à Lyon.

A Paris, quelques centaines de manifestants - un millier, selon SGP-FO - ont défilé derrière une banderole "Policiers attaqués, citoyens en danger" en direction de l'hôpital Saint-Louis.

C'est là qu'est soigné un de leurs collègues grièvement brûlé par un cocktail Molotov à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre.

Dans le cortège, Delphine, policière de 33 ans, dit vouloir "faire comprendre à notre gouvernement que notre police nationale est dans le déclin".

Les policiers protestataires demandent eux aussi une rencontre avec François Hollande ou Bernard Cazeneuve, "sans les syndicats", faute de quoi les manifestations "continueront", a assuré l'un d'eux mardi.

Ils étaient environ 400 devant l'Assemblée nationale mercredi, selon un journaliste de l'AFP.

- "entendre les forces de l'ordre" -
Depuis le 17 octobre, le mouvement, animé par des collectifs sur les réseaux sociaux ou par SMS, s'est surtout manifesté lors de rassemblements nocturnes quasi quotidiens. Il est considéré justifié par 91% des Français, selon un sondage Ifop pour Atlantico.

Manuel Valls s'est dit mercredi "évidemment choqué" par ces manifestations nocturnes, mais a assuré qu'il fallait "entendre les forces de l’ordre".

Auprès du chef de l'Etat, les syndicats devraient réclamer la "révision du cadre juridique d'emploi des armes" et notamment une modification des règles de la légitime défense. Le ministre de la Justice a rappelé mercredi qu'il n'y est pas favorable jugeant qu'"aujourd'hui, la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme et la loi permettent à un policier de se défendre".

Les syndicats demandent la "mise en place de peines plancher pour les agresseurs de membres des forces de l'ordre et services de secours", disposition abrogée sous François Hollande, et "l'alignement de la répression des outrages à personne dépositaire de l'autorité publique sur celle des outrages à magistrats dont les peines sont doubles". Mais aussi davantage de moyens matériels.

Les représentants syndicaux ont déjà rencontré la semaine dernière les ministres de l'Intérieur et de la Justice mais "une chose est certaine: le gouvernement ne nous a pas entendus", affirmait Céline Berthon, du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN).

bur-kap/mra/phc

© 1994-2016 Agence France-Presse

Rédigé par () le Mercredi 26 Octobre 2016 à 05:43 | Lu 123 fois


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