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Légalisation ou dépénalisation, le cannabis fait son retour dans la campagne




Serpent de mer du débat politique et source infinie de divisions à gauche comme à droite, la légalisation et la dépénalisation du cannabis, soutenues par une majorité de Français, reviennent sur la table par l'intermédiaire de deux candidats aux primaires, Benoît Hamon (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (LR).

Est-ce la fenêtre ouverte par la diffusion lundi d'un sondage Ipsos, affirmant que plus d'un Français sur deux (52%) était favorable à ce que la question de la législation du cannabis soit abordée lors de la campagne présidentielle ? Ou la saisie de "62 kilos de résine" évoquée par Manuel Valls près de la cité de La Grande-Borne dans l'Essonne, où quatre policiers ont été attaqués samedi ?

Deux candidats aux primaires, Benoît Hamon (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), en ont profité pour affirmer leurs vues sur la prohibition du cannabis, alors qu'un colloque sur le thème de la légalisation se tenait lundi au Sénat. Une question potentiellement populaire puisqu'en France, en 2014, 17 millions de personnes déclaraient avoir déjà pris du cannabis dans leur vie et 700.000 en consommeraient quotidiennement, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.

Pour le député PS des Yvelines, il faut légaliser, et pas seulement dépénaliser, pour "tuer ces trafics" qui sont une "vraie gangrène". 

"Ce qui fait qu'aujourd'hui ces bandes prospèrent (...), c'est l'économie du cannabis", a dit l'ex-ministre sur France info. "S'il n'y pas de légalisation, c'est à dire si on ne casse pas ces économies parallèles, nous ne reprendrons pas la main (...) Si on veut ramener la République (sur les lieux de trafic), il faut en passer par là", a-t-il martelé.

Dans le même temps, Nathalie Kosciusko-Morizet, députée LR de l'Essonne, a reconnu que le "système actuel n'est pas efficace". Sans toutefois aller jusqu'à la légalisation qui "permet de lutter contre le trafic" mais n'envoie pas le bon "signal à la jeunesse".

 

- 'Manque de courage' -

 

"Je suis plutôt pour la dépénalisation, ça permet de continuer à envoyer un signal à la jeunesse, de continuer à dire c'est interdit parce qu'on pense que c'est problématique en termes de santé", a-t-elle dit.

Selon l'ancienne ministre de l’Écologie, cette dépénalisation permettrait de se doter de moyens de lutter contre la consommation "moins hypocrites et plus efficaces parce qu'on met une contravention". Elle rejoint en cela une proposition faite par Jean-Pierre Raffarin en 2003, lorsqu'il était Premier ministre, ou encore par Nicolas Sarkozy, alors candidat à l'élection présidentielle de 2007 et qui a depuis fait marche arrière.

Sur Twitter, l'ancienne ministre et candidate à la primaire d'Europe Ecologie-Les Verts Cécile Duflot a réagi en rappelant qu'elle défendait "de très longue date la légalisation du cannabis."

"Comme le dit @danielvaillant  (ancien ministre de l'Intérieur et député PS), on manque de courage et de lucidité sur ce sujet", a-t-elle ajouté.

Le quinquennat de François Hollande a sporadiquement vu ce thème ressurgir. Dernier épisode en date, en avril 2016, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, avait estimé à titre personnel que "la prohibition n'amène pas une diminution de la consommation".

M. Le Guen, médecin de profession, s'était prononcé pour "des levées d'interdiction très sélectives : pour les adultes, certainement pas pour les jeunes de moins de 21 ans", et pour un "usage privé". Ce à quoi Manuel Valls avait rapidement répondu "que toute société doit savoir fixer des interdits". "Je crois que la consommation du cannabis, parce qu’elle a un impact sur la santé publique, doit en rester un", avait-il tranché.

La question avait aussi été soulevée à l'automne 2012, quand Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, avait rappelé à l'ordre le ministre de l'Education de l'époque, Vincent Peillon, qui souhaitait un débat sur la dépénalisation, toujours en suspens quatre ans plus tard.

avec AFP


Rédigé par Roxane Berget le Lundi 10 Octobre 2016 à 05:33 | Lu 403 fois


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Commentaires

1.Posté par simone grand le 10/10/2016 07:58 | Alerter
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quand on voit les dégats causés par la consommation du hash, sa dépénalisation mérite réflexion.
N'oublions pas que le mot assassin est fabriqué à partit de hashishin.

2.Posté par Numéric le 10/10/2016 11:16 | Alerter
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De toute facon ! légalisé ou pas! ca ne changera pas grand chose! à la seule différence qu'il faudra acheter le paka de l'état! comme les cigarettes ou la bière!

3.Posté par patis le 10/10/2016 19:23 | Alerter
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Tout nous vient des USA, la musique, les films, les séries, la télé réalité, la bonne ou mal bouffe, le coca, notre façon de vivre, la police, les radars...Et maintenant la dépénalisation de la Marijuana...Donc, un jour ...proche nous pourrons acheter de l'herbe librement, et le gouvernement se régalera de tous ces millions de dollars. Quel business! Les pays qui l'ont dépénalisés ou mis en vente librement, se frottent les mains. Polynesia destination good "ganja" pourquoi pas??? Alors faisons le maintenant, parce que de toute façon, ça va arriver! Autant aider le gouvernement a gagner au plus tôt du fric

4.Posté par Fiu!!! le 10/10/2016 20:01 | Alerter
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"toute société doit savoir fixer des interdits".

En effet, non pas pour brimer ou "stigmatiser", mais pour protéger les citoyens et en particulier les plus faibles.
Sinon, il n'y aurait qu'à légaliser les drogues, la prostitution, la pédophilie, le vol, le meurtre, sous le prétexte habituel que "on ne peut pas les empêcher"... Quelle société surgirait après cela ?

Qu'il y ait des hypocrites qui se prononcent contre la légalisation en public, alors qu'ils sont consommateurs en privé, cela existe bien sûr. Mais ce n'est certainement pas le cas général.

L'hypocrisie est bien dans le camp de ceux qui soutiennent la légalisation, soit qu'ils pourront ainsi se livrer légalement à leur addiction, soit en tirer un bénéfice personnel financier ou électoraliste, voire tout cela en même temps.

5.Posté par tom-local-83 le 13/10/2016 17:08 | Alerter
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Mais le père Oscar à déjà promulguer le Cannabis (( paka )) avant l'élection territoriale en 2004 ,,
En France des salles de Shoot vont fleurir (( c'est pour faire gagner au présidentielle 2017 ''' les sociolocosts ''

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