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Le transport pèse de plus en plus pour les ménages



Une famille ayant 160 000 Fcfp de budget consacre 36% de son budget à l'alimentation. Une famille ayant des ressources égales ou supérieures à 720 000 Fcfp consacre 12% à son alimentation L'alimentation demeure le premier poste de dépenses des ménages.
Une famille ayant 160 000 Fcfp de budget consacre 36% de son budget à l'alimentation. Une famille ayant des ressources égales ou supérieures à 720 000 Fcfp consacre 12% à son alimentation L'alimentation demeure le premier poste de dépenses des ménages.
PAPEETE, le 15 février 2017. "Les inégalités entre familles riches et pauvres se sont accentuées depuis 2000", a constaté l'Institut de la statistique de la Polynésie française en étudiant le budget des ménages. Face à une baisse des transports collectifs, les Polynésiens utilisent plus de voitures. Résultat, la part du budget consacrée au transport est désormais le second poste de dépense derrière l'alimentation.

En 2015, l'Institut de la Statistique de la Polynésie française (ISPF) a réalisé une grande enquête sur le budget des ménages. Les enquêteurs se sont déplacés dans 20 îles et se sont ainsi rendus dans 4 000 logements. Un ménage sur 20 a ainsi été passé à la loupe par les enquêteurs de l'ISPF. Les résultats de l'enquête, publiés ce mercredi, pourront servir aux autorités pour décider des prochaines politiques publiques à mettre en œuvre.

Le transport pèse de plus en plus

Le transport pèse de plus en plus pour les ménages
L'alimentation demeure le premier poste de dépenses des ménages. Les ménages les plus modestes y consacrent une part prépondérante de leur budget. "En Polynésie française, la faible évolution de ce coefficient budgétaire en quinze ans traduit la lente amélioration du niveau de vie sur cette période", analyse l'ISPF dans sa publication parue ce mercredi.

En 2000, lors de la dernière enquête sur le budget des familles, c'est le logement qui représentait le second poste de dépenses avec 16.6 % du budget contre 14.1% en 2015. Cette baisse s'explique par la baisse des prix moyens des locations et une diminution du nombre de locataires.

Ce sont désormais les dépenses en transport qui occupent la seconde place avec 16% de la part du budget en 2015 contre 14.4 % en 2000. L'ISPF explique cette augmentation des dépenses en transport en raison de "l’utilisation accrue des voitures particulières". "Le nombre d’usagers de la route est en forte progression au détriment des transports publics, dont l’offre s’est réduite, notamment avec le remplacement des trucks", analyse l'ISPF. "Hors transport scolaire, 5 % des familles utilisent le bus contre 16 % en 2000. Le budget « entretien et carburant » a augmenté d’un tiers en 15 ans, hausse portée principalement par celle du prix des carburants."
La part des dépenses en matière de transport aérien (international ou intérieur) a aussi augmenté en raison de la hausse des tarifs.


Les inégalités se creusent

"Les inégalités entre familles riches et pauvres se sont accentuées depuis 2000, mais tendent à se stabiliser entre 2009 et 2015. La crise socio-économique a amplifié le phénomène de regroupement où cohabitent plusieurs générations et noyaux familiaux", indique l'ISPF.

En 2015, les inégalités sont supérieures à celles de la métropole et des départements d’Outre-mer. La Guyane est le département qui se rapproche le plus de la situation polynésienne.
La dépense mensuelle moyenne d’une famille de Polynésie française est de 289 000 Fcfp. La dépense mensuelle médiane par ménage est de 203 000 Fcfp. Les familles qui dépensent en dessous de ce montant contribuent à 19 % de la dépense totale contre 25 % en 2000.

Un ménage, dont la catégorie socioprofessionnelle du chef de ménage est « employé », a un dépense équivalente à la moyenne polynésienne soit deux fois moins qu’une famille dont le chef est un cadre supérieur. Une famille dont le chef est agriculteur ou pêcheur professionnel dépense deux fois moins que la moyenne. "La prise en compte de l’autoconsommation atténuera ce constat pour ces familles où la consommation non marchande est la plus forte", relève l'ISPF.

Le nombre de ménages a augmenté d’un quart entre les deux enquêtes. La progression des ménages dont le chef est retraité (+ 96 %) ou chômeur (+ 79 %) est beaucoup plus forte au détriment des employés et des ouvriers. Les familles dont le chef est retraité, sont devenues majoritaires en 2015 et regroupent plus d’un quart de la population de la Polynésie. Dans quatre cas sur dix, il s’agit de ménages dits « complexes » c'est-à-dire où cohabitent plusieurs générations et noyaux familiaux.
"Ces regroupements générationnels ont souvent une cause d’ordre économique. De fait, il apparaît que ces ménages complexes ont la dépense la plus faible rapportée au nombre d’individus qui les composent", explique l'ISPF. "A contrario, les couples sans enfants ou les personnes seules ont, en moyenne, de dépenses par tête 2,5 fois plus élevées qui s’expliquent en partie par les dépenses incompressibles (habitation, véhicule, etc.). Cela concerne un ménage sur quatre, soit 13 % des unités de consommation qui participent pour 22,5 % de la dépense monétaire totale."

Les ressources augmentent moins que les dépenses

Le montant des ressources monétaires de l’ensemble des ménages est en hausse de 35% depuis 2000. Une fois corrigée de l’inflation, cette hausse se réduit à 12%. Avec l’augmentation du nombre de ménages entre les deux périodes, le revenu moyen par ménage est en baisse de 10 % en francs constants. Il atteint 399 000 Fcfp en moyenne mensuelle. Les dépenses ayant augmenté, les familles ont, en moyenne, perdu un tiers de leur capacité d’épargne. Toutes les catégories professionnelles sont concernées par la diminution des ressources en francs constants. Par ailleurs, en tenant compte de la structure des ménages, la taille des ménages s’étant réduite, la ressource moyenne par unité de consommation en francs constants est stable à 145 000 Fcfp. Chez les agriculteurs, ouvriers et retraités, les ressources par unité de consommation progressent. Lorsque le chef de famille est une femme (soit près d’un ménage sur trois), le revenu moyen par unité de consommation est inférieur de 21 %.

On dépense moitié moins aux Australes et aux Tuamotu

Les ménages de la zone urbaine de Tahiti conservent une dépense supérieure à celle des îles et de la zone rurale. Par archipel, seule la dépense des îles éloignées ce qui témoigne "d'une monétisation de leur économie", met en avant l'ISPF. A noter que les ménages des Australes et des Tuamotu ont une dépense monétaire égale à la moitié de celle d'une famille à Tahiti.

Lire la publication de l'ISPF

Rédigé par Mélanie Thomas le Mercredi 15 Février 2017 à 16:25 | Lu 4021 fois

Tags : ECONOMIE, ISPF






1.Posté par hotunui le 15/02/2017 18:06 | Alerter
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Habitant la zone urbaine, je vend ma voiture dès qu'un système de transport publique digne de se nom existera, j’espère le voir de mon vivant, mais le règne du tout voiture a de beaux jours devant lui a Tahiti.

2.Posté par Cool Ruler le 16/02/2017 07:49 | Alerter
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Il manque une donnée intéressante, la part des revenus consacrée à l'alcool :-)

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