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Le centre des métiers d’art a diplômé six nouveaux élèves



PAPEETE, le 7 juillet 2016 - Le vernissage de l’exposition a eu lieu vendredi 1er juillet. Les six nouveaux diplômés du centre des métiers d’art y ont présenté leurs travaux. Plus que des travaux, des œuvres qui confirment l’évolution du centre d’apprentissage vers des thématiques toujours plus contemporaines.

Ils sont six : Ahitiri Borgomano, Teraura Miller, Nash Leou, Georges Paeahi, Heiata Aka, Manutea Chartiez. Six à sortir du centre des métiers d’art avec leur diplôme. Leurs travaux de fin d’étude sont actuellement exposés au centre, en accès libre. L’un d’eux s’est intéressé aux liens en Polynésie, un autre à la polémique concernant les mensurations des danseuses participants au heiva, "le thème de ses pièces est : Je veux mon heiva ! ", précise Hihirau Nanai, enseignante de sculpture. Un autre encore a travaillé sur l’accès à la terre et l’a relié à la navigation imaginant à l’occasion de ce cheminement des habitations sur pirogues doubles.

"Tout cela confirme la tendance contemporaine des créations", note Hihirau Nanai. "Les élèves travaillent de plus en plus de nouveaux matériaux comme la résine, le corail qu’on n’utilisait peu, ils mettent en valeur des pièces numériques. Au tout début c’était surtout des tiki sculptés et gravés. On est loin de tout ça." Le début c’était en 1980 lorsqu’Henri Bouvier a créé le centre. Trente-six ans plus tard, l’intérêt et les compétences des élèves ont changé. Leur approche de l’art et des matières aussi.

Le cursus du centre des métiers d’art de Polynésie française dure trois ans. Chaque année une petite dizaine d’élèves s’inscrivent, ils sont autant à sortir diplômés ou presque. "Certaines années il n’y a pas 100% de réussite", indique Hihirau Nanai.

Les groupes sont suivis huit enseignants. En première année "on apprend les bases", précise Hihirau Nanai qui a suivi le cursus. "On a des cours de d’art plastique et d’art appliqué, de numérique, de sculpture, de gravure, d’histoire et culture de la Polynésie et d’art occidental avec Alexander Lee, un artiste qui navigue entre New York, Sao Paulo et Tahiti". En deuxième année, les élèves peuvent choisir une spécialité, sculpture ou gravure. "On approfondit les techniques dans chacune des matières."

Enfin, en dernière année, il est question de projet. À partir du mois de mars, chacun doit réfléchir à sujet de fin d’étude. "On a un mois pour en discuter et le faire évoluer avec les enseignants, ensuite on passe la pratique." La présentation des projets personnels est organisée en fin d’année. Pour l’année 2015-2016, elle s’est déroulée les 31 juin et 1er juillet. "On en doit pas seulement montrer ce qu’on a fait on doit expliquer devant un jury toute la réflexion que nous avons eu avant et pendant la création."

Une fois diplômés les élèves deviennent tatoueurs, pour la plupart. Certains trouvent du travail auprès de graveurs renommés sur le territoire. D’autres essaient de monter leur petite entreprise. "Ceux-là sont rares", indique le directeur du centre Viri Taimana. "Il n’y a pas d’aides dans le secteur, pas de reconnaissance, pas de statut véritable pour eux. Ils sortent ils n’ont que leurs outils manuels et n’ont pas les moyens de s’équiper d’outils électriques, ils n’ont pas d’espace de travail."

C’est la raison pour laquelle une démarche de reconnaissance du diplôme du centre des métiers d’art de Polynésie est en cours. "Nous avons déjà rencontré les inspecteurs deux fois, ils viennent nous retrouver pour une semaine de travail du 9 au 18 juillet. L’objectif serait de pouvoir décerner un brevet des métiers équivalent au baccalauréat. Peut-être même à terme vers un équivalent LMD comme à l’université", espère Viri Taimana. La reconnaissance devrait avoir lieu à la rentrée 2017-2018.

Les expositions et ventes du centre des métiers d’art

Tous les ans, les élèves exposent les œuvres réalisées dans le cadre de leurs travaux. Les plus belles pièces rejoignent la collection privée du centre. Les pièces de la collection sont exposées au public tous les dix ans, al dernière a eu lieu en 2009. Les autres pièces sont mises en vente tous les deux ans. Prochain rendez-vous en 2017.


Pratique

L’exposition est ouverte tous les jours du mois de juillet, du lundi au vendredi de 8 heures à 16 heures.
Entrée libre
http://www.cma.pf
Renseignements : 40 43 70 51 ou secretariat.cma@mail.pf
Facebook : Centre des Métiers d’Art de la Polynésie française



Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 7 Juillet 2016 à 10:23 | Lu 1456 fois






1.Posté par Mathius le 07/07/2016 11:44 | Alerter
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Le centre des métiers d'art est largement supérieur en matière de réussite à l'université car les professeurs intégre l'esprit créatif de chaque élève dans leur apprentissage. Merci pour cette jeunesse snobée par une société inculte dans sa majorité.

2.Posté par HALLIGAN le 08/07/2016 08:08 | Alerter
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FELICITATION à Mr VIRI TAIMANA, de sa grande investigation, motivation, disponibilité, et soucieux de la réussite, et du devenir, de nos jeunes polynésiens. Bonne continuation et bonne réussite, pour tous ceux que vous entreprenez.
Nous ne pourrons qualifier, l' ampleur, de ce travail magnifique, que vous inspirez, par des artistes du pays.
Nous sommes fiers de toi. Tes proches, qui sont émerveillés et qui sont avec toi.

3.Posté par simone grand le 08/07/2016 10:12 | Alerter
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Le centre des métiers d'art est un exemple rare d'océanisation réussie de direction et d'encadrement.
L'exigence de rigueur semble y être privilégiée ainsi que le respect du public.
bravo et faaitoito

4.Posté par tutua le 08/07/2016 14:58 | Alerter
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Henri Bouvier s'il était encore là, serait vraiment heureux de ce centre qu'il créé. Il a beaucoup évolué, a eu de nombreux directeurs et Viri est certainement le plus qualifié de tous ceux là. Il a commencé à travailler en France et il souhaitait rentrer au fenua avec un très bon bagage. Il a obtenu plusieurs rendez vous avec Oscar Temaru quand il était président du pays. Temaru voulait mettre en valeur les talents locaux et Viri a finalement été embauché.

5.Posté par Yo le 08/07/2016 21:29 | Alerter
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Félicitations surtout aux élèves qui sont des exemples de motivation et de force dans des conditions qui sont souvent insupportables. Il n'y a jamais 100% de réussite au CMA puisque l'année commence avec une 20aine d'élèves et fini avec moins d'un 10aine... Et c'est bien de faire du contemporain, mais pour cela les élèves doivent d'abord acquérir une base culturelle solide concernant l'art et la culture polynésiens et ce qui se fait dans le reste du monde... Il faut aller voir au delà du vernis, de ce qui brille, pour découvrir comment sont en fait traités ces élèves, le manque de respect, l'humiliation...

6.Posté par hotutea le 09/07/2016 12:28 | Alerter
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Complètement d'accord avec toi Simone, Viri tu es l'exemple rare de cette océanisation des cadres réussie.
On t'encourage pour ton projet de diplomer tes élèves.
Bonne continuation Viri et faaitoito.

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