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Le braqueur de la Socredo écope de 5 ans de prison ferme



L’expertise psychiatrique du prévenu, qui a fait pas moins de 11 séjours en service spécialisé, a relevé de nombreux troubles.
L’expertise psychiatrique du prévenu, qui a fait pas moins de 11 séjours en service spécialisé, a relevé de nombreux troubles.
PAPEETE, le 13 novembre 2017 - Vendredi dernier, un multirécidiviste de 59 ans braquait la Socredo d’Arue à l’aide d’un couteau. Ce matin, le prévenu était jugé en comparution immédiate. L’homme, condamné pour des faits similaires en 2012, a écopé d’une peine de six ans de prison ferme dont un avec sursis.

Les faits, plutôt rares sur le territoire, ont eu lieu ce vendredi matin à la Socredo d’Arue. Un homme au visage découvert s’est introduit dans le bureau de la directrice adjointe avant de poser un couteau sur son bureau en expliquant à l’employée de la banque qu’il voulait la « prendre en otage. » Après s’être vu remis la somme de 50 000 Fcfp, le braqueur s’était fait interpeller alors qu’il venait de quitter la Socredo.



Troubles psychiatriques

Ce matin, lors de sa comparution devant le tribunal, l’homme a tenu des propos fantaisistes. Tout comme lors de sa garde à vue, il a reconnu les faits : « j’avais besoin d’argent. Ce matin-là, je me suis réveillé puis je suis allé à la Socredo. Il y avait trop de monde alors je suis revenu une heure après avec mon couteau caché dans mon sac à dos. J’ai pris un ticket puis une employée m’a proposé de me recevoir dans son bureau. » Quand le président du tribunal l’interrompt afin de savoir pourquoi il avait tant besoin d’argent, le prévenu évoque ses projets, quelques rires fusent dans la salle d’audience : « je voulais tout d’abord vivre en cachette à l’hôtel du Radisson. Ensuite, je voulais rejoindre Paris puis Lorient afin d’y retrouver mes amis gitans. » Le magistrat reprend : « c’est peu commun un braquage à visage découvert ! Aujourd’hui, que pensez-vous des faits ? Les commettriez-vous à nouveau ? » Quelques secondes et l’homme répond : « il faut encore que je réfléchisse. » Le président du tribunal continue : « c’est la deuxième fois que vous vous attaquez à la Socredo, pourquoi cette banque ? » Le prévenu indique ne pas savoir : « c’est vrai qu’il y a aussi la Banque de Polynésie… » Ses sept condamnations inscrites au casier sont évoquées : « je vois, entre autres, que vous avez eu interdiction de fréquenter le département du Finistère puisque vous y aviez tenté un braquage avec un pistolet à grenaille ? » Du tac au tac, l’homme explique : « oui mais je pouvais encore me rendre dans le Morbihan. »

L’expertise psychiatrique du prévenu, qui a fait pas moins de 11 séjours en service spécialisé, a relevé de nombreux troubles. L’homme, déjà condamné pour de graves faits dont un viol sur mineur par ascendant, serait « borderline, antisocial » et présenterait un caractère psychopathique. L’altération du discernement n’a, cependant, pas été retenue. Le risque de récidive ayant été estimé « très important », le procureur a requis une peine de six ans de prison dont un an avec sursis mise à l’épreuve pendant cinq ans, obligation de soins, interdiction d’approcher la banque et la victime.

Après en avoir délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions du représentant du ministère public

Rédigé par Garance Colbert le Lundi 13 Novembre 2017 à 17:23 | Lu 2226 fois





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