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Le Pays reste sourd au préavis de grève des médecins hospitaliers



Le Pays reste sourd au préavis de grève des médecins hospitaliers
PAPEETE, le 30 octobre 2017 - Ça va de mal en pis entre les médecins hospitaliers et la Pays. Alors que les praticiens du service public ont déposé un préavis de grève qui prendra effet le 6 novembre 2017, le Pays semble fermé à toute négociation.

"Depuis que nous avons déposé notre préavis de grève, nous n'avons eu aucun rendez-vous, aucun contact, ni aucune réponse à nos sollicitations de la part du gouvernement" s'agace Marc Lévy, président du Syndicat des praticiens hospitaliers de Polynésie française. " Le Code du travail stipule que pendant la durée du préavis, les parties sont tenues de négocier, nous ne comprenons pas bien le parti du gouvernement. Le syndicat est étonné de ne pas avoir de réponse. Nous essayons de communiquer et de montrer que nous faisons les choses bien. L’attitude de déni du gouvernement entraine inexorablement le mouvement syndical vers une cristallisation du conflit."

Contacté par la rédaction le ministère de la santé et le ministère de la fonction publique n'ont pas souhaité répondre à nos questions. De son côté le CHPF assure qu'il assurera la continuité des soins, si les médecins hospitaliers lance une grève à partir du 6 novembre.

Si le pays refuse de répondre et d'ouvrir les négociations avec les médecins hospitaliers, ces derniers entameront une grève à durée illimitée à partir du 6 novembre 2017.

Le 10 octobre dernier, le SPHPF avait envoyé un courrier, adressé au Président du Pays et aux ministres de la fonction publique et de la santé, demandant à ce que le protocole d’accord du 13 février 2016 soit appliqué. Le syndicat avait laissé dix jours au gouvernement pour y répondre menaçant déjà à l'époque de déposer un préavis de grève.

Le dernier protocole d'accord avec les médecins hospitaliers a été signé en février 2016 par les ministres Jean-Christophe Bouissou et Patrick Howell. Or depuis cette signature, sur les six points du protocole d'accord, un seul a été respecté : le paiement des gardes et astreintes des praticiens de l'hôpital d'Uturoa.

Selon le syndicat, le point de non-retour est atteint. Les médecins hospitaliers ont désormais d'autres revendications qui viennent s'ajouter au respect du protocole d'accord. "A la revendication qui n’est plus négociable, concernant l’ensemble des points du protocole de 2016 (reprise d’ancienneté, prolongation d’activité au-delà de la limite d’âge, mise en conformité du texte sur la permanence des soins des hôpitaux de la direction de la santé, discussions sur la réforme du statut et sur l’insuffisance des cotisations de la retraite des praticiens hospitaliers), s’ajoutent de nouvelles revendications."

" Les médecins ont de plus en plus de difficultés à avoir les moyens de soigner les malades dans les hôpitaux de Polynésie française, en raison d’un financement insuffisant et d’un statut administratif qui n’est pas adapté à l’hôpital. Nous réclamons des dotations en rapport avec l’activité médicale, et un statut d’établissement hospitalier. Si à l’issue de ce préavis de grève, ces revendications ne sont pas satisfaites, le SPHPF appellera les praticiens hospitaliers des hôpitaux de Tahiti et des îles à un arrêt de travail pour une durée illimitée le lundi 6 novembre", indiquait Marc Levy, la semaine dernière. Le SPHPF maintient ces propos.

Rédigé par Marie Caroline Carrère le Lundi 30 Octobre 2017 à 17:22 | Lu 1037 fois





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