Tahiti Infos
Tahiti Infos

TAHITI INFOS, les informations de Tahiti
Facebook
Twitter
RSS
I phone App
Androïd
Newsletter
FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49

Le Aremiti 6 obtient sa licence malgré des incertitudes sur son financement



Le Aremiti 6 obtient sa licence malgré des incertitudes sur son financement
PAPEETE, 26 septembre 2017 - Une licence d’armateur est accordée à la SNC Aremiti pour l’exploitation du navire Aremiti 6 en remplacement de la navette Aremiti 5 sur le tronçon maritime Tahiti-Moorea. Le groupe Degage annonce qu’une demande d’agrément au dispositif local d’incitation fiscale pourrait être faite sous peu.

Le navire ne sera pas mis en exploitation avant la mi-2019, après 18 mois de construction selon l’estimation de la SNC Aremiti. Son entrée en service sur le chenal maritime entre Tahiti-Moorea sonnera le glas de l’exploitation du Aremiti 5.
Le Aremiti 6 sera plus économique en carburant (2 000 litres/heure à 38 nœuds), avec une capacité de transport de 550 passagers et une dizaine de véhicules.

Un arrêté du Conseil des ministres publié dans l’édition du 22 septembre du Journal officiel de la Polynésie française déclare l’octroi de cette licence d’exploitation et détaille que le navire Aremiti 6 effectuera trois rotations minimum par jour du lundi au vendredi ainsi que deux rotations minimum par jour les samedis, dimanches et jours fériés.

Mais pour l’instant l’arrivée de cette future navette rapide entre Tahiti et Moorea reste un projet dont le financement présente encore quelque incertitude pour le groupe Degage : devra-t-il compléter son plan de financement par des emprunts bancaires, pour 1,1 milliard, ou bénéficiera-t-il d’une aide en défiscalisation ? Eugène Degage confirme qu’une demande pourrait être déposée devant la commission consultative des agréments fiscaux du Pays "d’ici 15 jours, un mois". En cas de refus, "on empruntera un peu plus", explique le patron du groupe Aremiti.

En attendant, l’exploitation du Aremiti 5 génère une perte annuelle moyenne estimée par l’armateur à "159 millions" de francs. Et l’investissement dans le Aremiti 6 est présenté comme une nécessité vitale pour l’entreprise : "un projet que l’on doit mener à bout, sinon on mettra la clé sous la porte", affirme Eugène Degage. Avec le Aremiti Ferry 2 et la navette Aremiti 5, l'armateur gère pour l'instant un peu plus de 60 % du trafic en passagers entre Tahiti et Moorea, les deux tiers du transport de véhicules et la presque totalité de l’activité de fret, soit près du tiers en valeur de cette activité sur l'ensemble de la Polynésie française.

Défisc' ou pas ?

C’est dans ce contexte que l’armateur réitère depuis bientôt un an et demi une demande de licence d’exploitation pour le Aremiti 6. Le Comité consultatif de la navigation maritime interinsulaire (CCNMI) s’était réuni pour la deuxième fois en juillet dernier afin d’instruire une nouvelle demande de licence d’armateur de la SNC Aremiti pour ce projet. Un avis favorable avait été formulé par l’instance, à l’issue de sa réunion de 7 juillet, comme le rapportaient à l’époque nos confrères de Radio 1. Cet avis favorable faisait alors suite à un premier avis défavorable opposé à une demande de licence présentée en mai 2016 pour ce même projet d’investissement.

Une différence de taille distinguait alors les deux demandes d’autorisation : leur plan de financement. Si la première échafaudait un plan sur la base d’un investissement de 2,25 milliards Fcfp, dont 50 % en défiscalisation ; en juillet dernier, la moitié du plan de financement initialement supportée par des aides en défiscalisation était déclarée prise en charge par les banques.
Instance paritaire composée de seize membres, le Comité consultatif de la navigation maritime interinsulaire est composé pour moitié d’armateurs et pour moitié de représentants de l'administration. Sur la base de la première demande, un avis favorable du CCNMI pouvait être entendu comme un accord de principe pour l’octroi d’une aide en défiscalisation au plan local, avec un effet vertueux dans l’instruction d’un dossier à Bercy.

Surtout, l'Autorité polynésienne de la concurrence saisie pour avis sur la pertinence d'octroyer ou non cette licence à l'Aremiti 6, avait rappelé en mai dernier au Pays que l'octroi de la défiscalisation pouvait fragiliser par ricochet l’activité du Terevau, le concurrent de l’Aremiti sur le chenal entre Tahiti et Moorea. Contacté mardi, Tino Fa Shin Chong, le gérant de la société Terevau, insiste sur la nécessité d’un "traitement équitable" des armateurs intervenant sur transport entre Tahiti et Moorea, alors que l'armateur projette lui-même d'investir dans une nouvelle navette.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 26 Septembre 2017 à 13:33 | Lu 3472 fois





Signaler un abus

Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 24 Novembre 2017 - 09:52 Carnet de voyage:« Gatae », l’or vert de Ahe

Vendredi 24 Novembre 2017 - 09:44 Teva Rohfritsch défend l'économie bleue à Paris

Actualité de Tahiti et ses îles | Actualité de France | Actualité du Pacifique | Actualité du Monde | Actualité du Sport | Insolite | Magazine | Assistance