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La permaculture mise en lumière au village de l’alimentation



"On n’amène rien de l’extérieur, on fait confiance à la nature. C’est elle le meilleur modèle qui existe", expliquent  Jonathan Cunéo et Naomi Parau de la ferme permacole de Tipapa à Arue.
"On n’amène rien de l’extérieur, on fait confiance à la nature. C’est elle le meilleur modèle qui existe", expliquent Jonathan Cunéo et Naomi Parau de la ferme permacole de Tipapa à Arue.
PAPEETE, le 18 avril 2017 - Jonathan Cunéo et Naomi Parau dirigent exploitent la ferme Tipapa d’Arue. La particularité de leur exploitation est de s’appuyer sur un système de permaculture. Ils en parleront lors du village de l’alimentation et de l’innovation de cette fin de semaine et feront déguster quelques-uns de leurs produits : achards, bonbons coco…

Qu’est-ce que la permaculture ? "C’est une conception de l’aménagement du territoire en fonction de la nature, de l’environnement déjà en place", répondent Jonathan Cunéo et Naomi Parau de la ferme permacole de Tipapa à Arue. "On n’amène rien de l’extérieur, on fait confiance à la nature. C’est elle le meilleur modèle qui existe." Ils ajoutent : "L’agriculture biologique est une part de la permaculture".

Pour le duo, il n’y a pas de mauvaises herbes, ni de mauvaises bêtes. Ces qualificatifs n’ont pas de sens dans une exploitation permacole. "Au début, j’arrachais ce qu’on appelle mauvaise herbes", se rappelle Naomi Parau qui s’est formée à la permaculture à distance auprès d’un professionnel australien. "Finalement je me suis aperçue que non seulement elles ne faisaient pas de mal à l’exploitation mais qu’en plus elles étaient comestibles et qu’un certain nombre d’entre elles avaient des vertus thérapeutiques."

En termes de rentabilité, la ferme permacole n’a rien à envier aux exploitations conventionnelles. "En 2015, première année de production, nous avons fait 900 kg pour 300 m3", affirme Jonathan Cunéo. À Tipapa se trouvent des potirons, des courges, des concombres serpents, du manioc, du uru, de la pomme étoile, des bananes et des papayes, de la figue, du corossol… "Tout ce qui pousse facilement et ne nous rend pas esclave ! "

10 fois la production conventionnelle

En 2016, Tipapa serait passée à 2 tonnes de production, "soit dix fois la production d’une exploitation conventionnelle. Ils sont à 7 tonnes par hectares. Nous n’avons toujours que 300 m3".

Lorsque des maladies se présentent, Jonathan Cunéo et Naomi Parau laissent faire. "Il ne faut pas se précipiter, c’est comme chez l’homme, il faut bien manger et se reposer pour se débarrasser d’une maladie. Les plantes n’ont pas besoin de nous ! On paille, on amende. Les maladies ne sont pas des problèmes, ce sont des épreuves."

Le concept de permaculture qui a donné naissance à la ferme Tipapa sera explicité lors du village de l’alimentation et de l’innovation (VAI) qui aura lieu cette fin de semaine. Nathalie Cunéo, productrice, le présentera le vendredi à partir de 9h30 au Petit théâtre de la Maison de la culture. Jonathan Cunéo, directeur, prendra le relais à partir de 10h30 en abordant la microbiologie du sol, l’une des bases incontournables de l’agriculture. L’équipe de la ferme Tipapa fera déguster ses produits et préparations culinaires le même jour.

"On fait nos courses dans notre jardin"

Naomi Parau et sa famille se sont lancées dans la permaculture en 2014. "Nous avons fait de gros travaux pendant un peu plus de deux ans. L’aménagement de base prend du temps." Leur objectif ? Faire pousser les produits qu’ils consomment. "On fait nos courses dans notre jardin", indiquent-ils. Ils veulent aussi "montrer que l’on peut manger de très bonnes choses ici au fenua avec des produits du fenua. On dit que les biscuits, le steack frites, le pain beurre le matin c’est culturel, mais ce sont en fait des habitudes alimentaires très récentes, datant d’il y a 30 ou 40 ans".

Naomi Parau est originaire de Rurutu aux Australes. Elle se rappelle ses petits-déjeuners, des crêpes, du riz au lait, des produits à base de farine de manioc. "On avait tout dans la cours, le miel, les fruits et les légumes. C’est ça que j’ai voulu retrouver à Tahiti pour moi et ma famille." Elle a neuf enfants dont Jonathan Cunéo et dix petits-enfants. Aujourd’hui, elle a un jardin vivant, qui n’a plus besoin d’elle ou presque. La production nourrit sa famille qui vend le surplus sans garanti ni de quantité, ni de type de produits à ses clients.

L’exploitation avance, avec son temps. "Le problème", résume Jonathan Cunéo, "c’est qu’on a tout segmenté dans notre société, alors que tout fonctionne ensemble. L’agriculture est un art de vivre associé aux éléments, aux organismes, aux avancées technologiques aussi." À Tipapa, les exploitants ne se privent pas d’internet, de Google map et autres outils numériques pour cultiver.


Qu’est-ce que VAI ?

C’est le premier village de l’alimentation et de l’innovation en Polynésie. Son objectif : "promouvoir des comportements alimentaires sains et durables par une meilleure compréhension de l’alimentation et des mécanismes et interrelations qui a sous-tendent pour permettre aux consommateurs de poser des choix éclairés, raisonnés et citoyens". Organisé par Asae Conseil, il réunira des acteurs du secteur venus de Polynésie, de Nouvelle-Calédonie et de métropole. Il se découpera en cinq espaces : exposition-vente avec des professionnels du secteur (agriculteurs et transformateurs), expositions, ateliers (expériences sensorielles conçues spécialement pour l'évènement avec la directrice de l'Institut du goût de Paris), conférences et animations-démonstrations.
Il se déroulera du jeudi 20 au samedi 22 avril de 8 heures à 17 heures à la Maison de la culture.
Accès libre.


Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 18 Avril 2017 à 19:45 | Lu 6289 fois







1.Posté par uwe le 19/04/2017 08:10 | Alerter
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très bien, ça ^^

2.Posté par maeava85 le 20/04/2017 01:47 | Alerter
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Bravo! Félicitations vous êtes sur la voie de notre survie.

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