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La Communauté du Pacifique, acteur clé du développement régional



Cameron Diver.
Cameron Diver.
NOUMEA, le 4 juillet 2017 - L’organisation fête ses 70 printemps cette année. Depuis ses débuts, elle vient en aide aux Pays et Territoires du Pacifique pour leur permettre d’être acteurs de leur propre développement.

Un lagon bleu turquoise et une plage de sable blanc, bordée par des cocotiers dont les palmes se balancent au rythme du vent. La baie de l’Anse Vata, quartier chic de Nouméa en Nouvelle-Calédonie, est surtout connue pour ces nombreux restaurants et sa promenade où joggeurs et touristes de passage défilent chaque jour. Pourtant, c’est aussi là que l'aide au développement de nombreux Etats et territoires du Pacifique se joue chaque jour.

En face de la plage, un bâtiment en forme de pirogue renversée s’élève. A l’intérieur se trouvent les bureaux de la Communauté du Pacifique (CPS). "Nous utilisons encore l’acronyme CPS, mais maintenant c’est la Communauté du Pacifique", détaille Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS. Les Pays membres viennent autant du nord du Pacifique que du sud. 26 Pays sont membres de la CPS aujourd’hui. "Il y a toujours les membres fondateurs : Australie, Nouvelle-Zélande, France et États-Unis. (NDLR : les Pays-Bas et l’Angleterre se sont retirés). L’objectif premier était de favoriser la coopération régionale pour améliorer le développement des populations des territoires du Pacifique…"

AUTONOMIE ET RESILIENCE

La salle de conférence où les Pays membres de retrouvent.
La salle de conférence où les Pays membres de retrouvent.
70 ans après la création de la CPS, en 1947, sa mission première n’a pas changé. La communauté travaille avec différentes organisations non-gouvernementales et accompagne les services techniques des Pays et Territoires du Pacifique. "Nous n’intervenons pas si un Pays ne nous le demande pas. Il faut que la démarche vienne du Pays ou du territoire pour que nos équipes leur viennent en aide…", explique Cameron Diver, le directeur adjoint de la CPS.

La CPS agit sur tous les fronts en suivant une approche multisectorielle. Santé, éducation, culture, environnement, sciences : tous les thèmes sont étudiés afin d’apporter une réponse, et si possible, une solution, au Pays qui sollicite l’appui technique de la CPS. Il peut s’agir de standardiser les normes de qualification dans les différents Pays ou encore d’apporter une assistance aux Pays pour qu’ils remplissent leurs obligations en matière de respect des droits de l’Homme et d’égalité.

"L’objectif est de contribuer à l’autonomie et la résilience des communautés du Pacifique. Nous n’avons qu’un seul souhait, c’est qu’une organisation comme la nôtre n’ait plus de travail… Mais ce n’est pas pour demain", ajoute le directeur adjoint. Compte tenu du nombre et de la taille des états et territoires membres de la CPS, l’organisation aura toujours du travail. "Il y aura toujours des petits états vulnérables au choc extérieur", commente Cameron Diver.

Au fil de ses 70 années d’existence, l’accompagnement de la CPS a évolué. Tout comme les enjeux du Pacifique et les hommes qui en font partie. Mais la CPS a une constance : bâtir des projets qui bénéficient à l’ensemble de ses Pays membres.

"La plus ancienne organisation du Pacifique toujours en fonctionnement"

- 1947 : création de la Communauté du Pacifique Sud
- 1949 : Installation du siège de la CPS à Nouméa dans les anciens bâtiments de l’armée américaine
- 1995 : installation dans les locaux actuels. La CPS emploie aujourd’hui 600 personnes et a des bureaux décentralisés en Mélanésie (Port-Vila et Honiara) et en Micronésie, à Pohnpei.

Tous les deux ans, la CPS réunit tous les états membres pour une conférence de deux jours à son siège. Elle aura lieu cette année à Nouméa les 27 et 28 juillet.

La CPS en Polynésie

En 2016, la CPS a travaillé sur quelques projets en Polynésie française :

- Projet Integre : actions de gestion intégrée des zones côtières mises en œuvre sur le lagon de Raiatea-Taha’a, à la presqu’île de Tahiti et à Moorea.

- Projet RESCCUE : restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique avec la réalisation d’une étude concernant les effets anticipés du changement climatique sur les sites pilotes des Gambier et de Moorea

- Projets liés à la pêche, à l’aquaculture et aux écosystèmes marins

Rédigé par Amelie David le Mardi 4 Juillet 2017 à 10:10 | Lu 1135 fois





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