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FENUACOMMUNICATION, Fare Ute, immeuble SAT NUI BP 40160 98 713 Papeete Polynésie Française. Tel:40 43 49 49


L'Etat fait un état des lieux de la culture



PAPEETE, le 8 juillet 2016. Richard Lagrange, inspecteur général des affaires culturelles, est venu faire un état des lieux de la culture en Polynésie française. L'objectif est de dresser les "priorités" dans le domaine avant de poser les jalons de la prochaine convention-cadre entre l'Etat et le Pays dans le domaine culturel.

La dernière convention-cadre entre l'Etat et le Pays dans le domaine culturel a pris fin en 2002. En février dernier, lors de sa visite, le président de la République avait annoncé au marae de Taputapuatea que l'Etat apporterait son soutien dans le dossier pour le classement du marae sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco et aussi pour "le projet de grand centre culturel polynésien, la mise à niveau des équipements culturels, le développement des politiques linguistiques, cinématographiques, audiovisuelles et également le projet de classement, plus tard, des Iles Marquises aussi au patrimoine mondial de l’Unesco".
Pour faire suite à ce discours, Richard Lagrange, inspecteur général des affaires culturelles, est au fenua pour dresser un état des lieux de la culture en Polynésie française. Il a rencontré les acteurs de la culture polynésienne cette semaine. Le haut-commissaire René Bidal souhaite que cette convention d'entraide entre les deux ministères de la Culture soit réalisée "assez rapidement". "Pendant longtemps, nous avons été en attente d'une nouvelle collaboration", explique Heremoana Maamaatuaiahutapu, "Nous avons été très agréablement surpris par les déclarations du président de la République. On espère maintenant que l'accompagnement et les relations entre les services culturels de l'Etat et du Pays puissent reprendre dans de bonnes conditions."

A l'issue de son déplacement, Richard Lagrange rédigera un rapport dans lequel il dressera les priorités. "Il y a beaucoup de choses et tout ne pourra pas être fait en même temps. Il faut établir un programme de travail", souligne-t-il avant d'ajouter : "Les décisions plus concrètes relèveront ensuite du niveau politique entre les gouvernements de la Polynésie et la France".


Richard Lagrange, inspecteur général des affaires culturelles : "Des formes d'assistance et d'expertise"

Dans quel cadre s'inscrit votre visite ?
"Ma mission s'inscrit dans la continuité de la visite présidentielle. Le ministère de la Culture a été sollicité et souhaitait procéder à une évaluation des besoins et des demandes, voir dans quel champ spécifique il faut intervenir au-delà et quelles sont les priorités. Il y a beaucoup de choses et tout ne pourra pas être fait en même temps. Il faut établir un programme de travail."

Quel constat avez-vous fait à votre arrivée ?
"Ce qui me frappe c'est le dynamisme de beaucoup d'institutions mais aussi d'acteurs privés et d'associations. Je trouve ça rassurant pour les suites que l'on peut envisager car il y a un tissu culturel local sur lequel on pourra s'appuyer dans les années à venir."

Quelles priorités avez-vous déjà identifiées ?
"On comprend que pour un territoire comme celui-ci, même s'il est très vaste, les ressources humaines sont plus limitées. On ne peut pas avoir les compétences dans tous les champs. On peut monter des formes d'assistance et d'expertise en complément de ce qui existe ici.
Les priorités sont nombreuses. Selon les secteurs, les besoins ne sont pas tous les mêmes. Le conservatoire artistique, par exemple, est un établissement qui fonctionne très bien, qui a des problèmes de moyens mais tout le monde a des problèmes de moyens, donc ce n'est pas une spécificité polynésienne. Pour eux dans l'immédiat, la priorité est de mettre en conformité les diplômes avec le niveau national pour les filières traditionnelles. Ce sont des choses qu'on peut regarder rapidement et qui ne nécessite pas de moyens financiers.
Le Musée de Tahiti a à sa tête une conservatrice qui est très compétence et efficace. L'équipe est restreinte mais il y a un projet de rénovation. Le besoin c'est plus de réinsérer dans les réseaux nationaux, d'avoir des partenariats avec le musée du Quai Branly mais aussi avec d'autres musées régionaux qui ont des collections polynésiennes. J'ai évoqué avec la conservatrice un besoin qui concerne l'éducation artistique et culturelle car les échanges d'expérience et la formations d'agents spécialisés dans ce domaine sont importants pour monter des projets pour les établissements scolaires et établir des dossiers pédagogiques pour les enfants.
Il y a des domaines comme dans les archives par exemple où il y a besoin de mise à jour de formations car les techniques et les logiciels évoluent.

Quelles seront les suites de votre déplacement ?
Je ferai un rapport dès mon retour. Les décisions plus concrètes relèveront ensuite du niveau politique entre les gouvernements de la Polynésie et la France.

Centre culturel : un cabinet d'études sera retenu avant la fin du mois

Le projet de centre culturel du gouvernement avance pas à pas. Une vingtaine de cabinets ont fait parvenir leur projet, précise le ministre de la Culture. Le gouvernement en a déjà retenu quatre et doit choisir avant la fin du mois de juillet le cabinet d'études qui précisera le projet.
Le centre culturel se répartira sur deux sites. Le pôle « Spectacle vivant » sera installé sur le site de la Maison de la Culture et le pôle « Médiathèque, Activité culturelle et Exposition artistique sera construit sur le site de Vaiami. Le ministre a précisé à nos confrères de Radio 1 que le président du Pays lui a "donné jusqu’à la fin 2017 pour la pose de la première pierre".

Rédigé par Mélanie Thomas le Vendredi 8 Juillet 2016 à 16:03 | Lu 1878 fois







1.Posté par Pavlova le 08/07/2016 23:23 | Alerter
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Waaaow...on a definitivement atteint le sommet de la betise humaine, c'est un inspecteur general de la culture de Frrrrance certainement expert dans son domaine a ne pas en douter....mais qui va donner son avis sur notre culture maohi, franchement Edouard et Heremoana vous faites tres tres fort...du jamais vu....
J'EN SUIS DEFINITIVEMENT DEGOUTE DE CE GOUVERNEMENT.
Tant qu'a faire allons-y donner nos avis d'abrutis pour le Chateau de Versailles ou de Chambord...
On nage en plein delire te Fenua.
Pene ae pahia na te na taata a faaore piritome i to taua nei fenua eaha hoi teie ! te haere poiri noa ra taua te nunaa...

2.Posté par simone grand le 09/07/2016 13:31 | Alerter
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La culture est portée par les groupes de danse qui n'ont pas de salle de répétition. Donc priorité n°1: salles de répét tout autour de l'île.

3.Posté par JeanNey-Marre le 09/07/2016 15:44 | Alerter
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Oui, oui @ simone grand, tu as raison tout à fait ! Des salles de danse et des danseurs subventionnés partout partout comme ça ce sera le Heiva toute l'année. Moi je rajouterai les salles de sport, il n'y en a pas assez aussi. C'est marrant je pense tout à coup à la fable de la cigale et la fourmi ! Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre !!!

4.Posté par manoivi le 10/07/2016 12:14 | Alerter
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Il nous faut des spécialistes des langues polynésiennes capables d'interpréter les quelques rares textes "authentiques" tirés de la tradition orale pour mettre en place des cellules par archipels, il nous faut poursuivre les fouilles archéologiques avec des polynésiens formés à ces techniques afin de réécrire l'histoire "cohérente" de chaque île et chaque Archipel.
Nous pourrons enfin dire que dans, chants et musiques font partie de la culture polynésienne.

5.Posté par manoivi le 10/07/2016 12:16 | Alerter
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Même quand on a des enfants dans les groupes de danse, il faut bien comprendre que si les groupes d'aujourd'hui sont magnifiques pour les touristes, on a totalement dévoyé la culture locale et comme l'année passée pour les concours de danses individuelles, il est tant que les jurys se réapproprient leur culture et mettent des barrières. C'est le seul moyen de faire demain la différence entre le "ori japonais" et le "ori Tahiti". Il est bine entendu que "Toata", ça reste magnifique, et ça occupe beaucoup de personnes, mais il ne faut pas confondre culture et folklore.

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