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L'Espé à l'épreuve de la réalité



L'Espé à l'épreuve de la réalité
PAPEETE, le 3 septembre 2015 - Jeudi matin, la ministre de l'Éducation, la présidente de la commission de l'éducation à l'assemblée et le vice-recteur ont été reçus à l'École supérieur du professorat de l'éducation à l'occasion de la rentrée. Au cœur des discussions : l'apprentissage du reo ma'ohi et le seuil de compétence des stagiaires dans cette discipline.

Les candidats aux métiers de l'éducation et de la formation ont fait leur rentrée à l'École supérieure du professorat de l'éducation (Espé). Ils sont cette année 436, dont 49 sont en cours d'inscription. Pour le corps enseignant et les différents acteurs de la formation, cette rentrée est une mise à l'épreuve. L'Espé a remplacé l'institut universitaire de formation des maitres (IUFM) il y a un an.

Formation et masterisation

L'Espé forme les enseignants en devenir du primaire et du secondaire, elle mastérise les formations et s'attache à former les enseignants en poste. L'année scolaire 2014-2015, année de transition entre l'IUFM et l'ESPE a été l'occasion de travaux sur les besoins particuliers de la Polynésie française. Le Pays, l'État, l'Université de Polynésie et autres acteurs engagés ont tenu compte des orientations nationales mais aussi des priorités du Pays (enseignement en REP+, enseignement du reo maohi) et de ses particularités (éloignement, etc). Le directeur de l'Espé, Jean Chaumine, a reçu la ministre de l'Éducation Nicole Sanqueur, la présidente de la commission éducation, Chantal Galenon et le vice-recteur Jean-Louis Baglan pour une présentation et une mise au point des travaux et objectifs.

Chantal Galenon, présidente de la commission de l'éducation à l'assemblée, a insisté sur la nécessité d'entretenir l'apprentissage du reo maohi et, dans la mesure du possible, sur le besoin d'ouvrir de nouveaux postes. Le maître de conférences en linguistique Jacques Vernaudon a profité de l'occasion pour faire part de ses inquiétudes. "Au concours il y a trois épreuves, mathématiques, français et reo ma'ohi. Il faut au minimum 10 sur 40 dans les deux premières matières. Le reo ma'ohi n'est plus éliminatoire. Le suivi du seuil de compétence repose désormais sur le contrôle continu dans le cadre de la formation du master métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation. Ce qui est une bonne chose en soi car cela ne pénalisera pas les élèves qui seront mal à l'aise le seul jour des épreuves. Mais, je tiens dès aujourd'hui à attirer votre attention sur un point. Prenons le cas d'un élève qui se présenterait avec un master d'histoire par exemple, qui obtiendrait le concours et qui n'aurait pas à repasser le master des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation. Il suivrait comme il est convenu une formation adaptée au cours de laquelle, aujourd'hui, il n'existe pas de principe de non compensabilité". Ce genre de cas particuliers ne se présentera pas cette année et Nicole Sanquer a pris bonne note de cette inquiétude.


Le reo ma'ohi n'est plus éliminatoire

La "suppression" de l'épreuve de reo ma'ohi pour l'accès au concours externe de recrutement des professeurs des écoles continue d'alimenter des polémiques. La semaine dernière à l'assemblée territoriale alors que les élus débattaient de la convention cadre entre l'État et le Pays au sujet de l'Espé (école supérieure du professorat de l'éducation) elle a resurgi dans les débats. La crainte des élus UPLD étant qu'avec ces nouvelles pratiques, les candidats locaux à ces concours de professeurs des écoles se réduisent fortement au fil des ans. La ministre Nicole Sanquer a donc réexpliqué les règles en vigueur. "Nous avons fait le choix de ne pas pénaliser ceux qui ne maîtrisent pas la langue à l'entrée. En revanche, dans le cursus des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation nous avons une épreuve en sortie avec quatre modules obligatoires de reo ma'ohi. Si l'un de ces modules n'est pas validé (on n'a pas obtenu la moyenne) vous n'êtes pas titularisé et vous n'êtes pas titulaires du master." L'épreuve de langue tahitienne n'est plus éliminatoire à l'entrée de l'école pour devenir professeur des écoles mais l'Espé s'engage à garantir un niveau de compétence via un contrôle continu en M2 (deuxième année). Rappelons que les professeurs des écoles en Polynésie sont tenus d'enseigner aux élèves du premier degré deux heures et demi de langue tahitienne toutes les semaines. Pour l'enseigner, mieux vaut donc le maîtriser…



L’État, l’Université et le Pays ont signé une convention cadre jeudi après-midi. Celle-ci reconnaît que la naissance de l'Espé est une opportunité majeure et un levier essentiel pour atteindre les objectifs de performances assignés par la charte de l'éducation. Elle reconnaît d'autre part que la conception et le pilotage des actions de formation continue sont confiés à l’Espé de la Polynésie française, le Pays conservant la responsabilité de sa mise en œuvre.

Rédigé par Delphine Barrais le Jeudi 3 Septembre 2015 à 16:33 | Lu 1122 fois






1.Posté par tehoro le 04/09/2015 08:41 | Alerter
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Avec le recrutement de conseiller pédagogique incompétent que vous avez, je pense que vous n'irez pas loin 80% sont des incompétents ou Placé par le gouvernement, je ne citerai pas leur nom.

C'est pour cela l'année dernière il y eu 50% de taux d'echecs avec L'ESPE
la moitié a redoublé !!!!! Demandez au ministre

2.Posté par julia le 04/09/2015 08:50 | Alerter
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legalement, si la personne a déja un master et n'a pas besoin de reussir le master cursus de l'enseignement, on ne peut lui refuser sa titularisation de prof des écoles uniquement parce qu'elle n' a pas le niveau en reo mao'hi. l'épreuve de reo maohi à l'entrée a permis effectivement de privilegier les locaux. il est evident que , comme dans d'autres pays d'outremer, maintenant qu'il n'y a plus d'épreuve au concours d'entrée, vont debarquer une masse de candidats de métropole qui ont deja le master, qui ont un bien meilleur niveau en maths et en français, et qui ont envie de profiter des avantages financiers et du cadre de vie de la Polynésie, mais qui n'en auront rien à faire de developper la Polynésie, voire même se dresseront contre les ensegignants locaux qu'ils accuseront de communautarisme et de racisme anti-metropolitain. dans 10 ans, il n'y aura plus d'enseignants locaux.

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