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L'Assemblée adopte le rapport de la commission d’enquête sur l'énergie



Antonio Perez (RMA), président de la commission de l'Assemblée chargée d'enquêter sur le secteur polynésien de l'énergie.
Antonio Perez (RMA), président de la commission de l'Assemblée chargée d'enquêter sur le secteur polynésien de l'énergie.
PAPEETE, 20 avril 2017 - Le rapport de la commission d’enquête chargée d’établir un état des lieux du secteur polynésien de l’énergie a été adopté par 31 voix sur fond de polémique jeudi à l’Assemblée.

Cette commission d’enquête avait pour objet de réunir toutes les informations permettant d’établir un état des lieux du secteur de l’énergie en vue d’émettre les préconisations prioritaires permettant une baisse du coût de l’électricité.

Après trois mois de travaux et d’auditions diverses, elle formule 15 recommandations dans un rapport remis le 8 mars dernier à l’Assemblée. Ces conclusions étaient soumises jeudi à l’examen des représentants, lors de la deuxième séance de la session administrative. Le rapport de la commission d’enquête a été adopté grâce à la majorité des 31 voix du groupe Rassemblement pour une majorité autonomiste (RMA). Les groupe UPLD et Tahoera’a Huiraatira se sont abstenu.

Ce volumineux rapport d’une quarantaine de pages (copieusement annexé) formule diverses préconisations au sujet de l’organisation du secteur énergétique, évoque une évolution de sa gouvernance avec une participation accrue du Pays, pose les conditions d’une transition énergétique et d’une amélioration de l’autonomie de la collectivité dans ce secteur, préconise un changement des habitudes de consommation et évoque entre autre la faisabilité d’une extension de la Contribution au service public de l’énergie (CSPE) à la Polynésie française. Dans l’état, ce rapport se place en harmonie avec les pistes envisagées par le plan de transition énergétiques mis en œuvre par l’ancien ministre en charge des énergies, Nuihau Laurey.

Le groupe Tahoera’a a salué, par la voix de Gilda Vaiho la "rigueur" des travaux conduits par cette commission d’enquête sous la présidence d’Antonio Perez, tout en déplorant le caractère sans effet immédiat de cet état des lieux. "Nous savons tous que c’est le gouvernement qui fixe le tarif du kilowattheure. Que c’est le président du Pays qui signe la convention avec l’EDT. Par conséquent, c’est bien au gouvernement Fritch de fixer les tarifs. Il a les manettes. Qu’attend-il ?", a accusé la représentante orange en glissant au passage qu’élus au Parlement en juin prochain, les trois candidats orange à la députation se feraient un devoir d’œuvrer en faveur d’une extension à la Polynésie française de la CSPE. "C’est une solution immédiate pour la baisse de la facture énergétique", a-t-elle martelé : "Sans baisse du tarif de l’énergie, point de croissance". Et d'ajouter : "Le Tahoera’a Huiraatira prône par conséquent le rachat de l’EDT par le Pays, nous en avons les moyens. Bouger les lignes ; faire baisser les tarifs de l’électricité à courts termes : le Tahoera’a doute que ce rapport à lui seul puisse y parvenir".

En réponse, Heremoana Maamaatuaiahutapu a rappelé jeudi que plusieurs préconisations émises par le rapport de la commission d'enquête font déjà l’objet d’une mise en œuvre, en citant l’exemple du rachat envisagé des parts d’EDT-Engie dans le capital de la SEM Transport d’énergie électrique en Polynésie (TEP).

Le ministre en charge des énergies a aussi souligné qu’à l’heure où le Tahoera’a parle de racheter l’EDT "la vente d’EDT à la Lyonnaise des eaux, c’est pas nous qui l’avons conclue avec M. Jérôme Monnot, ancien secrétaire général du RPR" et que la prolongation à deux reprises de la convention de service public pour la fourniture d’énergie à la société EDT s'était produite sous la présidence Flosse en 1990 et en 1999 pour reporter l’échéance de la concession en 2020 puis en 2030. "Le rachat de l’EDT nous conterait relativement cher, aujourd’hui : il faudrait payer les actifs de la société, mais aussi le chiffre d’affaires d’EDT jusqu’à la fin de la concession".

Rédigé par JPV le Jeudi 20 Avril 2017 à 15:52 | Lu 1477 fois






1.Posté par Anani le 21/04/2017 09:41 | Alerter
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En 1990, c'est Alexandre Léontieff qui était président, c'est à dire l'opposition à Flosse. C'est important à préciser, parce qu'il y a toujours de mauvaises langues qui disent qu'en 1990 Flosse a accordé la prolongation de la concession d'EDT en l'échange d'avantages particuliers de la part de Suez. Complètement faux, Léontieff l'a accordée, en échange d'investissements lourds d'EDT/Electra dans les îles. C'est depuis cette date que la plupart des îles ont l'électricité 24H/24, et au même prix qu'à Tahiti. Il y a aussi des choses bien qui sont faites en politique, il ne faut pas toujours y voir des magouilles, même s'il y en a trop hélas.

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