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Interdiction des sacs plastique: commerçants et industriels suspendus au décret d'application



Paris, FRANCE | AFP | samedi 23/01/2016 - Monji Ben Amar a caché des liasses de sacs en plastique sous la caisse de son épicerie parisienne pour ne pas les distribuer mais "les clients les exigent", se plaint-il, alors que leur interdiction est censée être effective depuis le 1er janvier.

"Pour une canette ou même une barre chocolatée, ils veulent un sac plastique", déplore l'épicier de quartier. L'interdiction des sacs à usage unique en caisse reste en réalité suspendue à la publication d'un décret d'application.

Certains commerçants continuent donc d'en distribuer sans risquer de sanctions, et les industriels de l'emballage sont en quête de détails pour savoir quels sacs produire.

"La filière est dans l'attente", confirme à l'AFP, Marc Madec, directeur développment durable de la Fédération nationale de la plasturgie et des composites. "En attendant le décret qui va fixer les critères techniques de l'interdiction, on est dans le flou. Quelle est par exemple, la définition du sac de caisse ?"

Aujourd'hui, si des commerçants ne distribuent plus de sacs à usage unique, comme Carrefour depuis 2007 dans ses hypermarchés ou Franprix depuis novembre, c'est uniquement de "la bonne volonté", poursuit-il, "car il manque une base légale pour les contrôles".

La loi sur la transition énergétique, promulguée en août, prévoit l'interdiction des "sacs de caisse en matières plastiques à usage unique", gratuits ou payants. Les emballages ou sacs plastique qui ne sont pas en caisse, utilisés notamment pour les fruits et les légumes en rayon, ou sur les marchés, doivent suivre au 1er janvier 2017.

Le décret sera prêt pour la fin mars, assure-t-on du côté du ministère de l'Ecologie. Des échanges sont en cours avec la Commission européenne pour définir les caractéristiques techniques de l'interdiction. Le texte fixera notamment les seuils d'épaisseur et de contenance au-dessus desquels les sacs seront autorisés.

"On attend le décret pour investir dix millions d'euros", explique à l'AFP John Persenda, PDG du groupe Sphere, l'un des plus gros fabricants de bioplastique en Europe, qui commercialise notamment auprès du grand public les films alimentaires Alfapac.

Sphere a déjà investi 45 millions d'euros, selon M. Persenda, pour concevoir des emballages biodégradables et compostables à partir de fécule de pomme de terre pour les fruits et légumes.

3.000 emplois menacés ?

"Cette mesure nous ouvre un marché d'une trentaine de milliers de tonnes", explique-t-il. "Ces emballages étaient en grande majorité importés d'Asie. Mais les Asiatiques n'ont pas la technique pour répondre aux nouvelles normes", ce qui laisse de la place pour de nouveaux acteurs. Pour lui, une course contre la montre s'engagera dès la publication du décret pour être prêt au 1er janvier 2017.

Bruno Guely, qui produit des sacs plastique avec son frère à Tullins (Isère), redoute de son côté de mettre la clef sous la porte une fois que l'interdiction sera actée.

"Cela fait quarante ans qu'on fournit en sacs des bouchers, des charcutiers, des petits commerçants... Cette loi, c'est une aberration. Nos clients ne sauront plus comment faire", pense-t-il.

"Nous faisons (aussi) des sacs bio-sourcés (à partir de matières végétales, ndlr) mais ils sont trois fois et demi plus chers (à produire) que ceux en polyéthylène", poursuit-il. Moins vendus car plus onéreux, ces sacs fabriqués à partir d'amidon ne suffiront pas pour que son entreprise survive à l'interdiction, craint-il.

Pour la Fédération de la plasturgie et des composites, 3.000 emplois sont menacés par l'interdiction. "En attendant, ce sont les sacs papier qui en profitent, car les enseignes doivent bien se fournir quelque part", remarque Marc Madec.

Une des certitudes, les nouveaux sacs, qu'ils soient en tissu, en papier ou bio-sourcés, coûteront plus chers. Un surcoût que porteront les commerçants... et les consommateurs. Monoprix a annoncé que tous les sacs distribués en caisse deviendront payants à partir du 1er février.

Rédigé par AFP le Vendredi 22 Janvier 2016 à 21:05 | Lu 479 fois







1.Posté par liberté2 le 23/01/2016 10:21 | Alerter
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Des sacs caché! c'est pas un bon exemple . Pourquoi ne les avoir tout simplement ranger dans sa réserve et dire disoléé c'est interdit . Mais bon c'est le quartier qui veux ça

2.Posté par honugirl le 23/01/2016 12:48 | Alerter
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C'est juste une question d"habitude! Avoir un petit sac pliable sur soi, par exemple. Et refuser les sacs plastique quand ils nous sont proposés. Quand le pharmacien met une boite de doliprane dans un sachet plastique: c'est non!!
Quand j'étais petite on avait des paniers pour les courses et maman avait un filet dans son sac. L'inflation des sacs plastiques est devenu absurde et dangereuse. Quant à l'entrepreneur qui a tout misé sur le plastique non recyclable, vraiment il est imprévoyant! Cela fait des années que cela se prépare...

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