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Hawaiki Nui Vaa : une étape avec les équipes de secouristes



PAPEETE, le 4 novembre 2016- Lors de la course de pirogues, des secours suivent les rameurs tout au long du parcours. Leurs interventions varient du petit bobo à la prise en charge d’athlètes déshydratés. Reportage.

Un homme en t-shirt orange prend une civière et court vers l’arrivée de la course. Ce jeudi matin, la course des femmes et des juniors vient de se terminer. Il fait très chaud et les athlètes ont ramé pendant plusieurs heures. Le secouriste arrive près du bonitier sur lequel se trouve une des rameuses. Elle ne peut presque plus bouger. Plusieurs hommes se pressent autour d’elle pour la soulever et l’installer sur la civière. Elle est transportée vers le poste médical assisté (PMA), installé depuis plusieurs heures. « En fait, dans le vaa, je suis à l’avant. C’est une des places les plus petites et du coup, je suis complètement compressée, ça me fait très mal », explique-t-elle en se tenant les hanches. Le médecin Eric Bonnieux lui donne des antidouleurs, de l’eau et lui glisse quelques mots de réconfort. Quelques minutes plus tard, la rameuse lâche un sourire, avant de repartir en boitant quelque peu. Une fois cette étape terminée, l’équipe de secouristes embarque sur un bateau. LE coup d’envoi de la deuxième étape entre Raiatea et Taha’a est donné.

Au total, six bateaux ont été mis en place tout au long du parcours. Trois disposent de médecins, d’un infirmier et de secouristes. Les autres ont infirmiers et secouristes. « Il y a des potimarara, plus petits, qui sont plus près de la course et qui peuvent intervenir plus rapidement, décrit Eric Bonnieux. Nous, sur un plus gros bateau, nous suivons la course puis, nous la quittons un peu plus tôt pour aller installer le PMA à l’arrivée. C’est là que nous prenons en charge les patients ou les évasanés. »

Depuis le début de la course, les secours sont très peu intervenus sur l’eau. Les rameurs sont allés se faire soigner une fois la course terminée. Sur la première étape, une dizaine d’interventions avaient eu lieu. Le nombre était sensiblement le même à la fin de la course des femmes et des juniors. « Nous avons eu pas mal de bobologie, des ampoules et des maux de tête. Et puis, 30 minutes après le début de la course, un de nos bateaux est intervenu pour prendre en charge une rameuse qui n’était pas bien. Elle était en détresse car elle a eu un gros coup de chaleur. Le taux d’oxygène dans le sang était assez bas. Nous l’avons perfusée par sécurité avant de l’envoyer à l’hôpital… »

Lors de la deuxième étape de la course homme, les interventions ne se sont fait qu’à terre, une fois arrivés à Taha’a. Quelques problèmes à l’épaule et un rameur malade ont été pris en charge.
A 13 heures, les secours ont remballé leur matériel avant d’aller s’installer pour la nuit.


Trois questions à Eric Bonnieux, médecin bénévole sur la Hawaiki Nui depuis 17 ans
« Un peu moins de graves interventions »

Quelle évolution avez-vous dans l’organisation des secours au fil des années ?
C’est une organisation bien huilée désormais. Nous avons toujours eu les mêmes moyens si ce n’est plus. Chaque année, c’est une nouvelle aventure avec de nouveaux secouristes car, comme nous sommes bénévoles, ce n’est pas toujours évident pour les gens d’avoir des congés.

Est-ce que les interventions ont évolué ?
Je dirais qu’il y a un peu moins de graves interventions. Il y a une meilleure prise en charge des rameurs et ces derniers sont mieux préparés à la course. Chaque année, nous faisons des réunions avec les équipes pour leur répéter les mesures d’hydratation à prendre, les bonnes habitudes alimentaires à adopter… Nous insistons aussi sur le fait qu’il ne faut qu’ils sautent à l’eau sinon il y un gros risque d’hydrocution. Nous leur indiquons aussi quels moyens utiliser pour dire qu’ils ont un problème quand ils sont en mer…

Quelle a été votre plus grosse intervention?

Il y a quelques années de cela, nous étions à l’arrivée avec le poste. Dès la fin de la course, nous avons vu une petite dizaine de rameurs arrivés, complètement déshydratés, inconscients… Il fallait les gérer eux mais aussi le reste de l’équipe et la famille qui s’inquiétait. C’était intense.





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