PARIS, 31 janvier 2012 (AFP) - Dans la dernière ligne droite de son quinquennat à Matignon, François Fillon s'impose comme une pièce maîtresse du président-candidat Nicolas Sarkozy, de la mise en oeuvre des dernières réformes au combat politique contre le favori socialiste François Hollande.
Sur un ton ironique, l'ancien chef du gouvernement Dominique de Villepin, qui manque rarement une occasion d'égratigner son successeur, a indirectement donné du crédit au poids actuel de M. Fillon.
"Cela me fait plaisir de revoir François Fillon, on ne l'a pas beaucoup vu pendant cinq ans", a raillé dimanche le candidat à la présidentielle, à propos du discours prononcé la veille par le Premier ministre au conseil national de l'UMP.
La phrase renvoie inévitablement à l'image du simple "collaborateur" des premiers temps du quinquennat, mais amène aussi à un constat: conférences de presse à Matignon, interventions à l'Assemblée, réunions publiques en province, invitations à la télévision -comme jeudi sur France 2 pour "Des paroles et des actes"-, M. Fillon est de tous les combats.
Lundi, il a assuré le "service après-vente" des mesures annoncées par le chef de l'Etat, à la conception desquelles il a été étroitement associé.
En première ligne durant le second semestre 2011 au moment des deux plans de rigueur, M. Fillon expliquait en fin d'année, en marge d'un déplacement au Brésil, goûter l'évolution de sa relation avec M. Sarkozy.
"Elle est assez nette, vous ne croyez pas? On a vraiment appris à travailler ensemble. L'expérience, ça compte... Et c'est pour ça que Nicolas Sarkozy doit être réélu", disait-il.
Mardi, recevant les parlementaires de la majorité, le chef de l'Etat a eu un mot pour son Premier ministre, qui porte les réformes "avec beaucoup de brio depuis cinq ans", a rapporté la sénatrice Chantal Jouanno.
Rassuré sur son avenir proche (avec l'investiture UMP pour les législatives à Paris), M. Fillon, qui garde une cote de popularité relativement élevée, semble vouloir jeter toutes ses forces dans la bataille.
"Il ne revendique pas une place en termes d'organigramme", explique son entourage, lui-même désormais associé à des réunions à l'Elysée. "Ce qui compte, c'est ce qu'il peut apporter, sa crédibilité."
A ce titre, M. Fillon ne manque pas de rappeler ses propos de 2007 sur "l'Etat en situation de faillite" et s'appuie sur cette image pour attaquer le PS.
"Mon adversaire, mon véritable adversaire, c'est la démagogie", a-t-il clamé de manière très personnelle, la semaine dernière lors d'une réunion UMP à Lyon.
"Le Premier ministre fait un sans-faute", estime le député des Yvelines Etienne Pinte, un proche.
Souvent critique, le député UMP de Paris Claude Goasguen admet que, "comme Jean-François Copé", le patron du parti, "il a un rôle très important à jouer". "Et je trouve qu'il s'en acquitte bien pour l'instant."
Député du Rhône, membre de la Droite populaire, Philippe Meunier se félicite que M. Fillon "tape juste". De son passage sur France 2 jeudi, avec un débat face à la première secrétaire du PS Martine Aubry, il attend "responsabilité et combat contre la démagogie socialiste".
M. Fillon sera ensuite reçu vendredi par Alain Juppé à Bordeaux.
MM. Fillon, Copé et Juppé se livrent en filigrane à une lutte d'influence dans l'optique de l'après-2012.
Et à en croire M. Pinte, le Premier ministre a marqué des points lors du débat du ministre des Affaires étrangères contre M. Hollande.
"Sa prestation n'était pas très convaincante", dit-il, osant même: "C'est une opinion personnelle, mais François Fillon a du coup gagné du crédit en termes de recours" pour la présidentielle. "Dans la vie, il faut toujours avoir plusieurs cordes à son arc", argue-t-il.
Sur un ton ironique, l'ancien chef du gouvernement Dominique de Villepin, qui manque rarement une occasion d'égratigner son successeur, a indirectement donné du crédit au poids actuel de M. Fillon.
"Cela me fait plaisir de revoir François Fillon, on ne l'a pas beaucoup vu pendant cinq ans", a raillé dimanche le candidat à la présidentielle, à propos du discours prononcé la veille par le Premier ministre au conseil national de l'UMP.
La phrase renvoie inévitablement à l'image du simple "collaborateur" des premiers temps du quinquennat, mais amène aussi à un constat: conférences de presse à Matignon, interventions à l'Assemblée, réunions publiques en province, invitations à la télévision -comme jeudi sur France 2 pour "Des paroles et des actes"-, M. Fillon est de tous les combats.
Lundi, il a assuré le "service après-vente" des mesures annoncées par le chef de l'Etat, à la conception desquelles il a été étroitement associé.
En première ligne durant le second semestre 2011 au moment des deux plans de rigueur, M. Fillon expliquait en fin d'année, en marge d'un déplacement au Brésil, goûter l'évolution de sa relation avec M. Sarkozy.
"Elle est assez nette, vous ne croyez pas? On a vraiment appris à travailler ensemble. L'expérience, ça compte... Et c'est pour ça que Nicolas Sarkozy doit être réélu", disait-il.
Mardi, recevant les parlementaires de la majorité, le chef de l'Etat a eu un mot pour son Premier ministre, qui porte les réformes "avec beaucoup de brio depuis cinq ans", a rapporté la sénatrice Chantal Jouanno.
Rassuré sur son avenir proche (avec l'investiture UMP pour les législatives à Paris), M. Fillon, qui garde une cote de popularité relativement élevée, semble vouloir jeter toutes ses forces dans la bataille.
"Il ne revendique pas une place en termes d'organigramme", explique son entourage, lui-même désormais associé à des réunions à l'Elysée. "Ce qui compte, c'est ce qu'il peut apporter, sa crédibilité."
A ce titre, M. Fillon ne manque pas de rappeler ses propos de 2007 sur "l'Etat en situation de faillite" et s'appuie sur cette image pour attaquer le PS.
"Mon adversaire, mon véritable adversaire, c'est la démagogie", a-t-il clamé de manière très personnelle, la semaine dernière lors d'une réunion UMP à Lyon.
"Le Premier ministre fait un sans-faute", estime le député des Yvelines Etienne Pinte, un proche.
Souvent critique, le député UMP de Paris Claude Goasguen admet que, "comme Jean-François Copé", le patron du parti, "il a un rôle très important à jouer". "Et je trouve qu'il s'en acquitte bien pour l'instant."
Député du Rhône, membre de la Droite populaire, Philippe Meunier se félicite que M. Fillon "tape juste". De son passage sur France 2 jeudi, avec un débat face à la première secrétaire du PS Martine Aubry, il attend "responsabilité et combat contre la démagogie socialiste".
M. Fillon sera ensuite reçu vendredi par Alain Juppé à Bordeaux.
MM. Fillon, Copé et Juppé se livrent en filigrane à une lutte d'influence dans l'optique de l'après-2012.
Et à en croire M. Pinte, le Premier ministre a marqué des points lors du débat du ministre des Affaires étrangères contre M. Hollande.
"Sa prestation n'était pas très convaincante", dit-il, osant même: "C'est une opinion personnelle, mais François Fillon a du coup gagné du crédit en termes de recours" pour la présidentielle. "Dans la vie, il faut toujours avoir plusieurs cordes à son arc", argue-t-il.







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