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Exposition « Ruahatu » du Peintre Ramana Natua à la Galerie des Tropiques



PAPEETE, le 6 octobre 2017. (COMMUNIQUE) L'Artiste-Peintre local Ramana NATUA est à l'honneur jusqu'au 18 octobre à la Galerie des Tropiques à Papeete. Le vernissage de son exposition « RUAHATU » aura lieu ce vendredi 6 octobre 2017 à partir de 18h.

« L’Education est l’arme la plus puissante que l’on puisse utiliser pour changer le monde. » Nelson Mandela (Prix Nobel de la Paix en 1993)

L’exposition « Ruahatu » du Peintre Ramana NATUA rassemble 17 grands tableaux peints majoritairement aux rouleaux, qu’il travaille depuis environ une année. Sa peinture au rouleau, originale et unique, est une technique qu’il pratique depuis 2004, après avoir exploré la peinture au couteau, auparavant. « Avec l’entrecroisement des lignes des rouleaux, cela donne comme un mouvement et une perspective, que l’on retrouve par exemple dans les peintures de va’a. » Un professeur lui avait enseigné qu’un bon peintre pouvait peindre avec n’importe quoi… Ainsi, l’un des tableaux présentés est-il peint avec un briquet. L’artiste a choisi de ne pas encadrer ses toiles et de les exposer simplement suspendues pour qu’elles puissent être roulées et exportées si nécessaire. La thématique qui présente différents Prix Nobels de la Paix, le fait aspirer à d’autres expositions éventuellement internationales.

Ces toiles doivent être vues de loin, dans leurs perspectives, et nécessitent de grands espaces pour pouvoir profiter au mieux de leurs émanations.

Trois parties seront identifiées dans les œuvres présentées le Vendredi 6 Octobre 2017, à la Galerie des Tropiques, qui font émerger la technicité de l’artiste dans sa peinture, selon ses thèmes de prédilections tels que le Va’a, la Mythologie polynésienne, et les Portraits peints.

Polynésien au plus profond de lui-même, Ramana NATUA peint ce qui lui tient à cœur. Un des thèmes récurrents de la Polynésie Française se situe dans la polémique liée à la bombe atomique, en témoigne depuis un an « Les Champignons de Paris » au théâtre, en production locale par la Compagnie du Caméléon. Le peintre abordera cette question à partir de 4 tableaux. : L’innocent disgracié, Te akaotiraga – l’Accord, Hina et la bombe atomique, Ruahatu – Le Grand Pardon… A travers les tableau Ruahatu, et Hina, l’artiste demande pardon à ces dieux créateurs polynésiens (Ruahatu, Dieu de la mer, et Hina, Déesse mère Ma’ohi) d’avoir été complices de ces essais nucléaires. Et il prendra le thème de Ruahatu comme titre à son exposition.

La seconde partie évoque les racines des ma’ohi à travers les Va’a, qui symbolisent la force des polynésiens dans leur évolution, et maîtres de la mer… 3 tableaux sont concernés par cette partie : Moteur marin sans pollution, Va’a : la Transmission, To’a Hine. Le premier présente une pirogue des temps anciens tirée par des requins. Après les vagues de ses rameurs, Ramana, le peintre, s’envole dans l’énergie de plusieurs humanistes qui ont luttés pour la libération de leur peuple, et pour une vision plus humaine, et plus partagée. Ainsi, la troisième partie abordée reprendra l’idée de divers combats humanistes à travers 8 Portraits : des Prix Nobels de la Paix, ou des personnes célèbres ayant combattu des inégalités pour des peuples, dont certains ont été assassinés (Martin Luther King, Gandhi), ou pour militer pour le droit de vivre des animaux (Brigitte Bardot).

Après ce qui peut parfois causer la colère d’un peuple (comme cette problématique de la bombe atomique), il évoque comme une recherche de solutions ou de libérations, à travers ces modèles de luttes pacifistes ou de visions spirituelles (Jean-Paul II, Dalaï Lama).

Il achève cette galerie de portraits, avec la représentation d’une Miss Tahiti, pour son rayonnement de la Polynésie sur le monde ; ainsi qu’avec le portrait de sa fille, qui ramènent les combats de chacun aux principes fondateurs de ses racines et des valeurs de la famille… Le thème de « la Bombe Atomique » fût durant de longues années un grand débat conflictuel avec sa fille, comme il peut le susciter aussi dans les familles polynésiennes. Mais ce débat a pu s’apaiser par « Les Champignons de Paris » qui permit une meilleure connaissance pour les jeunes d’aujourd’hui, de cette partie d’histoire de leurs parents.

De par son histoire personnelle d’un ta’ata Tahiti, Ramana de Mara’a a dû lutter contre ses propres colères, comme d’autres à ses côtés, qui réagissent parfois avec violences ou agressivités dans notre société d’aujourd’hui. C’est pourquoi le thème de sa future exposition va aborder, au-delà du thème de la Bombe Atomique, qui fût vécu comme une souffrance par les Polynésiens, des traits de Prix Nobels célèbres de la Paix, comme une réponse à un cheminement personnel intérieur, et pour que l’on se rappelle de ces personnes célèbres et de leurs messages et enseignement spirituel. Il présente ainsi sa vision d’artiste, en-dehors de toute politique ou mouvement social, mais exprime à sa manière, ses propres combats intérieurs. Sa vision devient Internationale et Universelle, et se réfère à des Valeurs orientées par de Grands Noms de l’Histoire des Pays et des Peuples.

« Le Peintre », Ramana de Mara’a

Ayant grandi à Mara’a, à Paea, Ramana NATUA avait eu l’habitude de décrire à son grand-père devenu aveugle, les décors de la nature. De là s’est créé son regard aiguisé aux détails de la nature et de son environnement, et très jeune, il s’est fait remarquer par ses capacités à savoir les dessiner et les reproduire. Il s’est ainsi initié à la peinture en « autodidacte, comme la plupart des artistes, » et s’est alors spécialisé dans la peinture murale, avec l’art de reproduire en grand et en vertical, un motif initial, bien avant l’heure du Festival Ono’u tel que nous le vivons aujourd’hui.

Sa formation d’artiste-peintre plus académique s’est effectuée au CCAC School (California College of Arts & Crafts) près de l’Université de Berkley en Californie, en 1978. Puis il a démarré son activité professionnelle, dans les expositions bi-annuelles de poterie de Peter Owen, en gravant et décorant ses poteries. Sa première exposition de toiles en tant qu’artiste peintre, s’est faite en 1981 à l’Hôtel Maeva Beach. Il a participé plus tard à plusieurs expositions de groupes, et la dernière date de 2006.

Ramana l’artisan-artiste-peintre, n’a jamais arrêté de peintre, et répondait à diverses demandes de particuliers ou d’entreprises pour peindre des fresques chez eux, ou en extérieurs. Ses thèmes privilégiés de fresques sont figuratifs, liés à la nature (cascade, rivière, grottes, forêts, paysages marins, poissons, chevaux, animaux…) ou à des activités sportives (tennis, rame, pêche…). Il a peint trois fresques en Espagne (chevaux au galop), mais aussi aux Etats-Unis (Californie et Utah), et en Polynésie.

Les fresques de Ramana NATUA font partie de l’Univers Polynésien, sans nécessairement que les gens sachent qui en était l’auteur. A l’Etat-civil de Papeete, on retrouve une famille de Otaha (frégates), entre la naissance, l’union et la mort, dont il avait gagné le concours en 1990, pour le centième anniversaire de la Mairie. Deux décors de Nautisport ont été faits par lui, avec un chasseur sous-marin et un napoléon. Un grand espadon et une cascade à Décobain. Une atmosphère de rivière et forêt tahitienne à Pirae, le vaa de Total, l’imprimerie tahitienne… dont certains sont déjà effacés. Au delà de Tahiti, ses fresques décorent Huahine, et les atolls de Fakarava (28 murs) et Rangiroa…

Son activité artistique s’est développée par ailleurs dans des visages à la sanguine ou portraits peints, à la demande, dont quelques personnalités connues. Dans ses pérégrinations, il a peint aux Etats-Unis des portraits au couteau de numéros un mondiaux au Tennis, dans l’effort (André Agassi, Jim Courier, Stefan Edberg…) en 1996.






Rédigé par Galerie des Tropiques le Vendredi 6 Octobre 2017 à 11:53 | Lu 1177 fois





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