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Edito du MEDEF : SOS Tourisme




Edito du MEDEF : SOS Tourisme
Si le Tourisme au sens large est bien décrété d’intérêt général prioritaire, où du moins ce que nous avions cru comprendre au fil du temps, de la part des différents gouvernements, nous devrions constater aujourd’hui un engagement sans faille du Pays à concentrer tous ses efforts au seul but de se donner les moyens de cette ambition.
En matière de tourisme, comme dans bien d'autres domaines, il n'y a pas un outre-mer mais des outre-mer, celui de la Polynésie française ne pourra se dessiner qu’au travers de ses acteurs professionnels et de ses décideurs institutionnels.
Ces acteurs locaux doivent donc définir, écrire et mettre en place cette stratégie touristique. Celle-ci doit associer l'ensemble des acteurs, des collectivités territoriales aux hôteliers, en passant par les compagnies aériennes, les services de l'État ou encore les tour-opérateurs.
Il est donc indispensable que l'ensemble de ceux-ci prenne conscience de l'existence d'une filière touristique, dans une optique de « tourisme intégré » et s’intéresse à chacune de ses composantes comme par exemple le transport aérien car, de ce coté là, les nuages noirs semblent s’amonceler lourdement.
Pour rappel, et le rapport de Madame A.BOLLIET l’avait déjà souligné, notre compagnie locale internationale a un rendez-vous urgent avec l’article L225-248 du code de commerce, conformément à la délibération prise lors de son assemblée générale de 2009, à savoir reconstituer ses fonds propres.
De l’autre côté, nous observons également que notre transport aérien domestique commence aussi à rentrer dans des difficultés d’équilibres financiers, sources de tourmentes pour l’avenir de ses fréquences.
Or le tourisme reste bien un axe du développement de la Polynésie française et représente quand même 14% du PIB marchand.
Ce secteur, après de nombreux efforts budgétaires consentis par le Pays dans l’aide à l’investissement de ce parc hôtelier, permet à deux mille entreprises et 13 000 salariés d’y vivre au travers des secteurs du transport, de l’hôtellerie et de la restauration.
Il est donc grand temps que le Pays apprécie l’urgence de la situation et prenne les décisions adéquates si nous ne voulons pas voir s’écrouler tout un pan de notre économie considéré encore comme la première ressource propre du pays, après tant d’efforts, d’aides et d’investissements, et dont les effets systémiques seraient incommensurables. L’urgence serait de désigner un Ministre du Tourisme à plein temps et de "dépolitiser" Air Tahiti Nui pour lui offrir des perspectives de solutions, si cela est encore possible. A ce titre, le Pays devra accepter d’en perdre le contrôle puisque de toute façon aucune possibilité d’intervention lui est aujourd’hui juridiquement permise, et ce par une vraie privatisation en faveur d’un opérateur aérien international ou d'investisseurs privés. Il serait en effet illusoire de croire que des privés injecteraient de l'argent frais sans assumer la gouvernance d'une affaire dans laquelle ils ont mis leur argent.
De telles décisions seraient, déjà en soit, des actes courageux et responsables.
Le scénario des Antilles françaises est là sous nos yeux. Elles accueillaient, à la fin des années 1990, près d'un million de touristes et, aujourd’hui, péniblement 600 000, suite à la crise de leur transport aérien commencée avec l’arrêt de la compagnie aérienne Air Lib et de l'impact dévastateur de leurs longues crises sociales.
En dix ans, le parc hôtelier antillais a « fondu » de moitié. Devons-nous forcément prendre la suite et sommes-nous toujours conscients des enjeux pour nos enfants et notre jeunesse ?

"Les sites les plus beaux ne sont que ce que nous en faisons". (Honoré de Balzac)

Rédigé par Edito du MEDEF le Lundi 21 Novembre 2011 à 08:57 | Lu 343 fois


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Commentaires

1.Posté par Actarus le 23/11/2011 08:49 | Alerter
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Nos politiciens ont démontré qu'ils n'en ont rien à faire du tourisme. Autrement ça se saurait et surtout ça se verrait !
Investir des milliards en faveur du GIE TT et d'ATN est une chose, mener une véritable politique de developpment du tourisme en est une autre. Pour developper une telle industrie il faut les deux. Un programme qu'intégre l'effort de tous dans un processus transversal ayant chacun des objectifs précis à atteindre. 150.000 touristes par an est un costat d'echec dont on peut avoir honte.

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